Le changement climatique observé et accepté par la communauté scientifique appelle deux actions : une pour atténuer les modifications climatiques, et une pour anticiper les changements déjà connus qui affecteront le pays.

Le PNACC se doit de traiter cette seconde partie.

En 2001, le gouvernement français a mis en place l'ONERC (Observatoire National des Effets du Réchauffement Climatique). Le travail mené par tous les experts et toutes les parties prenantes associées à la consultation est à noter, et l'ensemble des acteurs est à féliciter.

En revanche, les réponses apportées par le gouvernement, présentées par Mme N. Kociusko-Morizet, ne paraissent en aucun rapport avec l'enjeu. Un financement de 170 M€ pour répondre aux défis qui attendent la France paraît comme une goutte d'eau dans ces océans dont le rapport ne cesse de prédire la montée du niveau.

Mme la Ministre donne en exemple ce qu'il faudrait faire pour économiser l'eau. Et de citer la réfection des réseaux pour rattraper les 30, 40, ou 50% de fuite que ceux-ci engendrent.  Les véritables chiffres devraient se situer 10 fois plus haut pour répondre à cette seule problématique.

Il est question de mettre en place des observatoires sur l'évolution des espèces, c'est indispensables, sur l'observation des maladies, tout aussi indispensable, d'écrire de nouveaux cahiers des charges pour les réseaux de transports (des routes qui accepteraient des conditions climatiques nouvelles, des voies de chemins de fer dont la dilatation des rails risquerait de perturber la circulation des trains), toujours une bonne idée. Mais où sont les moyens ?

Pour la seule région Midi-Pyrénées, le plan rail de mise à niveau du réseau régional, c'est 800 M€ qu'il a fallu mobiliser, et ce montant sera insuffisant.

Il est également question de la forêt et du nécessaire changement des essences à planter, mais là aussi, un voile pudique est porté sur les financements.

A plusieurs reprises dans le PNACC, il est évoqué le relèvement des digues pour lutter contre la montée des eaux, là aussi sans chiffrage.

Ce PNACC est plutôt un Plan d'études aux besoins d'Anticipations au changement climatique. Mme la Ministre a voulu faire un effet d'annonce en présentant son plan comme celui qui permettrait d'anticiper, mais la politique réelle et concrète reste encore à écrire.  

Pour changer durablement la gestion politique du monde entier, il y a deux grandes possibilités :

-         Changer le Président des États-Unis,

-         Ou changer, tous, un certain nombre de nos pratiques.

 

La première alternative n’est pas bien commode, principalement si l’on n’est pas citoyen américain. De plus encore faut-il un remplaçant qui change radicalement de politique !

Soit nous déciderions tous de changer de politique. Alors je vous engage… à changer le monde, rien de moins !

Pour cela, je vais vous apprendre comment boire le café.

Leçon 1 : L’achat du café.

Faites en sorte d’acheter du café issu du commerce équitable. Il n’est pas bien plus cher, mais il vous permet de lutter contre la pauvreté dans le monde. Une partie de l’argent de ce café sert à mettre en place des projets de développement sur les zones même d’exploitation. Préférez les labels reconnus (Max Havelaar, Éthique directe), car certains acheteurs mondiaux créent leur propre café équitable avec un label maison plus douteux.

(Chapitre 3  de l’agenda 21 mondial de Rio : lutte contre la pauvreté)

Leçon 2 : le récipient.

Là, le monde se divise en deux. Il y a ceux qui boivent dans un gobelet plastique et ceux qui utilisent une tasse. Le premier choix n’est pas le bon, il consomme de la matière issue pour la plus grande majorité des gobelets de l’industrie pétrolière, cela consomme de la ressource d’une part, et surtout, ce comportement génère un déchet qui n’est pas biodégradable, et qui va coûter à la collectivité pour son enlèvement et son traitement. Le second choix permet une très grande réutilisation. En effet, devant l’absence de statistiques, on peut tout de même évaluer à plusieurs centaines le nombre d’utilisation d’une tasse.

(Chapitre 9 de l’agenda 21 mondial de Rio : la protection de l’atmosphère et gestion économe des ressources fossiles)

Leçon 3 : sucré ou non sucré ?

A ce stade, trois choix s’offrent à vous :

-         Vous ne sucrez pas,

-         Vous mettez un sucre,

-         Vous mettez deux sucres ou plus.

