Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

éco quartier premières visualisations

30 Octobre 2009 , Rédigé par Gérard Poujade Publié dans #Le Séquestre


Lire la suite

Avec moi signez l'ultimatum climatique Copenhague 2009

27 Octobre 2009 , Rédigé par Gérard Poujade Publié dans #Développement durable

On ne négocie pas avec le climat, on agit


Monsieur le Président,

Au mois de décembre de cette année se tiendra à Copenhague le Sommet de l’ONU sur le climat. Confrontés au péril climatique, les dirigeants du monde entier devront parvenir à surmonter leurs divergences d’intérêts de court terme pour se rassembler autour d’un projet politique mondial fondé sur un constat scientifique objectif et ainsi donner une suite au protocole de Kyoto qui soit à la hauteur des enjeux que nous allons devoir tous ensemble affronter dans les décennies à venir. Le résultat de cette conférence dessinera l’avenir climatique de l’humanité. Or comme le rappelait il y a un an le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon, « nous sommes au bord d’une catastrophe si nous n’agissons pas ».

Acteurs reconnus de la protection de l’environnement, des droits humains et de la solidarité internationale, conscients des responsabilités qui sont les nôtres, nous avons décidé pour la première fois de parler d’une seule voix pour vous exprimer publiquement notre préoccupation et vous appeler à agir avec ambition et détermination lors de la Conférence de Copenhague. Au regard de l’ultimatum climatique auquel l’humanité est confrontée aujourd’hui, Monsieur le Président, vous aurez rendez-vous avec l’Histoire en décembre 2009.

Le réchauffement du système climatique est sans équivoque. L’activité humaine en est la cause. Ses impacts se font déjà ressentir en différents points du globe, notamment par la multiplication des catastrophes climatiques. Si nous n’agissons pas maintenant, ils seront sans aucun doute encore plus dévastateurs. C’est le constat sans appel de 2 500 scientifiques du monde entier qui ont reçu collectivement le Prix Nobel de la Paix en 2007 pour leurs travaux sur le phénomène des changements climatiques. Depuis, de nouveaux éléments scientifiques montrent, chaque jour, que le climat se dérègle au-delà des prévisions les plus pessimistes, avec des conséquences bien plus précoces que prévues et d’ores et déjà visibles.

S’il est encore difficile d’évaluer avec précision l’amplitude des impacts, le danger est en revanche déjà certain. Ecosystèmes ravagés, variabilité climatique extrême, hausse du niveau des océans… : les premières victimes de ces catastrophes en chaîne sont les populations déjà vulnérables en Afrique subsaharienne, en Asie centrale, du Sud Est ou dans de nombreux pays insulaires. La sécurité alimentaire, l’accès à l’eau ou à la terre sont gravement menacés et des centaines de millions de personnes risquent d’être poussées à l’exode, grossissant les rangs de ceux que l’on nomme les « réfugiés climatiques ». Dans un monde de crises, nous craignons que la guerre, l’autoritarisme, les inégalités, la misère  et la souffrance humaine prennent encore un peu plus le pas sur la paix, la dignité humaine et la démocratie.

L’urgence climatique nous commande donc d’agir à la hauteur des périls qui sont devant nous. Nous maîtrisons déjà la plupart des technologies nécessaires pour relever le défi d’un mode de développement qui intègrerait à sa juste mesure l’impératif climatique. De plus, cette rupture avec un modèle de développement hérité d’un passé révolu recèle des opportunités d’économies, d’emplois et d’innovations considérables. Encore faut-il que nous prenions la décision politique de le faire.

Tout d’abord, il faut impérativement parvenir à stopper la croissance des émissions mondiales de gaz à effet de serre d’ici à 2015 avant de les faire décroitre. C’est la seule voie pour limiter le réchauffement des températures bien en-dessous de 2°C, seuil au-delà duquel la capacité à s’adapter de nos sociétés et des écosystèmes est menacée. Pour ce faire, Les pays industrialisés, dont la France, doivent s’engager collectivement à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40% d’ici à 2020 par rapport à 1990.

