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source : site REPORTERRE
source : site REPORTERRE

Et si on arrêtait de penser l’agriculture comme un secteur qui perd de l’emploi, perd des actifs ? Et si, au contraire, on imaginait l’agriculture comme la solution au retour à un type de « plein emploi » ?

Si vous avez 1 m2 de balcon susceptible de prendre un peu le soleil, comment se fait-il que vous n’ayez pas un pied de thym, de romarin et quelques fraisiers ?

Si vous avez 10 m2 de pelouse que vous pouviez reconvertir, vous avez la place pour des tomates, des pommes de terre, des radis, des fèves… Qu’attendez-vous

Si vous avez une parcelle attenante à votre maison de 100 m2, vous avez la taille d’un vrai jardin, un vrai début de revenus. Sans être dès le départ un professionnel de la permaculture, il est bon de regarder l’expérience menée à la ferme du Bec Hellouin. Sur 1.000 m2, bio bien sûr, travaillé sans machines, ces spécialistes ont « sorti » un chiffre d’affaire de plus 30.000 €. En ramenant à notre jardin de 100 m2, c’est de 3.000 € par an, soit 250€ par mois net d’impôts !

Ils sont d’autant plus nets d’impôts si les produits du jardin sont consommés par le foyer qui les cultive. Cette somme correspond approximativement aux courses alimentaires (hors viande) d’une famille de 3 personnes sur le mois. Aujourd’hui, la majorité des maisons qui disposent d’une telle surface n’on plus de potager. Quel dommage de passer à côté d’une telle ressource disponible ! Sans compter les effets bénéfiques sur la santé qu’apporte une activité physique. Sans compter non plus qu’avec 2 poules vous avez les œufs pour votre consommation et que vous diminuer très sensiblement le poids de vos ordures ménagères.

Avec 1.000 m2 donc, on pourrait viser un CA de 30.000 € et un « revenu » de 14.000 €. Certes, le premier venu, la première saison ne va pas tirer un tel produit. De plus, si produire est une chose, commercialiser en est une autre. Cela donne néanmoins à réfléchir. Le site REPORTERRE a fait un calcul par simple règle de 3 sur le nombre d’agriculteurs bios que l’on pourrait installer. Si l’arithmétique est toujours trompeuse car nos concitoyens n’attendent pas de se mettre en ordre de marche pour redevenir agriculteur, elle est instructive car elle donne à penser. Comment se fait-il que l’engouement existant pour les jardins partagés ne soit pas 10 fois plus important que ce qu’il n’est aujourd’hui au vu de la situation d’extrême pauvreté de 14% de notre population ?

A mon tour de faire de l’arithmétique et de soumettre ces chiffres à la réflexion. Si nous organisions la mise à disposition de 100 m2 par personne en dessous du seuil de pauvreté soit environ 8 millions de personnes, il suffirait de 80.000 ha sur tout le territoire national pour nourrir ces personnes. Nous, collectivités, nous disposons de plus de 80.000 ha. Tout est disponible immédiatement.

Enfin pour tous ceux qui critique le bio parce qu’il ne serait l’apanage des bobos, le bio deviendrait la nourriture de qualité de tous, y compris et surtout des plus modestes d’entre nous.

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