Rien à dire dans le premier cas, si ce n’est que c’est la solution la moins coûteuse. Avec un sucre, le coût sera un peu plus élevé, mais vous avez le droit d’avoir le goût pour du café sucré. Il faut tout de même savoir qu’il existe du sucre issu du commerce équitable (voir leçon 1). A partir du deuxième sucre, vous mettez en péril votre santé. A chaque sucre supplémentaire vous creusez un peu plus le trou de la sécurité sociale.

(Chapitre 6 de l’agenda 21 mondial de Rio : protection et promotion de la santé)

Leçon 4 : lavez votre tasse !

Dans toutes les collectivités, les éviers sont pleins des tasses qui restent à laver. Il y aura bien quelqu’un pour le faire ! Hors dans plus de 80 % des cas, c’est une femme qui va nettoyer ces tasses. La leçon vaut donc pour nous messieurs, en lavant chacun sa tasse, nous participons à une place équivalente pour la femme dans notre société.

(Chapitre 24 de l’agenda 21 mondial de Rio : la place et la participation de la femme dans la société)

Leçon 5 : Que faire du marc de café ?

La destination majoritaire du filtre plein de son marc est la poubelle. Quel manque de discernement ! Ce que vous jetez est essentiellement composé d’eau. La place naturelle est dans votre composteur le plus proche. Si vous n’en disposez pas – tout d’abord c’est une erreur – vous pouvez utilement jeter le marc à la base de vos plantes d’appartement. Si vous ne disposez pas de plantes d’appartements, mais dans quel monde vivez-vous, vous avez enfin la possibilité de verser le marc dans votre évier. Le marc jeté dans la poubelle, ce sont des kilogrammes supplémentaires qui vont également coûter à la collectivité, ce sont plusieurs kilos par ans qui sont ainsi inutilement perdus.

(Chapitre 21 de l’agenda 21 mondial de Rio : gestion écologique des déchets)

Leçon 6 : la machine à café.

Quand vous faites du café, vous êtes oublieux de ce que vous faites. Rappelez-vous combien de fois vous avez laissé votre machine à café allumée, toute une matinée, toute une journée. Qui paie ? Vous un peu et tout le monde beaucoup. Il s’agit d’une dépense énergétique en pure perte. Elle obère votre pouvoir d’achat, et ne vous apporte aucun service. De plus chaque litre de pétrole, de ressource que vous consommez est perdue pour toute l’humanité.

(Chapitre 7 de l’agenda 21 mondial de Rio : Promotion d’un modèle viable d’établissements humains, lutte contre le gaspillage)

Leçon 7 : Et après le nettoyage ?

Une fois la tasse lavée, vous avez à nouveau trois choix :

-         Laisser sécher votre tasse sur un égouttoir,

-         La sécher avec un essuie-tout en papier,

-         La sécher avec un torchon.

La première méthode est la plus sensée. Elle ne coûte rien et ne consomme aucune ressource. Avec un essuie tout, vous consommez beaucoup d’énergie nécessaire à la fabrication du papier, et même s’il existe du papier recyclé, il s’agit en l’occurrence d’un mauvais calcul.

Enfin, si vous devez ranger vos tasses, préférez le bon vieux torchon, il peut être réutilisé.

(Chapitre 11 de l’agenda 21 mondial de Rio : la lutte contre le déboisement)

 

Conclusion :

La première des règles en matière de développement durable est l’humilité et la modestie. Une fois intégrée ce premier niveau de compréhension du monde, la réussite passe par l’abnégation et la reproduction à l’infini dans tous nos gestes.

Si vous faites savoir cette manière de faire de la politique, vous participerez au chapitre 40 de l’agenda 21 mondial de Rio : Informations pour la prise de décisions.

 

PS : Au fait pour le torchon de la dernière leçon, il vous faut savoir qu’il existe maintenant du coton issu du commerce équitable !

Comme nombre d’entre mes collègues, j’étais samedi à l’assemblée générale des maires du département. Il y était question de la réforme des collectivités, de l’avancée à marche forcée vers des intercommunalités et regroupements très peu choisis. Mais ce qui m’ a le plus choqué c’est la vision du conseiller territorial dans le discours  de Madame la Préfète.

Je définirais cela par une version « conseiller territorial de proximité ». Ce conseiller qui pourra tout à la fois suivre son collège et son lycée, qui sera ancré sur son territoire et qui pourra défendre les intérêts locaux.

Je ne nie pas les enjeux locaux. Mais je trouve très étrange que l’on puisse imaginer que des élus régionaux ne pourraient pas entendre la nature de ces enjeux là. Nous connaissons bien le territoire régional et savons être particulièrement à l’écoute de tous les particularismes.