Mais cela ne sera pas suffisant. Les pays en développement doivent, eux aussi, mettre en place les politiques industrielles, énergétiques et agricoles qui limiteront la croissance de leurs émissions avant de les réduire, sans compromettre leur légitime aspiration au développement économique et social. L’accord de Copenhague devra permettre à ces pays d’évoluer vers des modèles sobres en carbone. Il devra aussi leur permettre de s’adapter aux conséquences inévitables du changement climatique.

Pour nombre d’entre eux, en particulier les plus vulnérables, ces actions ne pourront se faire sans le soutien financier et technique des pays industrialisés. Les besoins d’ici à 2020 sont évalués à plus de 100 milliards d’euros par an. C’est moins de 10% des dépenses militaires mondiales.

Responsables de la majorité des émissions de gaz à effet de serre aujourd’hui dans l’atmosphère, munis de capacités d’action plus fortes, les pays industrialisés portent la responsabilité morale, légale et économique de mener le combat contre le dérèglement du climat. Monsieur le Président, vous vous devez de prendre la tête de ce combat qui est sans aucun doute l’enjeu de ce siècle. Notre avenir commun dépendra dans deux cents jours des choix politiques qui seront faits.
 
Lire la suite

Pourquoi faut-il que les bus soient gratuits le samedi dans l'albigeois ?


15 Octobre 2009 , Rédigé par Gérard Poujade Publié dans #Grand Albigeois

Dans un premier temps, j'avais souhaité que les bus de l'agglomération d'Albi soient gratuits pour tous les usagers. Je pense qu'il s'agit d'une mesure à la fois sociale, économique et 
environnementale. Cela permettrait d’une part un moindre engorgement du centre de l'agglomération et une baisse des émissions de CO2 et d’autre part procurerait des déplacements à un coût moindre.
De plus, les sommes nécessaires pour un tel fonctionnement sont loin d'être hors de portée de l'agglomération. Pour donner un ordre d'idée qui retiendra certainement votre attention : la billetterie représente un montant identique à la somme des subventions pour laisser l'aérodrome fermé, sans que cela ne choque personne. Les élus de l'agglomération n'ayant pas suivi cette idée, il s’agit d’une occasion manquée dont je ne doute pas qu'elle reviendra prochainement, avec d'autres équipes plus soucieuses du respect des principes fondamentaux du développement durable.

Une nouvelle préoccupation vient maintenant se faire jour. Depuis début octobre, l'enseigne Leclerc a ouvert le complexe commercial "les portes d'Albi" et les habitants de l'avenue François Verdier s'en sont rendu compte : il est devenu compliqué de sortir de la ville par l'ancienne route de Toulouse du fait d’un trafic très fortement intensifie. Il me semble d’autant plus impérieux d’instaurer la gratuité totale des bus le samedi sur l'ensemble du réseau, qu’un tel acte aurait vocation a contribuer à un plus grand équilibre commercial à destination des petits commerces. Il est clair que les embouteillages d'entrée de ville donnent encore moins envie de venir commercer dans le centre.
De plus, il est urgent de supprimer les petits déplacements, entre les deux espaces commerciaux à l'ouest de l'agglomération ainsi que les déplacements d'achats entre centre ville et portes d'Albi. La part des recettes perdues est quasi négligeable. La ville d'Albi ne serait pas la première à mettre en place un tel dispositif, la ville de Biarritz a déjà adopté ce type de mesure.
Enfin, il semblerait que ce soit le samedi où il y ait le plus d'incivilités liées  à la fraude dans les bus, quel soulagement pour les chauffeurs !
Donc pour une meilleure promotion du commerce de centre ville, pour une fluidification  de la circulation sur l'entrée ouest de l'agglomération et donc moins de voitures, pour une plus grande justice sociale, et une moindre pollution je propose la gratuité des bus le samedi.

Lire la suite