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Terres rares « mépris écologique, économique et social »

31 Octobre 2010 , Rédigé par Gérard Poujade Publié dans #Développement durable

Une information qui ne fait pas la une de l’actualité. Suite à un incident dû à une question de souveraineté entre Japon et Chine, cette dernière a pratiquement empêché toute exportation de terres rares vers l’archipel.

Ces métaux servent principalement à la construction d’écrans plats, d’électronique embarquée tant en aviation qu’en automobile. Mais pour mieux comprendre la problème, il vaut mieux avoir sous les yeux l’origine de la production de ces fameuses terres rares.

terres rares

Celles-ci sont exploitées en Chine depuis le milieu des années 80. Trente ans après, ce seul pays représente 95% de la production mondiale.  Il en existe au Canada, en Inde, en Afrique du sud, aux Etats-Unis. Mais les conditions sociales  et écologiques de l’exploitation sont telles que la compétitivité des prix a éliminé tous les concurrents ou presque. La Chine se trouve en situation de quasi monopole et peut donc tout se permettre y compris de faire jouer ses disponibilités d’exportation pour s’approprier un territoire.

Il n’y a pas que l’eau qui, en tant que ressource soit un potentialité de futurs conflits. Chaque matériau est potentiellement concerné. Bien sûr le pétrole, qui l’a été tant de fois par le passé. Mais que va-t-il se passer avec le minerai de fer dont les ressources potentielles sur l’ensemble de la planète ne couvrent que 50 ans de nos besoins, qui même une fois grandement recyclé  ne dépasserait pas les 70 ans ?

Le Scandium, l’Indium, pourrait bien être les premiers minéraux source de conflits avant que nous n’ayons eu le temps de nous retourner sur les usages toujours très consommateurs de nouvelles technologies que nous ne cessons de vouloir généraliser à l’ensemble de la planète avec ce corollaire d’une disponibilité infinie.

A trop spécialiser les territoires, que ce soit en extraction, comme en production (et que dire des spécialisations agricoles), on monte en épingle les pollutions par la concentration du risque, on rend dépendant les territoires sans les rendre solidaires… Danger.

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ONU : Droit à l’eau et à l’assainissement

17 Octobre 2010 , Rédigé par Gérard Poujade Publié dans #Développement durable

L’Assemblée Générale des Nations Unies a adopté en juillet dernier une résolution reconnaissant l’accès à l’eau potable et à l’assainissement comme un droit humain.

884 millions de personnes n’ont pas accès à une eau potable salubre et 2,6 milliards d’hommes et de femmes n’ont pas les services de base d’un assainissement.

Mais cette résolution va certainement questionner ici aussi. Le droit à l’eau va immanquablement amener à se poser la question du lien entre accessibilité et coût. Car au-delà du droit à l’eau, d’autres droits se profilent : le droit à la vie, le droit à la santé, le droit à la nourriture et à un logement décent.

Droit nouveau, dépenses nouvelles, qui va payer ?

Dans les pays en voie de développement qui va payer ou qui va être mis à contribution ?

Et ici, quelle va être la priorité accordée à une facture d’eau impayée ?

La tarification sociale et progressive est un élément de réponse à ce droit à l’eau. Le fait que de nouvelles collectivités mettent en place ce genre de politique est une excellente nouvelle. Déterminer quel est le besoin en eau pour tout être humain et imaginer une politique qui permette de le fournir à chacun sera un progrès majeur de et pour l’humanité.

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André Billoux : la force de la fraternité

17 Octobre 2010 , Rédigé par Gérard Poujade Publié dans #Tarn

Andre billoux

André Billoux est un enfant tarnais. Né à Sérénac en 1928, il a grandi et vécu dans ce département qu’il affectionnait. Parallèlement à sa carrière de Fonctionnaire de 
l’éducation nationale, à l’Inspection Académique du Tarn, il déroule un parcours politique en tant que maire de Sérénac, Premier Vice-Président du Conseil général du 
Tarn puis Député de la première circonscription, celle de Jaurès. Il a marqué de son empreinte la seconde moitié du XXe siècle et Michèle Bermond, sa fille, nous fait 
revivre les grands moments d’une carrière politique entièrement consacrée à la représentation sans faille de ses concitoyens. Sa fibre sociale, son attachement sans 
limites à la fraternité le place naturellement parmi les figures incontournables de l’histoire politique locale. Atteint de la maladie de Charcot, disparu prématurément à 
l’aube des années quatre-vingt, il a laissé une œuvre considérable au service des tarnais, et plus largement du mouvement social en France.
Après une longue période de deuil, Michèle Bermond s’est plongée dans les archives « religieusement » conservées par sa mère et s’est livrée à un long travail de tri, 
de synthèse, d’analyse pour nous livrer un portrait sensible de cet homme, tant sur le plan politique et historique que sur le plan humain. Le lecteur redécouvrira 
l’homme à travers le récit qu’en fait sa fille, ainsi que par les extraits des très nombreux écrits laissés par André Billoux, les articles de presse qui ont jalonné son 
parcours et les nombreux documents iconographiques qui raviveront les souvenirs de tous ceux qui ont suivi de près ou de loin cette carrière exemplaire.
André Billoux est à l’origine de la création du Foyer d’Accueil Spécialisé de Sérénac, aujourd’hui géré par l’ASEI, et qui porte son nom. C’est l’un des exemples les plus 
marquant de l’œuvre réalisée par cet homme qui n’a eu de cesse de porter attention et solidarité à tous ceux que la vie a marqué du sceau de la difficulté. Un bel exemple 
de dévotion publique, une haute idée de la fonction de l’élu dans la société.