Mais dans cette version préfectorale, c’est surtout l’absence d’une vision globale qui m’effraie. Elle me paraît être le reflet d’une idée de la politique où il n’y a pas d’enjeu plus grand que le local. Il y a certes, les inaugurations, les AG des associations, les CA des lycées et collèges. Mais il y a aussi et surtout une vision politique plus large. La région vient de délibérer d’un plan « Midi-Pyrénées énergies » de plus de 260 M€. Ce plan est à l’échelle de la région, pas d’un canton de conseiller territorial, idem pour la compensation carbone, idem pour le dispositif biogaz, etc, etc. C'est la nature de ces politiques qui structure un territoire qui fonde une politique.

Ce conseiller territorial de proximité, qui ne s’occuperait que du local sans implication du global est le travers dans lequel on veut nous entrainer : « occupez-vous des petites choses locales, mais laissez d’autres agir quand il s’agit du global qui au fond ne vous intéresserait pas, pas plus que vos électeurs. »

Penser la politique, c’est d’abord penser globalement.

Avec 8 M€, la région Midi-Pyrénées vient d'investir par la filière biogaz dans un dispositif qui va diminuer les gaz à effets de serre. En effet le méthane est un gaz qui, au m3, contribue 24 fois plus que le gaz carbonique à l'accentation des changements climatiques.

Le méthane représente 18% des GES de la région. 12% sont liés au gaz entériques (les pets des vaches), les 6% restant sont liés aux effluents des lisiers et fumiers de la ferme Midi-Pyrénées.

Le dispositif mis en place permettra d'accompagner les 47 installation collectives prévues au SRCAE (Schéma Régional Climat Air Energie). Si celui-ci est complètement réalisé en 2020, c'est 60% des effluents de ces gaz qui seraient ainsi retiré des GES régionaux, soir 3,6% de diminution. 

Si tous ces chiffres vous paraissent tout petit ils sont toutefois spectaculaires. Je ne connais pas de dispositif aussi rentable en terme d'euro investi pour tonne de CO2 (ou équivalent évité). En extrapolant, 200 M€ pallieraient tous les GES de la région, ce serait donné !!!

Ce plan va permettre de financer :

- les études de faisabilité,

- les études d'assistance à maîtrise d'ouvrage,

- les investissements.

Il va permettre aussi de traiter aussi bien les petites installations à la ferme tout comme les installation collectives. Il contribuera également à fournir un complément de revenu à des filières agricoles d'élevage, et diminuera les odeurs des fumiers et lisiers ainsi traités. Il permettra de traiter également des déchets verts, des déchets issus d'industries agro-alimentaires.

Un dispositif vraiment très intéressant

Il y a une chose que j’adore dans le développement durable, c’est apprendre des mots. L’après-midi même du jour où j’ai été élu Président de l’ARPE, agence du développement durable de la région Midi-Pyrénées, j’ai été invité à clôturer un séminaire sur le BRF, ou Bois Raméal Fragmenté. Je me suis dit que j’allais mettre les pieds dans une salle minuscule avec quelques passionnés d’une cause forcément perdue.

Que nenni, ce sont plusieurs centaines de personnes – chercheurs, agriculteurs, représentants de chambre d’agriculture, élus et autres membres de la fonction publique – qui étaient réunis dans l’amphithéâtre de l’ENFA (Ecole National de Formation Agronomique de Toulouse Auzeville). Et là, j’ai appris des tas de choses.

Tout d’abord, j’ai compris comment les plantes poussaient ! ça n’a l’air de rien, mais la graine que l’on sème, ne pousse pas toute seule. J’ai appris par exemple qu’un sol était composé d’une partie stérile qui représente 95,96, voire 98 % du sol, et que la partie restante, quelques pourcents donc, était l’humus qui servait de réservoir à nourriture pour les plantes que l’homme plante ou sème selon son bon vouloir. Selon la quantité d’humus, le sol est plus ou moins riche. Et la richesse de celui-ci n’est pas une constante.

En effet, plus on cultive un sol plus il s’appauvrit. J’avais déjà entendu cela, sans en comprendre dans les détails le fonctionnement.

En fait un sol que l’on cultive, on dit qu’on l’exploite de façon minière. On extrait de la mine la part de l’humus qui sert à faire pousser les récoltes que l’on espère.

Quel est le rapport entre l’exploitation agricole des sols et le BRF ? Et bien ce dernier est une solution capable de ré enrichir le sol en humus et de l’avis de tous les scientifiques présents, il s’agit d’une vraie révolution.

