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Publié par Gérard Poujade

auto élecLes agendas 21 sont à la croisée des chemins. Soit ils s’intensifient dans les fiches actions nombreuses et les collectivités produiront des catalogues de plus en plus longs de leurs pratiques, soit ils deviendront plus simples à lire et seront des outils de liens entre élus et populations.

La base d’une politique de développement durable est la participation. Les dangers ou les travers de celle-ci sont nombreux. Le principal est de donner à penser que l’avis de chacun doit être intégré comme faisant partie d’un besoin pour tous. Le diagnostic partagé est aussi une source de confusion. D’abord parce qu’il n’y a jamais de consentement à 100%, ensuite le périmètre du diagnostic est souvent partiel.

Enfin qu’en est-il de la part du politique ? Que devient un agenda 21 selon que l’exécutif est climato sceptique ou non ?

Je pense que nous devons replacer la place du politique dans les agendas 21. A reconsidérer la notion de « primus inter pares », l’élu, l’exécutif doit être un parmi les autres, et un différent des autres, accepté par les autres.

 

Je traduis cela en termes concrets pour la commune du Séquestre. Lors de la réunion publique, j’ai indiqué 5 objectifs pour les 10 ans qui viennent.

1) La mise en place d’un système étendu de participation : pour être un parmi les autres, il faut que le plus grand nombre puisse apporter une contribution. Et il faut que les structures de participation puissent apporter en retour des modifications sur le projet public.

2) Devenir un territoire où la pauvreté serait éradiquée. Un des plus grands défis de nos sociétés démocratiques tournera autour de la pauvreté ou du sentiment de pauvreté. Celui-ci referme sur soi l’individu, le rend hostile à autrui. Il reste néanmoins l’indicateur à mettre en place. Le seuil de pauvreté est un outil de mesure, mais le reste à vivre, si délicat à mettre en place, est cet outil qu’il nous reste à inventer.

3) Devenir un territoire à énergie positive. Parmi les ressources qui vont devenir rares au point de devenir de plus enchères, il y aura l’énergie. Ce sera également pour vrai pour l’ensemble des ressources non renouvelables, mais la plus handicapante pour les population sera à coup sur l’énergie.

4) Devenir un territoire ou les activités générées par l’homme sont compensées par lui-même. Cela concerne principalement les Gaz à effet de serre, et principalement le CO2. Mais cela concerne également la biodiversité. Mons consommer de territoire, produire plus de végétation différenciée, voilà quels sont nos enjeux.

5) Devenir un territoire zéro déchet. On ne peut ne pas être conscient du caractère extinguible des ressources et continuer à les gaspiller. Les déchets doivent être recyclé, ils doivent surtout être évités. C’est un enjeu qui concerne tout autant ceux qui les produisent comme ceux qui les consomment.

 

Nous allons nous mettre au travail pour mettre en place les indicateurs qui permettront de mesurer ces 5 objectifs. Ensuite, nous mettrons une grille d’analyse pour toutes nos prises de décisions pour les orienter vers une plus grande efficacité à contribuer à ce qui sera désormais notre nouvel agenda 21.

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