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eco quartier au Séquestre

eco quartier au Séquestre

une société de financement des énergies renouvelables régionales en 2013

L'enjeu numéro 1 devrait toujours être la lutte contre la pauvreté.

La nouvelle région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées comptera, 5,5 millions d’habitants, et surtout, plus de 500.000 chômeurs dont 100.000 de moins de 25 ans. Je mets quiconque au défi de trouver un bout de piste pour contribuer à diminuer ce chiffre durant la campagne en cours.

L’enjeu majeur de notre génération est la lutte contre la pauvreté. Je suis frappé de la cécité des élus sur ce point. Partout où l’occasion m’en est donnée, je ne cesse de le répéter, en vain. Et « promis », en fin du mandat à venir, il ne se sera rien passé de tangible en dehors des tendances nationales du chômage.

Pour s’attaquer à cela, il faudrait des politiques en rupture. Il n’y a ni les femmes et hommes politiques pour le faire, mais pire encore, le système refuse l’innovation et pousse à courir après les UBER, RBNB ou Blablacar de la terre. Le système n’invente rien, au mieux, il s’arc-boute, le plus fréquemment il refuse et propose des murs d’empêchements.

Celui qui voudra innover aura face à lui :

  • le mur politique d’une opposition ? Ce mur là est assurément le moins compliqué ! Ce n’est pas à proprement parler une difficulté. Toutes les assemblées dont j’ai pu observer le rapport majorité / opposition sont dans un jeu la plupart du temps malsain de provocations mutuelles qui ne contribuent jamais à construire quelque chose ensemble. L’opposition s’oppose. C’est normal car elle n’est jamais associée au projet. C’est anormal car du coup elle ne propose pas. Ceci est vrai partout, quelque configuration droite gauche que l’on puisse imaginer.
  • Le mur de son propre camp politique. Beaucoup plus important que le précédent. Le marquage en vue d’une prochaine échéance amène les partisans d’un même camp à la non réussite d’un des siens. C’est assurément un des énormes points faibles de la vie des partis politiques aujourd’hui, et certainement la raison d’expliquer la poussée des partis autoritaires où il n’y a pas d’autre ligne que celle du chef et ou, pour le coup, ceux qui ne sont pas chefs ne comptent pour rien. La question de l’innovation en politique ne se pose pas pour eux.
  • Le mur de la compétence. Un élu n’est pas un technicien. Combien de fois ai-je entendu un élu demander à un personnel comment rendre compatible une idée un projet avec les règles qui encadrent la vie publique ? Faute de compétence, le refuge est au mieux l’idéologie, plus souvent le dogme... catastrophique !
  • Le mur des services administratifs. Conséquemment au point précédent combien d’exemples et dans combien des collectivités différentes ai-je vu ou entendu les services empêcher un projet d’élu. Le plus célèbre est cette phrase qui vaut pour tous les ministres des finances dont on dit qu’ils doivent apprivoiser ou dompter Bercy, signe s’il en était besoin de l’indépendance du fonctionnel sur le politique.
  • Le mur des habitudes. Le monde politique est un monde hyper conservateur, et je rajoute très largement climato sceptique ! Les élus ont un mot pour se protéger de tout : « les gens ne sont pas prêts pour ça ! » Nous sommes un vieux pays. Je crois que nos populations sont prêtes pour beaucoup plus de choses que les élus ne veulent le laisser entendre. Le courage a déserté les rangs des édiles, et le premier ramdam contestataire, et surtout conservateur, annihile toute velléités tant à droite qu’à gauche car le conservatisme est généralisé.
  • Le mur de la haine. En politique, on n’écoute pas l’autre comprendre, mais pour répondre, répliquer, ou mieux encore sanctionner. La médiocratie en ligne est devenu le mode d’échange le plus rependu. On aura bientôt réussi à supprimer toute intelligence d’une quelconque discussion.

La stratégie pour éviter tous ces murs consiste à ne rien dire ne rien proposer, ne rien créer. Par peur de se tromper, la stratégie devient « il ne se passera rien pendant mon mandat ». Le drame est que ces gens se représentent !

La faiblesse principale tient à la faiblesse des partis. Je suis surpris de cette fin 2015 où il se crée un parti par mois à gauche ou presque. Il s’agit d’ailleurs du conseil que l’on m’a le plus souvent suggéré : créer un parti (de plus). Les partis sont des lieux de grands conservatismes. On ne crée rien dans un parti. Il faudrait « toujours être dedans que dehors pour le modifier » est un mensonge car j’ai toujours vu les opposants internes à un parti être les plus grands profiteurs du système qu’ils critiquent par ailleurs.

Enfin la grande majorité d’entre eux sont devenus des mini-partis où le sectarisme le dispute au clanisme ou l’invective est plus fréquente que le projet. Une véritable honte !

La vie publique plutôt que la vie politique

Je mets de côté la politique, pas la vie publique. Je demeure maire de ma commune. Je profite de cette réelle proximité pour gérer la vie publique différemment. Du moins, j’en ai cette prétention avec une équipe formidable.

Bien que je déplore la faiblesse de la capacité d’action de la vie politique, j’en reste un spectateur attentif. Je veux m’investir dans ce que je crois être un vrai modèle alternatif par le biais de monnaies numériques complémentaires, par le développement de l’habitat coopératif, par la mise en place plus que nécessaire d’un fonds de dotation pour financer la compensation carbone ou le développement de la biodiversité.

Je crois qu’il y a plus d’espace dans cette sphère dans laquelle je compte m’investir et pour le coup, participer vraiment à la vie publique.

Tag(s) : #Développement durable, #Midi-Pyrénées, #Regionales2015

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