Développement durable

L’Assemblée Générale des Nations Unies a adopté en juillet dernier une résolution reconnaissant l’accès à l’eau potable et à l’assainissement comme un droit humain.

884 millions de personnes n’ont pas accès à une eau potable salubre et 2,6 milliards d’hommes et de femmes n’ont pas les services de base d’un assainissement.

Mais cette résolution va certainement questionner ici aussi. Le droit à l’eau va immanquablement amener à se poser la question du lien entre accessibilité et coût. Car au-delà du droit à l’eau, d’autres droits se profilent : le droit à la vie, le droit à la santé, le droit à la nourriture et à un logement décent.

Droit nouveau, dépenses nouvelles, qui va payer ?

Dans les pays en voie de développement qui va payer ou qui va être mis à contribution ?

Et ici, quelle va être la priorité accordée à une facture d’eau impayée ?

La tarification sociale et progressive est un élément de réponse à ce droit à l’eau. Le fait que de nouvelles collectivités mettent en place ce genre de politique est une excellente nouvelle. Déterminer quel est le besoin en eau pour tout être humain et imaginer une politique qui permette de le fournir à chacun sera un progrès majeur de et pour l’humanité.

Les choses bougent. La semaine passée, je recevais à l’ARPE, la commune de Six-Fours dans le Var qui a instauré une rupture à partir de 50 m3, et qui a également mis au point un système de relevé des compteurs qui se déroule en deux temps pour encadrer la période estivale et traite ainsi le cas particulier des résidences secondaires.

La semaine passée, c’est la communauté d’agglomération d’Annecy qui a évoqué le sujet en conseil communautaire et qui va lancer une étude sur le sujet.

ET hier, on m’a transmis le lien vers le site de la ville de Libourne qui a également instauré ce système de taxation de l’eau.

Quand nous avons mis en place en 2006 la première étape de ce qui allait devenir une tarification sociale et progressive de l’eau, nous avions indiqué la justesse d’une telle décision :

-       les foyers modestes paieront moins cher et ce sera une mesure socialement juste,

-       le budget communal dédié à la gestion restera le même, le modèle est donc économiquement viable.

-       Ce sont les gros consommateurs et qui se trouvent être aussi les plus gros revenus qui sont amenés à mettre en place des dispositifs de récupération d’eau, c’est donc environnementalement efficace.

rhino Y a-t-il un rapport entre grand braconnage et mondialisation ?

A la lecture d’un article  de « Courrier International » ahurissant sur les moyens de sauvegarde utilisés ou expérimentés par des gardes forestiers excédés par le braconnage des rhinocéros, j’ai découvert les moyens mis en œuvre pour capturer les fameuses cornes –faussement - aphrodisiaques de ces malheureux animaux.

Rien ne manque, jugez plutôt : hélicoptères, drogues vétérinaires, appareils à vision nocturne, gilet pare-balles (c’est pour protéger des balles des gardes forestiers car j’imagine que les rhinocéros, eux, ne sont pas armés).

Par cet article, j’ai également appris que ces cornes étaient utilisées par les asiatiques en manque de Viagra exotique, mais plus encore par des familles yéménites en guise de fourreau phallique pour leurs épées.

C’est là que je me suis posé encore et toujours cette même question de la loi de l‘offre et du marché. Cette phrase si souvent employée est tellement incomplète. La véritable phrase est la suivante : « le marché s’équilibre entre une offre et une demande solvable ». C’est à cause de ce dernier mot que nous sommes à gauche contre la seule loi du marché. Car la demande solvable vient de celui qui possède assez d’argent pour satisfaire son besoin ou son envie.

Et c’est l’ultra-solvabilité d’une demande qui crée une offre nouvelle ou maintien une offre illégale. C’est typiquement le cas de la corne de rhinocéros. Un acheteur qui est prêt à payer le prix d’une envie de fourreau phallique en corne de rhino est donc capable de générer cette offre, elle même capable de mobiliser hélicoptère, appareils à vision nocturne, etc.

Pour tout cela il n’existe qu’une seule procédure : une règle, et les moyens de la faire appliquer. La règle existe : l’interdiction de la chasse au rhinocéros (notez bien que on n’y arrive pas toujours : le Japon et la pêche baleinière), le moyens eux sont aux abonnés absents, laissant à des pays aux moyens très limités le soin de faire la chasse aux chasseurs.