J’explique tout d’abord ce que ce fameux BRF. Le Bois Raméal Fragmenté est le résultat du broyat de branche de moins de 7 cm de diamètre déchiqueté en plaquettes de quelques centimètres de long. Ce bois frais est très riche en matières susceptibles de fournir du carbone au sol. Une fois celui-ci réduit en petits morceaux, il suffit de l’étaler à raison de quelques centimètres d’épaisseur sur le sol, de l’incorporer à l’occasion des labours, le BRF agit comme une sorte d’engrais à très long terme. En pourrissant dans le sol, il crée de l’humus et enrichit ainsi les terres.

Le BRF présente également d’autres avantages. Tout d’abord, il apporte une quantité d’eau supplémentaire et permet ainsi de moins arroser. Sur les espaces verts de ma commune, et pas dans cette logique d’enrichissement des sols, j’avais bien remarqué qu’en mettant au pied des plantes de nos espaces verts des résidus de broyat des branches que nous avions coupées par ailleurs, nous avions besoin de moins arroser. Le plus spectaculaire est la température au sol. Tout un chacun peut le vérifier, si vous avez fait des plantations sur bâche, mettez la main sur la bâche un plein midi d’été, et répétez l’opération en ayant pris soin de mettre du bois broyé sur la même bâche. Dans le premier cas, vous ne serez pas loin des 70°, dans le second cas, vous ne dépasserez pas les 30 ou 40°.

Autre avantage du BRF, c’est une manière riche de stocker du carbone. A l’heure où tout un chacun cherche comment stocker du carbone, trouver une utilisation qui enrichisse les terres agricoles est une solution qui mérite que l’on s’y attarde. Même si aujourd’hui, il est trop tôt pour bien mesurer quelles sont les quantités de CO2 ou équivalent que l’on peut stocker par ce biais, c’est une piste à poursuivre.

Mais le plus important est le rapport au monde agricole. La fonction agricole est en premier lieu de nourrir la population. Avec un horizon maintenant établi à 10 milliards d’êtres humains dans ce siècle, l’exploitation minière des terres arables est à considérer sous l’angle de l’éventuel épuisement de la richesse de ces terres. En cela le BRF comme source d’enrichissement des terres sans intrants chimiques, en réutilisation de la nature et de ce qu’elle prodigue autour de nous : des arbres, des haies, des forêts ; est une idée intéressante à creuser.

Pour cela le circuit est relativement simple et accessible pour les agriculteurs et autres amoureux de la nature. Il faut planter des haies, il faut savoir les tailler – il faudrait à ce titre un peu oublier les épareuses – ensuite broyer les branches fines et les mettre dans les champs. Je connais l’objection. C’est celle du temps et de la mécanisation de ces choses là. Mais nous n’en sommes qu’au tout début. Il ne s’agit pas de technologies évoluées, et puis pour tout ceux qui ont un jardin, pensez-y la prochaine fois que vous rabattrez vos arbres et arbustes, c’est une destination possible différente que le composteur ou la déchetterie. Vous pouvez acheter un petit broyeur électrique pour quelques centaines d’euros, je vous suggère de faire comme moi, achetez le à plusieurs, vous ne vous en servirez pas tous les week end.

Il ya  bientôt  5 ans, j’avais proposé que soit fait une aire de covoiturage sur une langue de terre délaissée par les services de la DDE en bordure de l’autoroute A 68 à l’entrée de l’agglomération albigeoise.

Les premières réactions ont été mitigées. Quelle drôle d’idée ! Pour aller où ? Quelquefois, quelques voitures, certains jours se retrouvent sur les parkings de l’espace commercial juste à côté. Bref les réactions ont été pour l moins réservée. J’ai néanmoins réussi à faire établir un comptage des voitures qui se retrouvaient d’un côté ou de l’autre de l’échangeur par les services de la communauté d’agglomération. Les bons jours 10 à 15 voitures semblaient correspondre à ce type d’utilisation des quelques espaces disponibles de ci de là.

La pugnacité est une obligation en politique. Prétextant de la proximité du circuit qui utiliserait ce parking les jours d’affluence des courses de septembre, de la proximité du parc des expositions et de la salle de spectacle attenante pour les mêmes raisons, et puis surtout arguant du fait de l’inutilité absolu de cette surface pour partie bétonnée pour partie goudronnée, j’ai réussi  convaincre l’agglomération de faire une aire de covoiturage d’une capacité avoisinant les 100 places.

