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Les élections : un petit côté France Angleterre de rugby.

Il y a 2 semaines la France perdait à Twickenham face à l’Angleterre le match de clôture du tournoi des 6 nations : 55 à 35. On avait perdu mais c’était bien ! Chacun trouvait son motif de satisfaction : on n’avait jamais marqué autant d’essai en Angleterre, plus en un seul match que dans les 4 précédents. Il a fallu que le lendemain. Bernard Laporte a sifflé la fin du matche le lendemain précisant que la France avait pris 55 points, ce qui ne lui était jamais arrivé dans le tournoi depuis le rugby professionnel.

Dimanche dernier, à l’issue du second tour, à gauche, nous étions un peu dans cet état d’esprit : nous avions moins perdu que prévu. Sans parler d’effervescence, j’ai trouvé décalé ce côté « ce n’est pas si mal ».

Nous avons perdu beaucoup d’électeurs. A nous de travailler pour savoir les raisons pour lesquelles nous les avons perdus. Incontestablement le décalage entre ce que nous faisons au niveau national et le discours officiel joue un grand rôle. Ensuite, il est tout aussi important d’analyser comment nous avons « quand même » gagné. Dimanche matin, le département du Gard, par exemple, était donné comme étant un de ceux qui pouvaient basculer à l’extrême droite. Dimanche soir, il n’y avait que 2 binômes FN élus sur 25 cantons. D’où vient un tel décalage ?

En fait, décalage, il n’y a pas beaucoup. Si l’on prend les 11 cantons que le FN perd avec le plus faible écart, il y a moins de 8.500 vois d’écarts, au total. C’est très peu dans un département de plus de 700.000 habitants. En clair, les élus FN n’ont pu rentrer au Conseil départemental, mais ils étaient au seuil.

Le discours de l’extrême droite n’a qu’une dimension nationale, déclinée à l’infini quelle que soit l’échelle de l’élection. Notre erreur permanente consiste à demeurer sur ce champ national. Le FN ne doit plus être le centre de l’argumentaire politique. D’abord parce que les électeurs ne souhaitent pas cela, et plus encore, je trouve que cette mise au centre du discours frontiste est contre productive et pousse d’autres électeurs à faire ce choix.

A chaque élection, le bon discours est celui qui traite des compétences de la collectivité pour laquelle on se présente. Et quel que soit le niveau où l’on intervient politiquement, nous devrions rester sur ce seul champ de compétence. Vouloir commenter la politique nationale dans une élection locale est une erreur. Cela entraine une confusion et génère des objections sans aucune relation avec l’objet de l’élection.

Tag(s) : #Midi-Pyrénées

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