Au fait, savez-vous quel est le moyen trouvé par les gardes pour contrecarrer le négoce de la corne aphrodisiaque ? Enduire les cornés d’arsenic ! Ca ne produit aucune nuisance pour l’animal, pour les fourreaux sculptés, cela ne change pas grand chose, mais pour les asiatiques en mal de sensation, je vous laisse devinez !

Lu dans "Le Monde", les recettes du deuxième trimestre 2010 de BP seront de l'ordre de l'ordre de 75 Mds de dollars (Mds, lire millards !). Ce n'est pas tout, ce chiffre est calculé avec une provision d'environ 30 Mds de dollars de dévalorisation due à la marée noire, et aux 20 Mds de dollars que réclame l'administration Obama au pétrolier.

Les boursiers recommanderaient donc cette société aux candidats investisseurs.

Tout va vraiment bien ! Passée la première seconde où l'on se prend toujours à rêver de consommateurs se lançant dans une opération de boycott généralisée sur les poduits de la société en question, on retombe vite sur la réalité de tous les jours. Quand le quidam de base que nous sommes tous fait son plein, on ne sait pas à qui on achète le baril de pétrole. Et puis BP est-il tellement moins honorable que EXXON ou TOTAL ?

De plus, se limiter à ne plus faire le plein dans les stations BP, serait vaine initiative, car, non seulement la société vient de vendre son réseau de stations pour se "faire du cash", mais les produits pétroliers se retrouvent dans tellement de dérivés que l'on ne sait pas quelle quantité de pétrole on achète dans quels produits !

Non, il nous faut organiser une production différente, avec un modèle économique différent. Nous ne mettons pas assez en avant le modèle coopératif, nous n'en faisons pas assez la promotion.

Le pétrole, comme l'eau, comme les matériaux sont le bien commun de l'humanité. Nous devrions imaginer comment en penser une utilisation, entre les hommes, entre les continents qui soit plus collective, plus partagée. La concession de NOS richesses à quelques uns ne sont pas un bon calcul.

Alors si vous avez de l'argent à placer, regarder du côté de l'IES, du Crédit Coopératif, ou directement d'une coopérative à côté de chez vous.

Le thème de mon intervention demain à Dunkerque: la participation en tant qu'anticipation au changement. Originaire d'une commune où l'urbanisation non contrôlée était le principal moteur de la pression foncière, je vais défendre l'idée que la participation de la population est la meilleure stratégie pour l'associer à un changement qu'elle ne souhaite pas forcément quelle n'imagine pas, qu'elle redoute souvent sans raisons, ou pire encore "catastrophise" l'arrivée de nouveaux habitants, forcément parés de tous les défauts. A l'échange, on se rend compte que les logements sociaux sont demandés par les enfants de la commune, que la densité permet la création de commerces de proximité, et que la croissance démographique permet la création de services publics nouveaux. L'objectif de la participation pour une collectivité consiste à apprendre avec la population ce que l'ensemble souhaite pour projet

Par mi les exemples du détricotage du Grenelle II, la disparition de l'obligation faite aux communautés de communes ou d'agglomération de penser un PLU intercommunal à l'échelle de leur territoire.

Il s'agit là, à première vue, d'une mesure pour spécialistes. Mais dans les faits, il aurait été bel et bien question de l'amélioration sensible de la vie de tous les jours de nos concitoyens.

Aujourd'hui, penser la ville, penser l'urbanisation c'est rarement penser communal. Les déplacements, les lieux de travail, les lieux de formations, de culture ne sont pas liés à une limite communale. L'obligation de penser les déplacements, le logement social, la formation, les implantations commerciales, les implantations culturelles n'ont de sens que pris dans une échelle plus large.

Certes le SCOT est une première étape. Mais que de frilosités de la part de nos députés UMP alors que la plupart des acteurs des territoires sont -non seulement prêts - mais demandeurs de ce genre de mesures.