Celle-ci a été livrée mi 2010. Il n’y a eu aucune mesure d’accompagnement du type d’un site internet de réservation. Il n’y a pas de signalétique indiquant la possibilité de covoiturer, et la communication presse associée à sa mise en service fût minimale. Toute chose que je regrette par ailleurs.

Fort heureusement, la visibilité du site – qui est un autre des points forts du site – a généré sa propre communication. Moins d’un an après ce sont 50 à 60 voitures tous les jours qui se retrouvent sur le site. Les usagers qui se rejoignent là ont pour destination Toulouse, Blagnac, Castres, voir quelquefois Bordeaux ou la côté basque.

Il est toujours intéressant de traiter par un autre angle de vue les conséquences des politiques publiques que l’on met en place. Alors je me suis livré au calcul suivant.

J’ai pris pour hypothèse que les 50 voitures présentes 5 jours par semaine, soit 250 fois par an environ auraient toute parcouru 150 kms – soit un aller retour pour Toulouse – et que ces voitures consommeraient en moyenne 6 litres au cent.

Cela donne les résultats suivants

1)    Ce sont environs 1.875.000 kilomètres d’évités, soit si on dit qu’une voiture à une durée de vie de 200.000 kilomètres, 9 voitures économisées par an.

2)    Cela représente 112.500 litres d’essence d’économisé. Pour donner un ordre d’idée, un camion citerne fait de l’ordre de 20.000 litres, c’est l’équivalent de 5 camions citerne en moins qui seraient venus sur l’agglomération.

3)    Considérant le prix moyen des carburants à 1, 40 €. L’économie réalisée est de l’ordre de 157.000 € qui est une somme a peu de chose près l’équivalent des 9 voitures économisées en kilométrage

4)    Enfin en comptabilité CO2, prenant une valeur moyenne de 140 grammes de CO2 émis par kilomètre parcouru, ce sont 262, 5 tonnes de gaz carbonique émis en moins. Valorisées à 10 € la tonne, ces émissions représentent 26.000 € sur un marché carbone en gestation.

Ces chiffres globalisés donnent une idée des sommes qui sont en jeu autour de nos déplacements. Ramené à un déplacement, celui qui évite de prendre sa voiture pour aller à Toulouse économise 15 € en coût net (carburant et péage). Si l’on intègre les coûts indirects (amortissement de la voiture, entretien, assurance), l’économie est proche du triple. C’est pour cela qu’il s’agit d’un très mauvais calcul que de ne pas penser au covoiturage, ou de ne pas trouver ça commode !

Si l’on observe maintenant l’angle politique publique que représente cet investissement pour nos citoyens, les choses méritent un instant d’attention.

Avec l’ensemble des aménagements, le coût total de l’investissement aura été de 300.000 €. Pour les collectivités locales qui auront investi localement, il n’y a pas de retour attendu. Mais pour nos habitants le rendement est assez spectaculaire. En effet pour 2 euros investis, c’est en moyenne un retour de 1 euro par an, si on s’en tient au 157.000 euros de coûts directs, ou 3 euros si on prend en compte le coût global. Je ne connais pas beaucoup d’investissement public qui ait un tel « rendement » - pardon pour ce mot – et surtout aussi rapide et régulier.

Enfin, si on prend un angle de vue national, les 260 tonnes de CO2 ainsi économisées rentabilisent l’investissement en moins de 10 ans.

 

Covoiturer est une excellente idée, il n’y a qu’à voir le succès de tous les parkings de covoiturage qui se sont mise en place entre Albi et Toulouse, le « succès » du rond point à la sortie du péage de Tarbes et les voitures garées dans la bas-côtés en direction de la ville pour se prouver que de plus en plus de personnes comprennent le bien fondé de ce mode de transport économe.

J’avais entendu dire qu’un bouchon pouvait être généré par un surcroît de trafic de 7%.  Si 7% d’automobilistes covoituraient cela voudrait peut-être dire qu’il n’y aurait plus de bouchons sur la rocade toulousaine, mais là, je rêve un peu

Si en plus, vous covoiturez avec des gens sympas, les déplacements vous paraîtront moins longs, et pour les accros à la cigarette, vous fumerez moins.

Le covoiturage, c’est vraiment bon pour la santé.

Dans la vie il faut de l’énergie. Il faut même tellement d’énergies qu’il vaut mieux l’écrire avec un S. Une fois que l’on a dit ça, encore faut-il dire quelles énergies.

