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Publié par Gérard Poujade

Alors, notre premier engagement, c’est bien sûr pour l’emploi. Et c’est pourquoi, dans le projet que j’ai présenté devant les Français, la première priorité, c’est le redressement économique. C’est d’avoir des filières industrielles – vous en connaissez, ici, elles sont excellentes : l’automobile, le ferroviaire, l’industrie agroalimentaire. C’est d’avoir ces filières, c’est de les soutenir. C’est d’avoir aussi la capacité de dominer la finance, pour qu’elle soit au service du financement de l’économie.

L’emploi, le travail, c’est de permettre aux PME d’être encouragées, soutenues, développées. D’où l’idée de la banque publique d’investissement qui s’appuiera sur les fonds des conseils régionaux pour intervenir au capital ou sous forme de prêt aux petites et moyennes entreprises. L’emploi, c’est ce que nous stimulerons par une politique fiscale qui sera favorable aux PME, avec des taux d’imposition sur les sociétés qui seront plus bas pour les petites entreprises et plus élevés pour les grandes.Francois-Hollande-Albi-1.jpg L’emploi, c’est ce que nous favoriserons en faisant en sorte que l’impôt sur les sociétés soit plus élevé lorsque le bénéfice est distribué aux actionnaires et moins élevé lorsqu’il est réinvesti dans l’entreprise. L’emploi, toujours, c’est à travers le contrat de génération, celui qui permettra à l’employeur qui gardera un senior le temps qu’il puisse préparer sa retraite et qui embauchera un jeune – mais avec un contrat à durée indéterminée. Le contrat de génération permettra à cet employeur de ne plus payer de cotisations sociales sur les deux emplois.

 

Et puis nous avons le devoir, dans une période difficile pour la jeunesse, de faire que dans les quartiers notamment, les plus frappés par le chômage, que ces emplois jeunes, ces emplois d’avenir soient consacrés justement à ces jeunes, pour leur permettre de retrouver confiance en eux-mêmes et capacité pour agir. Oui, je ferai même en sorte qu’aucun jeune de 16 à 18 ans ne se retrouve sans solution. Et celui qui ne sera pas en formation, en apprentissage ou dans l’éducation nationale devra avoir un service civique. Parce que je ne veux qu’aucun jeune de 16 à 18 ans soit mis de côté, abandonné, oublié, relégué.


Le travail, l’emploi, c’est ce que nous essaierons de préserver. Mais quand il y aura des mutations économiques – car il y a toujours des changements qui s’opèrent dans l’économie –, eh bien il y aura la sécurité sociale professionnelle : celle qui permettra à tout salarié menacé par un licenciement ou obligé d’accepter une mutation, une mobilité, d’avoir une formation qui sera de droit. Parce que le rôle de la puissance publique, ce n’est pas d’attendre qu’un salarié devienne chômeur pour lui venir en soutien, c’est de lui permettre comme salarié d’avoir une formation qui lui permettra d’avoir un nouvel emploi sans passer par la case chômage !

Vouloir l’emploi, le travail, c’est lutter contre la précarité. Faire en sorte que les entreprises qui recrutent avec des contrats à durée indéterminée paient moins de cotisations chômage que les entreprises qui recourent de manière abusive aux CDD, à l’intérim ou aux formules précaires.

Voilà ce que je veux : mettre le travail au cœur de la société. Et pour cela, je n’ai pas besoin d’opposer les chômeurs aux salariés. Je n’ai pas non plus nécessité d’opposer les salariés du privé aux salariés du public. Je n’ai pas besoin d’opposer les Français et les étrangers. J’ai simplement à dire que le devoir de celui qui sera le prochain président de la République, c’est de mettre l’emploi et le travail au cœur de ses décisions : décisions budgétaires, décisions financières, décisions économiques. Et de mobiliser l’ensemble des acteurs économiques pour que nous ayons toujours cette volonté de préférer l’emploi, le travail, au chômage et à la précarité.

 

Articles complémentaires sur le thème "Emploi et développement économique":


  • Consultez le Communiqué de presse d'Alain Vidalies, Responsable du pôle Emploi dans l'équipe de campagne de François Hollande, publié le 23/02/2012, en cliquant sur le lien ci-dessous:

L'Insee publie aujourd'hui une étude comparative sur le coût du travail des pays européens. Alors que Nicolas Sarkozy se présente comme le candidat de la compétitivité, après avoir été le Président du déclin, les chiffres présentés par l'institut de la statistique apportent un démenti cinglant au discours du candidat sortant pour justifier l'augmentation de la TVA. 

 

  • Consultez le Communiqué de Bruno Le Roux, Porte-parole de François Hollande: "Emploi, la démission d'un président", publié le 21/02/2012, en cliquant sur le lien ci-dessous:

Avec 9,9% de chômeurs, un niveau jamais atteint au cours des années 2000, l'invention saugrenue d'un référendum sur le chômage est devenue le nouveau théâtre des gesticulations contradictoires du tandem Sarkozy/Fillon. Une fois de plus, l'UMP n'a rien trouvé de mieux à faire que de désigner un ennemi de l'intérieur qu'il faudrait combattre pour rechercher le salut de la France.

 


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