Chez nous ici, nous connaissons le même genre de questionnements. Les élus de l'agglomération ont pour bon nombre d'entre eux du mal à imaginer un territoire qui soit plus en relation avec le nord du département. Pour l'albigeois, ne pas travailler avec le carmausin est une erreur. Aujourd'hui, pour qu'une agglomération pèse dans le paysage économique du pays elle doit dépasser le seuil des 100.000 habitants. Mais plus que le phénomène de seuil à atteindre, c'est la logique de territoires qui ont une histoire et une économie si imbriquées l'une à l'autre que l'on imagine mal un développement dissocié. Là encore, tous les acteurs économiques que nous avons rencontré dans le cadre de l'élaboration du SCOT nous ont dit le caractère non pertinent de notre périmètre. Qu'à cela ne tienne pour les élus albigeois, c'est un casus belli que de se rapprocher des deux communautés de communes du nord du département, idem pour la communauté de Valence qui pousse pourtant ses porte jusqu'à St-Grégoire aux portes de l'albigeois.

Et là aussi, on voit bien que l'idée même d'un PLU d'agglomération n'est pas à l'ordre du jour, alors que c'est déjà le cas dans la communauté de communes des Monts d'Alban et que l'idée fait son chemin dans le Réalmontais.

Détricoter le Grenelle, ce n'est pas qu'une affaire parisienne. Ici comme ailleurs, les conservatismes ne poussent pas à une mise en avant d'un territoire novateur et dynamique. Vient ensuite le temps de la communication qui consiste à faire savoir que l'on a réussi à faire ce qui était le minimum imposé parla loi... et un peu au dernier moment

Petit à petit ce sont 4 grandes surfaces alimentaires de l'albigeois qui ont pris l'habitude d'ouvrir le dimanche matin. Jusqu'où ce mouvement va-t-il s'étendre ?

Je comprends que nombre de (petits) commerces, de commerces de proximité nécessitent une ouverture le dimanche, que ceux-ci font typiquement partie du lien social dominical. En revanche, je ne vois pas très bien l'intérêt d'ouvrir de grandes surfaces alimentaires. Je ne suis pas persuadé que les achats du dimanche viennent en sus du chiffre d'affaires de la semaine, les consommateurs n'ont pas un pouvoir d'achat extensible et l'on ne reprend pas deux fois ce qui est acheté ce jour là plus qu'un autre.

Poussons le raisonnement un peu plus loin : et si tout le monde travaillait le dimanche !? A la fin des fins qui serait là pour consommer ? Les mêmes que tous les jours de la semaine ! Le travail "généralisé" du dimanche, c'est tout à la fois une régression sociale  et une régression sociétale ! Un salarié qui travaille le dimanche matin, c'est un bénévole de moins dans une association. C'est le défaut d'encadrement d'un enfant qui se retrouve seul pour finir ses devoirs. C'est aussi un lieu de discorde entre personnes humbles : ceux qui seraient vaillants et qui, après s'être levés tôt, se lèvent le dimanche, et ceux, les autres, fainéants invétérés, qui ne se lèveraient pas et ne travailleraient donc pas le dimanche matin.

C'est encore une fois, une stigmatisation de "l'autre", du nuisible, de celui qui profite, que l'on retrouve devant cette idée saugrenue de vouloir faire travailler encore et encore, de plus en plus de monde le dimanche. D'autant plus que la France qui travaille le dimanche existe déjà et cela concerne beaucoup de professions, beaucoup de salariés. Il y a tout le petit commerce, composé de chefs d'entreprises fort éloignés du CAC 40, il y a le secteur médical et paramédical, la restauration, le tourisme, une bonne partie du monde agricole, les personnels de secours...

Le travail du dimanche est souvent présenté comme une manière de gagner plus pour les salariés. Je ne le nie pas, cela permet de mieux être rétribué, même si les évolutions des règles du travail permettent de rémunérer de moins en moins les personnels du dimanche et jours fériés. Mais cela n'a de sens que si le choix est libre pour le salarié. Hors, nous savons que dans une négociation entre employeur et employé le rapport de force est toujours en faveur du premier.

Il faut dénoncer la généralisation du travail du dimanche. Elle fonctionne comme une boule de neige : au fur et à mesure que d'autres commerces ouvrent, ils entraînent ceux qui souhaitaient résister au mouvement et imposent ici du travail à des salariés qui ne demandaient rien.

 biomasse est une ressource énergétique très ancienne par le biais de la combustion du bois depuis la nuit des temps. Aujourd’hui, elle à l’origine de nombreuses pistes innovantes.

La méthanisation est un procédé connu depuis près d’un siècle. De plus en plus de collectivités l’utilisent pour récupérer le méthane des stations d’épurations ou des centres d’enfouissements des déchets. Le Tarn n’est d’ailleurs pas en reste sur cette question.

