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l'association ARPE devient une SPL à l'assemblée régionale

29 Octobre 2014 , Rédigé par Gérard Poujade

Transformation de l'association ARPE (Agence du développement durable de la région Midi-Pyrénées) en SPL

Monsieur le Président,
Chers collègues,


A l'occasion des 20 ans de l'association ARPE, en 2011, celle-ci avait élaboré son projet d'agence pour la décennie à venir. Dans celui-ci nous avions indiqué notre volonté de transformer l'agence du Développement Durable du Conseil Régional en agence de Développement Durable de Midi-Pyrénées, ouverte à toutes les collectivités en la transformant en SPL.

Aujourd'hui ce sont 47 collectivités qui ont d'ores et déjà souhaité intégrer la SPL. Deux département : le Gers et l'Ariège, la communauté urbaine de Toulouse, 7 des 9 communautés d'agglomération, les Parcs Naturels Régionaux, et plus de 30 communautés de communes, syndicats mixtes ou communes. Cette liste arrêtée au 17 octobre dernier, à l'occasion de la réunion de rédaction du pacte d'actionnaires, aura vocation à s'agrandir car une dizaine de collectivités ont contacté l'agence depuis cette date. Il leur sera proposé d'intégrer la SPL dans le courant du premier trimestre 2015.

Il est important de noter l'éclectisme politique des collectivités qui adhèrent. Cela me paraît être une bonne nouvelle pour le développement durable. Cette notion - le développement durable - est aujourd'hui, au regard des difficultés économiques et financières des collectivités, discutée voire remise en cause.

L'objectif de la SPL est de proposer des outils très opérationnels, très pratiques pour mettre en œuvre des politiques quant à l'énergie, quant à l'utilisation des produits phytosanitaires, quant à la traduction dans nos documents d'urbanisme des trames vertes et bleues, quant à la promotion des énergies renouvelables.

Pour arriver à ce résultat, nous nous devons de féliciter les équipes de l'ARPE et leur action depuis bientôt 25 ans sur le terrain. Notre collègue Gérard Poujade, président de la structure, et l’équipe en place, s’inscrivent pleinement dans la continuité de ce travail reconnu par tous. La reconnaissance de la pertinence de ces actions est assurément pour beaucoup dans le fait que tant de collectivités ont souhaité adhérer.
Il faut également féliciter les adhérents actuels de l'ARPE. Que ce soient les associations, les secteurs professionnels, les consulaires, les entreprises, ils seront tous associés dans le comité de concertation de la SPL.

Par ce biais nous allons pouvoir démultiplier le bras d'action de la région au sens large, et pas seulement le Conseil Régional en matière de développement durable.

Pour cela, nous tenons à remercier toutes les collectivités, tous les élus, issus de tous les bancs de cette assemblée qui ont contribué à faire de cette mutation une réussite.

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Décision modificative budget Conseil Régionale Midi-Pyrénées

29 Octobre 2014 , Rédigé par Gérard Poujade

En assemblée plénière, nous avons voté des DM du bugdet régional. Parmi les financements qui ont du être adaptés, nous avons du prendre en compte le succès de l'écochèque. Nous avions prévu un budget pour 3.300 rénovations par an. Nous en attendons plus de 5.500 en 2014.

Nous avons là un dispositif cohérent avec le système national - lequel d'ailleurs a été créé postérieurement au plan Midi-Pyrénées Energies - donc incitatif qui réussit auprès de la population.

Je voulais juste rappeler quelques enjeux économiques liés à cette mesure. Le chantier moyen d'une rénovation tourne autour des 15.000 €. Ce qui veut dire que ce sont plus de 80 millions d'euros qui auront été investis par les particuliers de la Région.

Ce sont des emplois non délocalisables.

Cette mesure permet de faire faire des économies à nos concitoyens. Elle contribuera à diminuer nos émissions de gaz à effets de serre. Et ce sont certainement plusieurs centaines d'équivalents temps plein qui sont ainsi sur nos territoires.

