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J’ai décidé de quitter le parti socialiste. Je ne postulerai pas à l’appel à candidature interne dans le cadre des prochaines élections régionales.

L’écart est, selon moi, devenu trop grand entre les valeurs que porte cette formation politique, ce que dit ce parti quand il est dans l’opposition, dans ses congrès, et ce qu’il fait une fois qu’il est au pouvoir.

J’ai été élu en tentant de toujours écouter la « parole citoyenne ». Quel que soit l’échelon où j’ai voulu faire de la politique, j’ai regardé comment m’appuyer sur des instances de concertation, de participation.

Plus j’avance dans le temps, plus je vois des cercles de réflexion, des initiatives citoyennes, des think tank, des associations qui veulent réfléchir un « vivre en société » différent. Parallèlement, les citoyens participent moins aux élections. Les formations politiques ne captent plus l’intérêt. Nos concitoyens ne nous croient plus.

J’appartiens à une famille politique et j’y suis attaché : la gauche. Les militants, les sympathisants veulent avant tout que la gauche soit réunie, que cessent les divisions. Pour discuter régulièrement avec toutes les formations de gauche, progressistes, écologistes, leur seul trait commun est de ne pas vouloir se réunir avec le parti socialiste.

A l’intérieur du PS, les militants ont déserté parce que opposés à ce que fait leur parti au pouvoir. Ceux qui restent vont quand même voter la motion majoritaire pour « rester dans le film ».

La modernité, l’innovation en politique ont toujours été mes moteurs en faveur de l’action publique. Celle-ci n’est pas l’apanage d’une formation politique. Mais force est de constater qu’appartenir à la formation qui détient les rênes du pouvoir est, à ce jour un véritable frein. La modernité ne peut venir que de l’initiative citoyenne. La réunion des formations politiques de gauche est le gage d’une réussite. Il faut reconsidérer les modes de gouvernance et il est urgent de faire de la politique autrement. Je retrouve ma cohérence en redevenant citoyen libre de toute appartenance à une formation politique, libre de pouvoir confronter avec tout un chacun.

Pour ma part, les sujets ne changent pas. La lutte contre la pauvreté, la transition énergétique et écologique font l’actualité de la vie publique et je compte m’y consacrer d’avantage encore.

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