La question des biocarburants ou agro carburants est quant à elle plus problématique. Les premières générations permettant de produire ce genre de carburants mettent en concurrence les territoires agricoles avec deux utilisations possibles : la nourriture ou l’énergie.

Une telle compétition n’est pas acceptable : l’énergie des riches l’emporterait de façon certaine sur la nourriture des pauvres.

En revanche, des biocarburants de troisième génération pourraient voir le jour à partir des déchets ménagers, agricoles ou industriels. Il s’agit là d’une filière très prometteuse :

-       elle n’entre en concurrence avec aucune autre utilisation des produits en question,

-       elle résout la difficile question de l’alimentation,

-       elle permet également de résorber les émanations de méthane dans l’atmosphère, qui est l’autre gaz à effets de serre que l’on omet souvent de citer.

Je ne peux m’empêcher de faire un lien avec la crise laitière. Une installation de méthanisation dans une exploitation laitière générerait pratiquement autant de méthane qu’une décharge. Un agriculteur, à plus forte raison par temps de crise, ne peut investir dans une telle installation. Il me semblerait pertinent d’imaginer comment la collectivité peut co-investir dans le monde agricole pour que cette ressource soit un revenu supplémentaire pour ce secteur qui connaît tant de difficultés.

L’habitat est une des sources principales d’émission de CO2, de consommation d’énergie. L’évolution du nombre de m2 par habitant pousse toutes les collectivités à autoriser des permis de construire supplémentaires pour pouvoir héberger leur population.

Nombre de collectivités mettent en œuvre des projets d’éco quartier, d’éco lotissement ou d’éco hameaux.

Soucieux dès l’origine de générer une moindre consommation de l’espace, de bâtir en respectant la nature, les ressources, nous avons opté pour une formule d’éco quartier. Celui-ci se développera sur 22 ha et comptera l’équivalent de 37 à 38 logements par ha.

 

Les premiers éco quartiers qui ont vu le jour principalement dans le Nord de l’Europe avaient pour préoccupation principale d’économiser l’énergie. Aujourd’hui, une approche globale paraît plus pertinente.

Tout d’abord, un éco quartier est un travail d’urbaniste qui va permettre de juxtaposer plusieurs types de mixités : 

  • Sociale, en mixant propriétaires, locataires, locataires sociaux.
  • Des fonctions, en mettant à disposition des espaces  pour travailler et d’autres pour pouvoir se loger.
  • Des espaces, avec des espaces publics, des espaces verts et des espaces privatifs harmonieux entre eux.

Dans notre ZAC, ce sont 27% d’espaces publics ou espaces verts, ce sont 28% de logements sociaux, et près de 20% de la surface bâtie qui sera dédiée à l’économie.

 

Viennent ensuite les questions liées aux ressources. Dans un éco quartier, il faut consommer le moins possible d’énergie, de matériaux, d’eau…

Dans notre cahier des charges, nous demandons avant le permis de construire : 

  • une étude énergétique prouvant une consommation inférieure à 50 kwh/m2/an,
  • la mise en place d’une cuve dont la capacité est de 40 m3 par m2 construit,
  • des matériaux recyclables ou certifiés…

 

Avec un cahier des charges précis sur les conditions de constructions de l’habitat, le danger est grand de réserver l’accession à la propriété aux seuls foyers fortunés. Une part de l’accession doit être réservée à des constructions proposées à des prix modérés.

Dans le cadre d’une association de futurs propriétaires, nous avons mandaté un architecte qui a pour mission de fournir des maisons dont le coût total (construction + terrain) n’excède pas 150 K€ pour un T5, 130 K€ pour un T4 et si possible 120K€ pour un T3.

 

En créant un éco quartier, il faut éviter de créer un îlot dans la ville. L’ensemble de la collectivité doit évoluer dans ses pratiques et tous les citoyens auront accès aux services que l’on est en droit d’attendre en ce début de 21° siècle.

Dans notre collectivité la cadence des transports en commun a été intensifiée uniformément dans l’urbanisation actuelle, mais aussi dans le futur éco quartier. Le mobilier urbain retenu pour le projet est mis en place au fur et à mesure dans la partie ancienne. L’herbier communal va concerner l’ensemble du territoire,…

 

Il faut qu’une procédure d’éco quartier, d’éco lotissement, d’éco hameau soit possible partout.