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Décision modificative du budget Région Midi-Pyrénées

29 Octobre 2014 , Rédigé par Gérard Poujade

Décision modificative du budget Région Midi-Pyrénées
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En route pour CLIMAT 2015

24 Octobre 2014 , Rédigé par Gérard Poujade

PRÉSENTATION AU SÉNAT DU STANDARD DE COMPENSATION CARBONE ELABORE À L'ARPE

PRÉSENTATION AU SÉNAT DU STANDARD DE COMPENSATION CARBONE ELABORE À L'ARPE

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nouvelles politiques : la monnaie régionale

22 Octobre 2014 , Rédigé par Gérard Poujade

la loi sur l'ESS votée le 30 juillet dernier permet un nouveau développement pour les monnaies locales.

Cet article de la gazette des communes dresse un bon état des lieux.

Il est clair que nous ne sommes pas assez de pionniers sur ces nouvelles politiques. Bon nombre d'élus se contentent de gérer au fil de l'eau.

"le pouvoir se mesure à l'audace" Jaurès

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Les autocars « libéralisés », un sujet complexe ? Une opportunité pour les Régions ?

18 Octobre 2014 , Rédigé par Gérard Poujade

En commission permanente, la question a été posée de l’implication de la position du Ministre MACRON sur la simplification de l’ouverture du marché des lignes d’autocaristes.

Les postures des uns et des autres sont très significatives du mal à réformer la France. La plupart des positions sont plutôt défavorables et personne ne se précipite pour défendre ou simplement étayer la réflexion sur un tel sujet. Listons les objections qui se font jour :

  • Cette libéralisation compromettrait l’équilibre et le développement du trafic voyageurs de la SNCF.
  • Cela mettrait sur les autoroutes des véhicules qui contribueraient à polluer d’avantage et dégraderait encore notre bilan carbone.
  • Cette « libéralisation » se ferait au profit du « grand capital »
  • Il serait mis en place les « transports du pauvre ».

Reprenons chaque objection et reprenons des faits plus que des dogmes.

Le danger pour le trafic SNCF.

Dans les mots employés pour indiquer ce danger, on évoque la difficulté à tenir les petites gares des transports régionaux ferrés qui s’arrêtent en moyenne un peu moins de tous les 20 kilomètres. Le projet porte sur des lignes interrégionales de plus de 200 kilomètres. L’écart est tel que l’on imagine mal une concurrence réelle entre ces 2 types de transports, tout au plus les dessertes grandes lignes.

De plus dans les pays ou l’ouverture du marché a eue lieu, la conversion des passagers n’a pas impacté les fréquentations ferroviaires.

Enfin, il est notoire de dire que la SNCF est favorable à cette mesure !

Cette objection apparaît bien comme une erreur.

La pollution sur les routes.

Là aussi, la méconnaissance des chiffres poussent à la réaction d’instinct plus qu’à l’analyse des chiffres. Si l’on prend la moindre calculette carbone, on peut constater que la trace de C02 est quasiment identique pour le train et l’autocar. Chacune d’entre elle représentant 7 fois d’impact que le même trajet en voiture. ET je m’étais laissé dire (pardon, je n’ai pas retrouvé la source) qu’un car, rempli de 30 passagers, générait - en coût global – 4 fois moins de CO2 que 30 passagers dans un train.

L’objection de la pollution CO2 est donc entièrement fausse.

La libéralisation se ferait au service du grand capital.

Aujourd’hui, il existe 2 grandes sociétés qui gèrent des bus : Eurolines, dont l’actionnaire principal est VEOLIA et IDBUS dont l’actionnaire principal est la SNCF. Il est intéressant de noter que la SNCF avait vendu en son temps sa participation dans Eurolines au profit de VEOLIA, et que l’opérateur historique s’est retrouvé à recréer une société dont les résultats ne répondent toujours aux attentes de leurs créateurs. En fait la mesure, au contraire de l’objection indiqué, ne profiterait pas au grand capital, mais permettrait certainement à des opérateurs locaux (régionaux) de trouver une place sur un marché qui leur est inaccessible.

Cette objection est fausse. Au contraire, c’est la situation actuelle qui est favorable à une entreprise du CAC 40.

Les transports du pauvre.

