Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Pourquoi je n'ai pas voté la délibération concernant les tarifs de cession du foncier de la ZA Rieumas à Marssac ?

Il y a deux semaines, je participais à l'AG de la FRTP. J'ai, comme toutes les personnes présentes, entendu les 2.700 pertes de postes dans la profession, et j'ai indiqué pourquoi il fallait revoir l'urbanisme et reprendre les traditionnels lotissements pour penser différemment la construction et surtout l'aménagement.

Il y a 6 mois, j'ai assisté à une présentation de l'agence d'urbanisme (AUAT). A cette occasion, un état des lieux a été fait des zones industrielles de plus de 30 ha (si ma mémoire est bonne) ayant des terrains disponibles. Le stock représenterait sur l'agglomération toulousaine l'équivalent de 25 ans de consommation de terrain, et plus de 50 ans pour le reste de la Région.

Un élu faisant remarquer que la plupart des intercommunalités mettaient en vente des surfaces bien plus petites, ce qui augmentait bien plus encore ce stock.

On est bien là dans l'impasse du raisonnement économique à la petite semaine des zones industrielles.

Bien sûr il faut fournir de la capacité de développement aux entreprises, bien sûr il faut accompagner la croissance de celles-ci. Mais il y a une contrepartie moins visible mais bien réelle. Dans l'agglomération toulousaine, le croissance démographie et urbaine permet de ne pas générer de friches industrielles. Mais dans le reste de la région, c'est tout le contraire.

Chaque fois que l'on met une surface nouvelle, le long d'une autoroute, aux abords d'un échangeur, on appauvrit les zones industrielles plus anciennes. Il n'existe pas de politique de rénovation et d'entretien des espaces industriels. Il est très intéressant de faire un passage dans nos anciens espaces d'industrialisation. Certaines rues sont vides à 80%. Des locaux abandonnés, des sites en déshérence. Mais pour les entreprises qui sont toujours là, il s'agit d'un environnement de travail délabré, un aspect commercial peu attirant.

Du point de vue social, quel manque de prise en compte des entrepreneurs et des salariés qui y travaillent toujours !

Du point de vue environnemental, une telle politique consiste à toujours consommer plus de territoire et toujours parmi les terres les plus intéressantes.

Et du point de vue économique - et je repense à l'AG de la FRTP et les à-coups que subit la profession - un entretien correspond à une dépense constante et régulière. Créer une zone, c'est faire un coup, une fois. Quand les financements publics disparaissent, les coups n'existent plus, les licenciements sont par milliers.

Donc nous présentons une zone industrielle toute neuve, proche d'un échangeur, contre l'autoroute avec des parcelles déjà découpées entrainant par nature une surconsommation supplémentaire car passées les premiers acheteurs qui choisissent la parcelle qui leur correspond, pour tous les autres il faut acheter plus de terrains, dont voit bien avec le temps qu'il ne sont jamais bien utilisé. Cela donne une friche industrielle liée avec un bout de fiche agricole.

Comment se fait-il que ceci ne soit pas un débat ? C'est très étrange. Enfin pas si sûr...

Dans le même conseil communautaire, nous avons voté les commissions de la communauté d'agglomération... Il n'y a pas de commission économie. Pas si étrange, donc.

Partager cet article

Repost 0