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La Dépêche du Midi - Publié le 27/04/2012.

Au soir du premier tour, dans la foulée de l'amélioration du total des voix de droite du fait de la poussée de Marine Le Pen, BVA a mesuré une réduction sensible de l'avance de François Hollande. Le 22 avril, le candidat socialiste ne devançait plus « que » de 6 points le Président sortant avec 53 % contre 47 % des intentions de vote. Sa domination chutait ainsi de 3 à 4 points par rapport aux derniers sondages effectués avant le premier tour (56 % et 57 %).

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Mais «la posture très droitière adoptée par le Président depuis lundi pour séduire les 18 % d'électeurs FN semble, une fois de plus, totalement contre-productive», analyse Gaël Sliman, directeur de l'institut BV. Les déclarations sur le 1er mai et le « vrai travail », et le supposé soutien de Tarik Ramadan à François Hollande n'ont pas eu l'effet escompté.

«En plus de le faire baisser en moyenne auprès de l'ensemble des Français (-1,5 point), cette posture dégrade les reports de voix des électeurs de Marine Le Pen, visiblement agacés que l'on essaie de les séduire avec de si grosses ficelles», estime M. Sliman. Alors qu'ils étaient 57 % à se reporter sur Nicolas Sarkozy dans le sondage BVA - La Dépêche - Orange effectué le 22 avril au soir, ils sont désormais 10 points de moins à l'envisager (47 %).

Hollande séduit tous les actifs

Toutes les tranches d'âges actives votent majoritairement Hollande, avec des niveaux compris entre 54 % et 57 % chez les 25-49 ans et culminant à plus de 60 % auprès des plus jeunes (66 % parmi les 18-24 ans) et des quinquas (63 % parmi les 50-64 ans). Inversement, les plus de 65 ans votent massivement Sarkozy (61 %).

«En termes de niveaux de revenus, les clivages sont tout aussi impressionnants : Hollande recueille les voix de 61 % des Français aux plus bas revenus, de 59 % de ceux disposant de revenus moyens inférieurs, de 52 % de ceux disposant de revenus moyens-supérieurs, et n'est devancé par Sarkozy qu'auprès des Français aux plus hauts revenus (49 % contre 51 %). En termes de CSP, les ouvriers votent Hollande à 68 %, alors que les cadres votent Sarkozy à 52 %. À cet égard, il n'est pas sûr que la métaphore de la France qui travaille ou qui se lève tôt s'applique toujours aussi bien pour qualifier les supporters de Nicolas Sarkozy. Il est en tout cas certain que l'image du candidat du peuple contre les élites n'est pas du tout passée dans l'opinion publique», estime Gaël Sliman.

«Au niveau géographique, une seule France vote Sarkozy, et très massivement (58%) : la France des villes moyennes de 20 000 à 100 000 habitants. Toutes les autres parties du territoire, optent pour Hollande : ce choix est écrasant dans les grandes agglomérations (56% dans les villes de plus de 100 000 habitants) et, plus particulièrement dans l'agglomération parisienne (62%)», explique Gaël Sliman. « Mais, le vote Hollande est aussi majoritaire dans les petites villes et les campagnes qui avaient beaucoup voté FN au premier tour : Hollande recueillerait 53% des suffrages dans les communes rurales et 56% dans les villes de moins de 20 000 habitants.»

Tag(s) : #Développement durable

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