Les opérations recensées à ce jour sont souvent fortement subventionnées par les collectivités. La proportion de ce financement peut aller jusqu’à 40% de l’opération. Cet apport financier est, en soi, contradictoire avec le paragraphe précédent. Il s’agit de sommes retranchées aux autres quartiers. Mais surtout, cela cantonne ce genre d’opérations aux seules collectivités ayant les moyens de subventionner.

Notre ZAC, année après année, propose un budget à l’équilibre ou avec une participation ne pouvant pas dépasser 5% du budget global.


 

Depuis plus de 8 ans, nous mettons en place dans une commune de 1600 habitants une politique de développement durable qui lie les caractéristiques environnementales et sociales.
Notre base de raisonnement est la suivante : comment une collectivité peut alléger les charges incompressibles des foyers aux revenus les plus modestes ?
Les champs d’action de cette réflexion portent sur les besoins suivants : les déplacements, l’énergie, la nourriture, la formation, le logement, l’eau.
Dans notre agenda 21, un point d’honneur a été mis au caractère transférable de chaque action. 
Pour illustrer cette politique, je reprendrai ici, ce que nous avons fait sur la part communale de la tarification de l’eau.
Avec les systèmes d’abonnements et de tarification au m3classiques, les consommateurs les plus modestes paient l’eau plus chère que les plus aisés. Sur un même réseau, le prix total de la facture, ramené au m3peut être jusqu’à trois ou quatre fois plus cher pour les plus économes de la ressource. Une aberration !
Suite à ce constat, nous avons fait l’analyse suivante :
- pas de lien étroit entre quantité d’eau consommée et nombre de personnes dans un foyer.
- Corrélation entre le niveau de revenus et la consommation : plus ceux-ci sont élevés, plus les consommations sont importantes.
Pour rendre le système plus équitable, nous avons renversé le mode de tarification en supprimant l’abonnement et en mettant en place une tarification progressive de la taxe d’assainissement, seule partie de la facture d’eau sur laquelle nous avons la main.
Sur une même facture, l’eau est un produit qui peut être à la fois un besoin, et selon son utilisation peut se trouver être une produit de confort ou de luxe.
L’idée repose sur un droit à l’eau pour tous les foyers.
De façon concrète, les 30 premiers m3 ne sont pas taxés pour tous les usagers. Chaque usager à droit « gratuitement » à 30 m3 (pour la part communale). Ensuite le tarif évolue progressivement par tranche : de 30 à 60 m3, de 60 à 100 m3, de 100 à 150 m3, de 150 à 200 m3, et au-delà de 200 m3. En résumé, plus on consomme, plus le m3 est cher.
Le budget communal de l’assainissement est économiquement équilibré, donc viable. La mesure incite chaque foyer à économiser la ressource donc écologiquement efficace. Plus de 70% des foyers ont vu leur facture d’eau diminuer. Ces 70% correspondent aux ménages les plus modestes, donc socialement juste.
En comprenant le besoin, en associant la population, les usagers, nous avons mis au point un ensemble d’actions évolutives (ramassage scolaire à pied, plan cyclable, fournitures scolaires, mise en place de jardins familiaux, AMAP, éco-école…)
En fournissant une réponse publique, les élus proposent un système économique local très régulé qui implique le citoyen, en le prenant en considération.

 

2012: L'année du Changement

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La Première Circonscription du Tarn

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04-06 : Réunion publique à Puygouzon à 20 h 30
06-06 : Réunion Publique à Castres, salle du restaurant, parc des expositions à 20 h 30

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G. Poujade: Vidéos

Présidentielles et Législatives 2012

Alors, où en sommes-nous maintenant? On nous dit que plus rien n'est possible. On nous dit qu'on ne peut rien faire face à la dette, face aux marchés financiers, face au reste du monde. On nous dit que nos enfants auront une vie moins facile que leurs parents. On nous dit qu'on n'a plus d'autre choix que subir.

Alors que c'est justement pour toutes ces raisons que c'est maintenant qu'il faut agir. C'est maintenant qu'il faut faire les bons choix, c'est maintenant qu'il faut reprendre confiance en nous, c'est maintenant qu'il faut se donner toutes les chances de réussir, c'est maintenant que nous avons une chance à saisir.

François Hollande

 

 

 
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