Selon Eurostat (2009), la France ne consomme toutes sortes d’énergies confondues que 7,5% d’énergies renouvelables. Cela laisserait à penser que 92,5 % de l’énergie soit nucléaire, gazière pétrolière ou charbonnière.

On peut retourner le problème dans tous les sens c’est 92,5% qui pose problème. Il faut donc avoir une stratégie pour sortir de cette difficulté. Une des stratégies possible s’appelle negawatt. En quoi consiste-t-elle ?

Il s’agit d’un ensemble de trois séries de mesure à adopter simultanément.

 

Première mesure : la sobriété.

La France avait adoptée des slogans il y a déjà longtemps qui chantaient les louanges de la sobriété. C’était l’époque de la chasse antigaspi !

La sobriété se cache partout, ou plutôt c’est le gaspillage qui est partout. Cela ne concerne pas que l’énergie, il paraît qu’un yaourt sur 4 acheté est tout bonnement jeté. Au travers de cet exemple, on perçoit toute la complexité du problème. Certes, il y a le produit fini qui est jeté, mais est jeté également l’énergie dont le fabricant a eu besoin pour fabriquer ce 4 ème yaourt.

Concernant l’énergie, la sobriété va concerner indistinctement les veilles des appareils électroménagers, le chauffage réglé trop chaud, la climatisation réglée trop froide, la voiture que l’on conduit trop brusquement.

Mais est-il bien la peine de rappeler toutes les manières dont on gaspille ?

Pour agir sur une sobriété énergétique, c’est surtout le comportement du citoyen qu’il faut améliorer. Pour réussir la sobriété énergétique, il faut faire preuve de persuasion, de pédagogie.

La sobriété est souvent liée à la richesse des populations. On est toujours choqué de voir ces villes américaines qui poussent en plein désert qui arrosent à tour de bras des pelouses improbables. Disposer de moyens financiers est un pousse à la consommation et donc au gaspillage qui ne correspond pas à l’objectif de sobriété.

Dans un discours politique rien n’est pire que de proposer la sobriété aux pauvres !

 

Deuxième mesure : l’efficacité.

Deux maisons apparemment identiques vues de l’extérieur peuvent consommer du simple au triple en matière d’énergie. Il existe des voitures qui consomment 5 litres au cent kilomètres et d’autres qui dépassent les 20 litres.

L’efficacité énergétique c’est la part que peut proposer le progrès technologique. Les plus gros espoirs reposent sur une meilleure efficacité énergétique des bâtiments.

Aujourd’hui quand un logement est à vendre il apparaît sur la fiche de vente le diagramme qui a été popularisé sur les appareils électroménagers et les maisons sont mesurées de A à G et tout acheteur a ainsi une idée de la consommation théorique de son futur logement.

C’est dans ce domaine que les mesures ou les règles sont les plus nombreuses. A partir de janvier 2012, toutes les nouvelles maisons devront consommer moins de 50 kwh/m2/ an. En clair elles seront toutes classées A. Beaucoup de collectivités mettent la main à la patte – comme le Conseil Régional de Midi-Pyrénées – pour aider le financement de la rénovation des logements anciens et plus particulièrement les logements sociaux.

La seule limite est le taux de renouvellement du parc de logements : 1% par an. Il faudra attendre plus d’un siècle pour une évolution radicale de la consommation.

Cela d’autant plus que nous construisons de plus en plus grand. Là où il fallait 25 m2 par habitant il y a 30 ans, c’est aujourd’hui près de 33 m2 par personne, nous habitons dans de plus en plus d’espace. Alors si nous consommons moins au M2 mais que nous nécessitions de plus de surfaces, l’efficacité peut être entièrement contrecarrée.

 

Troisième mesure : remplacer les énergies fossiles ou nucléaires par des énergies renouvelables.

S’il existe plusieurs énergies alternatives, elles présentent toutes un certain nombre de limites :

-       le solaire qui ne fonctionne que lorsqu’il fait… soleil.

-       L’éolien, qui ne fonctionne que quand le vent souffle.

-       Le biogaz qui dépend des productions agricoles et de leur variabilité dans le temps,

-       La géothermie, quand le sous-sol est propice,

-       L’hydraulique, qui ne possède plus beaucoup de marge de progression,

-       L’hydraulien près des côtes,

-       Le bois en plaquette en granulé ou en bûches,

-       L’huile pure vierge

-       Les agrocarburants, qui ne doivent pas occulter des terres pour l’agriculture vivrière,

-       L’hydrogène quand ce sera au point.