format 13 x 22 cm - 220 pages - 17 €

Editions : un autre reg'Art

Disponible en librairie et en maison de la presse sur le département du Tarn

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Tarification sociale et progressive de l’eau

6 Octobre 2010 , Rédigé par Gérard Poujade Publié dans #Développement durable

Les choses bougent. La semaine passée, je recevais à l’ARPE, la commune de Six-Fours dans le Var qui a instauré une rupture à partir de 50 m3, et qui a également mis au point un système de relevé des compteurs qui se déroule en deux temps pour encadrer la période estivale et traite ainsi le cas particulier des résidences secondaires.

La semaine passée, c’est la communauté d’agglomération d’Annecy qui a évoqué le sujet en conseil communautaire et qui va lancer une étude sur le sujet.

ET hier, on m’a transmis le lien vers le site de la ville de Libourne qui a également instauré ce système de taxation de l’eau.

Quand nous avons mis en place en 2006 la première étape de ce qui allait devenir une tarification sociale et progressive de l’eau, nous avions indiqué la justesse d’une telle décision :

-       les foyers modestes paieront moins cher et ce sera une mesure socialement juste,

-       le budget communal dédié à la gestion restera le même, le modèle est donc économiquement viable.

-       Ce sont les gros consommateurs et qui se trouvent être aussi les plus gros revenus qui sont amenés à mettre en place des dispositifs de récupération d’eau, c’est donc environnementalement efficace.

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Rafale de papier, ou l’actualité Dassault de la semaine

3 Octobre 2010 , Rédigé par Gérard Poujade Publié dans #France

journal clrLe groupe Dassault, propriétaire du Figaro, affole « le Parisien », comprendre le quotidien ! Le groupe industriel insatiable, celui qui à l’époque de « Jours de France » voulait donner l’actualité heureuse du pays, doit imaginer créer une ligne Maginot de l’actualité qui va dans le bon sens. Déjà, à l’époque de l’achat du Figaro, Serge Dassault ne se plaignait-il pas de la qualité du traitement de l’actualité, se plaignant de la trop grande place lassée à l’opposition, ou au point de vue syndical.

Cela ne doit pas donner à penser de la liberté de la presse. La « liberté » de la presse, c’est bien cela : c’est le patron qui décide ce qui est bon d’écrire !

Cela ne va pas sans rappeler la même quête d’achats de titre de presse par le groupe Hersant (du nom d’un député RPR de l’époque) dans les années 80. C’est toujours la même « liberté », la droite financière, achète des titres pour donner sa lecture de ce que devrait être nos lectures !

Mais les « voies » de la presse sont tout aussi impénétrables que celle du Seigneur Capital !

Tenez-vous bien, les Emirat Arabes Unis rencontrent des représentants de Boeing cette semaine. Aucun rapport ? Mais si, ils devaient prendre commande de 60 avions à Dassault. Alors que le groupe industriel français tenait à moitié cou, le CA de 60 rafales (avion militaire leader du groupe), les dirigeants émiratis n’auraient pas très bien digérés un article du Figaro révélant l’achat par le pays du golfe à Israël de matériel de sécurité, alors que les deux pays ne sont pas censés avoir de rapports diplomatiques.

Mais attention car rien n’est simple, dans un site d’information boursière, un article se termine avec cette conclusion toute commerciale : ne serait-ce pas une manœuvre pour « mettre une pression commerciale sur Paris au sujet du prix des appareils ».

 

Cette dernière phrase mérite beaucoup d’intérêts. Remarquez bien que la pression ne s’exerce pas sur le groupe Dassault, mais sur Paris.

Donc, ne faudrait-il pas que l’Etat français ne subventionne Dassault pour que celui-ci ne devienne « commercialement compétitif » pour emporter le marché ? Ou en clair, l’Etat français, donc le contribuable, ne doit-il pas subventionner l’armée d’un des pays les plus riches du monde, par le biais d’un groupe industriel qui ne manquera pas de prendre sa commission au passage ?

Tiens, et si avec cette commission, le groupe en question en profitait pour voir quel titre de presse acheter !

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