Aujourd’hui, le moyen de transport collectif le moins cher au kilomètre est le covoiturage. J’invite tout un chacun à jeter un coup d’œil sur blablacar. Chacun pourra voir à quel prix très accessible on peut aller de ville à ville, de pays à pays. Nous avons là les vrais tarifs low-costs du transport.

J’ai entendu que pour aller de Paris à Marseille, les riches prendraient l’avion, les un-peu-moins-riches disposerait du TGV, un cran au-dessous, les trains et en fin de liste, les pauvres donc prendraient les cars. Je rois que ceci est en revanche assez vrai.

Cela appelle plusieurs questions.

Faut-il souhaiter que tout le monde aille de Paris à Marseille en Avion ? Ce serait le plus mauvais des bilans carbones.

Est-il inopportun de mettre à disposition une offre de prix qui laisse du pouvoir d’achat à ceux qui sont les pauvres ? Car pour celui qui doit faire Paris Marseille et dispose de peu de moyens, on ne lui donne pas une offre moins chère et donc plus accessible.

Le mal français… C’est que personne ne fera rien, et chacun de son promontoire restera sur son quant à soi. Les Régions devraient se mettre au travail sur ce sujet. Il existe sur tous les territoires des sociétés locales d’autocaristes. Pourquoi ne pas imaginer la création de structures communes, sous forme coopérative. Le statut de SCIC est un formidable outil pour un tel développement, qui relève de l’économie sociale et solidaire. Je suis convaincu que sur notre région, ou sur l’ensemble qui se dessine sur nos deux régions cela nous permettrait de créer près de 1.000 emplois.

Si la mesure voit le jour, je crains fort que les régions ne se réveillent trop tard. Au lieu de rester craintif devant le danger, je propose que nous soyons moteur en associant les compétences que nous avons capitalisées sur le transport ferré et orientions ces lignes d’autocars grandes distances en complémentarité.

Les autocars « libéralisés », un sujet complexe ? Une opportunité pour les Régions ?
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Lutte contre le gaspillage alimentaire

16 Octobre 2014

C'est aujourd'hui la journée de la lutte contre le gaspillage alimentaire.

Les tonnages perdus, les proportions de ce que l'on jette, les productions mal formées, représentent tous des chiffres impressionants. Les 134 g qui seraient perdu poir chaque repas pris en restauration collective donne à penser une fois que l'on sait les dizaines de millions de repas servis tous les ans.

Dans la commune du Séquestre, nous avons mis en place un composteur pour faire en sorte que nous ne "perdions" rien dans le cadre du retour au sol.. Mais j'ai bien conscience que je n'ai pas forcément "évité" les 134 grammes.

Il me semble toutefois que nous devrions imaginer une action globale pour systématiser la récupération au plus court des déchets. D'autant plus que les exutoires ne manquent pas. Le compostage, mais aussi la méthanisation, le recyclage énergétique pour les huiles, il existe des techniques, des filières pour lutter contre la partie aval du gaspillage alimentaire. Et quel magnifique critère d'éco-conditionnalité qui pourrait ainsi être mis en place,et je crois, accpeté par les élus de tout bord.

Mais le plus gros de l'économie doit certainement être envisagé dans la partie amont.

Il faut impérativement ques les cuisines centrales intègrent la partie amont pour éviter les pertes avant même que d'arriver en cuisine.

Des grandes surfaces mettent en place des campagnes de publicité sur les fruits et légumesmoches. Pourquoi cela ne ferait-il pas l'objet d'une demande dans les appels d'offres publics?

Ce n'est pas dans les collectivités où le besoin en esthétique du produit est le plus important !!

Où ai-je manqué une étape ?

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Petit-déjeuner de l'ARPE "Mobilité en Midi-Pyrénées"

13 Octobre 2014 , Rédigé par Gérard Poujade

Petit-déjeuner de l'ARPE "Mobilité en Midi-Pyrénées"

Mobilité en Midi-Pyrénées.
Complémentarité des acteurs et des modes de déplacements

le mardi 14 octobre, de 9h à 11h
en l’Hôtel de Région, Toulouse


Plus de la moitié des émissions sectorielles de C02 sont liées aux transports en Midi-Pyrénées. La mobilité, ou pourrions-nous dire les mobilités, représentent un enjeu stratégique en Midi-Pyrénées, la plus vaste région de France.