Je suis sûr d’avoir oublié des modes de production d’énergie avec des innovations comme la production d’énergie électrique à partir de trottoirs comme à Toulouse, ou encore la recherche sur le stockage de l’énergie.

 

Il apparaît une difficulté avec les oppositions à ces productions locales. Les fermes éoliennes ne sont pas partout les bienvenues, le solaire au sol est en concurrence avec l’agriculture, l’hydraulique provoque des perturbations sur les cours d’eau.

 

C’est certainement le point faible de la théorie négawatt. Remplacer les modes de production d’énergie actuels n’est pas aujourd’hui à la portée de nos sociétés.

 

Alors aujourd’hui, il faut y croire et pour faire court : il faut penser à bien manger le 4 ème yaourt que l’on n’aura pas oublié dans le frigo classé triple A, dans une maison aussi en classe A sur laquelle, il y aurait quelque panneaux solaires photovoltaïques. Mais c’est pas gagné… rendez-vous dans 50 ans ?

 

logo andd Les 13 et 14 octobre prochain auront lieu à Toulouse au Conseil Régional de Midi-Pyrénées, les assises nationales du développement durable.

« Passer du déclaratif à l'actif, du discours à l'action »

C’est là tout l’enjeu de ces sixièmes Assises : partant du constat que le développement durable est une notion largement répandue et acceptée, il est maintenant temps de s’intéresser au concret. C’est pourquoi l’objectif est de mettre en avant les actions concrètes et réussies, réalisées par tous les acteurs locaux : les collectivités territoriales bien sûr, mais aussi les entreprises et associations entretenant un lien étroit avec le territoire sur lequel elles sont implantées. S’intéresser aux réalisations réussies c’est aussi et surtout penser la façon de les diffuser, de les appliquer à d’autres contextes et enfin de les généraliser. C’est autour de cette ambition que s’est construit le thème des Assises.

«1000 actions concrètes en faveur du développement durable -exemplarité locale et territoriale - quelles perspectives ? »

Pour parvenir à cet objectif, un vaste appel à contribution a été lancé. Si vous êtes une collectivité, une entreprise ou une association et que vous avez réalisé une action de développement durable n’hésitez pas à nous la faire parvenir. Vos contributions serviront de support aux débats et aux ateliers pendant les Assises et seront le fondement d’un cadre de référence pour partager, propager et généraliser les actions les plus performantes au regard des enjeux actuels.

De plus, Midi-Pyrénées et l’Association des Régions de France porteront un Mémorandum au prochain sommet de la Terre « Rio+20 » qui sera basé sur les conclusions des Assises donc sur vos contributions. Ce Mémorandum aura ainsi pour objectif de démontrer aux yeux du monde la pertinence de l’échelon local en matière de développement durable.

inscrivez votre action sur le site www.andd.fr

Le journal du 25 mai fait une présentation des journées nature.

La région va consacrer 1 million d'euros à la compensation carbone des politiques régionales.Il s'agit d'une compensation volontaire. Cest une précision importante au vu de la possible fin des critères de Kyoto dès cette fin d'année 2011.

Pour se faire, la région se propose de financer les actions suivantes :

- le développement de l'agroforesterie. Cette technique moderne d'une nouvelle agriculture trouvera un financement qui pourra venir en complément du FEADER qui sera mobilisable sur l'ensemble de la Région, comme cela a été le cas pour le départmeent du Gers, pionnier en ce domaine avec, entre autres, l'association "arbres et paysage du Gers".

- le développement et le financmenet des haies.

- le stockage du carbone dans des sols peu profond, qui est une manière intéressante de financer le Bois Raméal Fragmenté.

- le financement de la création ou de la restauration de forêts.

- Enfin une ou plusieurs ONG oeuvrant pour la compensation carbone dans le cadre de la coopération décentralisée seront également financées.

 

Quels sont les enjeux ?

La région emet 25 millions de tonnes équivalent carbone. Si chaque tonne était valorisée à 10 €, c'est un budget global de 250 m€ qui pourrait financer des politiques localers et internationales dans le cadre de coopérations décentralisées. Nos générations connaîtront les compensations de ces émanations. La région en étant à l'initiative de ces politques donnent le sens de ce que nou devons tous soutenir pour nos décisions futures.

 

L'ARPE réfléchit comment proposer des modes de compensation carbone pour les entreprises, associations, habitants et collectivités de Midi-Pyrénées.

Cette délibération de la région est le début de politiques longues que gèreront dans des proportions bien plus importantes les générations futures d'élus de nos collectivités.

logo groupe socialiste republicain midi-pyrenees

La politique régionale vue et commentée par les élus socialistes et républicains de la Région ? Cela vous intéresse--til ?

Oui ? Et bien c'est désormais possible : www.groupe-psr-midipyrenees.fr

Vous retrouverez tous les liens vers tous les sites des élus régionaux, vous pourrez leur écrire, commenter leurs positions, voir les communiqués de presse. Mais plutôt que de vous décrire un contenu, je vous invite à y faire un tour, et mettre cette adresse sous le coude d'un de vos favoris

Tout d'abord qu'est-ce qu'une SCIC ?

Une SCIC est une société Coopérative de participation où il est possible d'avoir pour actionnaire une ou plusieurs collectivités. Ces sociétés présentent énormément d'avantages économiques et sociaux. 

Ce sont d'abord des sociétés qui ne délocalisent pas. Ce sont des sociétés qui réinvestissement et distribuent leurs bénéfices plus du côté des salariés que des actionnaires. Elles élisent leur dirigeant chaque année ou tous les 2 ou 3 ans au sein des salariés.

La différence avec une SCOP est la dimension sociétale ou de service public ou parapublic que peut réaliser ce genre de structure. La commune du Séquetsre est d'ores et déjà actionnaire de la SCIC IES qui est une SCIC spécialisée dans le capital risque à destination d'entreprises coopératives. La commune est également en voie de devenir actionnaire de Rhizobiome - cabinet d'études spécialisé dans les zones humides - dès que le permis de la centrale solaire sera retourné en mairie.

Le sens de ce que nous avons fait au Séquestre est le suivant : A chaque fois qu'une SCIC intervient ou est susceptible d'intervenir sur notre commune, nous pouvons proposer d'en devenir actionnaire.

Il me semble que les collectivités devraient généraliser ce type de participation. C'est un financement plus en prise avec l'entreprise que le subventionnement qui est un mode majoritaire et pour lequel une collectivité n'a que peu de recours en cas de délocalisation. IL s'agirait d'un mode plus en rapport avec l'aménagement du territoire.

Concernant les maisons pluridisciplianires de santé, les élus du groupe UMP se sont rpononcés contre car, disent-ils ils refusent une santé qui serait assurée par des médecins salariés.

C'est très étrange d'êrte contre ces maisons qui sont demandées sur les territoires par tous les élus de droite comme de gauche. Mais je ne peux m'empêcher de relater une anecdote vécue lors d'une visite du côté de Trébas.

Un agriculteur nous faisait remarquer que si durant un week end, un de ses chevaux tombait malade, il aurait sans aucun doute accès à un vétérinaire de garde. Mais que en revanche, si lui tombait malade, il n'aurait accès à aucun médecin de garde !!! Dans nos campagnes ne tombez pas malade à partir de vendredi soir !

La mairie du Séquestre vient de  se doter d'un nouveau site Internet : www.lesequestre.fr

Il est possible de retrouver les différents aspects de la politique communale (les comptes rendus des conseils municipaux,l'éco quartier, l'agenda 21). LEs associations et les entreprises de la commune peuvent remplir une fiche pour se faire connaître, possibilité de laisser des petites annonces locales, et surtout très pratique pour tous ceux qui voudront réserver une salle dans la maison des associations le planning en ligne qui permettra de connaître en temps réel les disponibilités du Quartz.

Dans le début des années 2000 la commune avait été une des premières à créer son site, c'est maintenant une version modernisée, relookée qui est mise à disposition.

Dans les jours et semaines qui viennent nous allons créer la page Facebook de la commune afin de faire vivre l'actualité communale, de nous créer plein d'amis nouveaux et permettre aux associations de faire connaître leurs animations. Bon surf.

2012: L'année du Changement

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Présidentielles et Législatives 2012

Alors, où en sommes-nous maintenant? On nous dit que plus rien n'est possible. On nous dit qu'on ne peut rien faire face à la dette, face aux marchés financiers, face au reste du monde. On nous dit que nos enfants auront une vie moins facile que leurs parents. On nous dit qu'on n'a plus d'autre choix que subir.

Alors que c'est justement pour toutes ces raisons que c'est maintenant qu'il faut agir. C'est maintenant qu'il faut faire les bons choix, c'est maintenant qu'il faut reprendre confiance en nous, c'est maintenant qu'il faut se donner toutes les chances de réussir, c'est maintenant que nous avons une chance à saisir.

François Hollande

 

 

 
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