Pour répondre aux enjeux économiques, environnementaux et sociaux, de multiples acteurs apportent localement des solutions adaptées et complémentaires, en matière de déplacement.

De nouvelles démarches, de nouveaux concepts et outils facilitent la multimodalité et renforcent la complémentarité des réseaux de transport.

A chaque parcours sa solution pourvu que chacun, autorité organisatrice des transports, collectivité, citoyen, entreprise, contribue à une mobilité durable en Midi-Pyrénées.

Programme complet sur www.petitsdejeuners.arpe-mip.com/

Ce petit-déjeuner est organisé par l'ARPE Midi-Pyrénées, en partenariat avec la Région Midi-Pyrénées et l'ADEME.

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Pourquoi je n'ai pas voté la délibération concernant les tarifs de cession du foncier de la ZA Rieumas à Marssac ?

11 Octobre 2014 , Rédigé par Gérard Poujade

Pourquoi je n'ai pas voté la délibération concernant les tarifs de cession du foncier de la ZA Rieumas à Marssac ?

Il y a deux semaines, je participais à l'AG de la FRTP. J'ai, comme toutes les personnes présentes, entendu les 2.700 pertes de postes dans la profession, et j'ai indiqué pourquoi il fallait revoir l'urbanisme et reprendre les traditionnels lotissements pour penser différemment la construction et surtout l'aménagement.

Il y a 6 mois, j'ai assisté à une présentation de l'agence d'urbanisme (AUAT). A cette occasion, un état des lieux a été fait des zones industrielles de plus de 30 ha (si ma mémoire est bonne) ayant des terrains disponibles. Le stock représenterait sur l'agglomération toulousaine l'équivalent de 25 ans de consommation de terrain, et plus de 50 ans pour le reste de la Région.

Un élu faisant remarquer que la plupart des intercommunalités mettaient en vente des surfaces bien plus petites, ce qui augmentait bien plus encore ce stock.

On est bien là dans l'impasse du raisonnement économique à la petite semaine des zones industrielles.

Bien sûr il faut fournir de la capacité de développement aux entreprises, bien sûr il faut accompagner la croissance de celles-ci. Mais il y a une contrepartie moins visible mais bien réelle. Dans l'agglomération toulousaine, le croissance démographie et urbaine permet de ne pas générer de friches industrielles. Mais dans le reste de la région, c'est tout le contraire.

Chaque fois que l'on met une surface nouvelle, le long d'une autoroute, aux abords d'un échangeur, on appauvrit les zones industrielles plus anciennes. Il n'existe pas de politique de rénovation et d'entretien des espaces industriels. Il est très intéressant de faire un passage dans nos anciens espaces d'industrialisation. Certaines rues sont vides à 80%. Des locaux abandonnés, des sites en déshérence. Mais pour les entreprises qui sont toujours là, il s'agit d'un environnement de travail délabré, un aspect commercial peu attirant.

Du point de vue social, quel manque de prise en compte des entrepreneurs et des salariés qui y travaillent toujours !

Du point de vue environnemental, une telle politique consiste à toujours consommer plus de territoire et toujours parmi les terres les plus intéressantes.

Et du point de vue économique - et je repense à l'AG de la FRTP et les à-coups que subit la profession - un entretien correspond à une dépense constante et régulière. Créer une zone, c'est faire un coup, une fois. Quand les financements publics disparaissent, les coups n'existent plus, les licenciements sont par milliers.

Donc nous présentons une zone industrielle toute neuve, proche d'un échangeur, contre l'autoroute avec des parcelles déjà découpées entrainant par nature une surconsommation supplémentaire car passées les premiers acheteurs qui choisissent la parcelle qui leur correspond, pour tous les autres il faut acheter plus de terrains, dont voit bien avec le temps qu'il ne sont jamais bien utilisé. Cela donne une friche industrielle liée avec un bout de fiche agricole.

Comment se fait-il que ceci ne soit pas un débat ? C'est très étrange. Enfin pas si sûr...

Dans le même conseil communautaire, nous avons voté les commissions de la communauté d'agglomération... Il n'y a pas de commission économie. Pas si étrange, donc.

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