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Articles avec #biodiversite tag

Après le confinement… 3 ... Le potager ! Une évidence.

22 Mars 2020 , Rédigé par Gérard Poujade Publié dans #Développement durable, #biodiversité, #potager, #jardin

jardin de mars

jardin de mars

En France plus de la moitié de la population dispose d’une maison ou d’un appartement ayant accès à un espace vert privatif. Dans ma commune, c’est plus de 90 % des logements. Et je ne suis pas sûr que nous n’utilisions ces surfaces à bon escient.

Pour ma part, je dispose d’un potager de 30 m2 utiles (voir la photo). Inutile de dire que je ne suis pas un concurrent du monde agricole ou du marché de Rungis… quoique !

Depuis le début du confinement, et alors que nous sommes à la fin de l’hiver, ce qui n’est pas la période de plus grande production agricole, j’ai vu au repas de confinés du céleri rémoulade, de la salade verte, du velouté à l’oseille, un pot-au-feu avec poireaux, oignons, céleri, thym, romarin. Tous ces ingrédients étaient dans le jardin.

En observant ce que nous allons pouvoir manger dans les heures et jours qui viennent, je vois du chou kalé, des blettes, en plus de tout ce que je peux renouveler de la liste ci-dessus.

Dans quelques jours, je devrais également me régaler des premiers radis. Je surveille les premiers boutons d’artichauts, j’ai de nouvelles salades, les premières fleurs des fraisiers sont là, et puis les fèves, et puis les petits pois, et puis.

L’an passé, comme chaque année, sur cette toute petite surface, je produis entre 50 et 60 variétés différentes. Je ne sais pas, parce que je ne l’ai jamais calculé, quel est le montant de l’économie que cela représente. Je n’ai pas fait ce calcul car je ne crois pas que c’est l’intérêt principal. Si travailler la terre est en soi un moment de repos, de tranquillité ou de réflexion, il est surtout la garantie de « savoir ce que l’on mange ». Sans aucun traitement, en recyclant tous les produits fermentescibles dans un bas différent chaque année, c’est le geste d’économie circulaire le plus efficace que tout un chacun – qui dispose d’un bout de terrain – peut faire.

Alors en résumé, c’est quoi la différence entre consommer une fraise du jardin et une fraise venue de l’océan de plastique d’Andalousie ou du Maroc ?

  1. Le goût. Essayez juste une fois, vous comprendrez !
  2. Zéro chimie dans le sol.
  3. Zéro carbone lié au déplacement de marchandise. Une fraise zéro carbone.
  4. Du stockage carbone dans le développement du fraisier !
  5. Zéro travail mal payé pour des salariés souvent mal traités.
  6. Environ demi-heure entre le fraisier et le bol du dessert !
  7. Un peu d’exercice pour l’entretien du jardin
  8. Zéro emballage. Et zéro manutention.
  9. Et… beaucoup moins cher !

La preuve par 9 ? Si tout le monde se mettait à produire 50 variétés de fruits et légumes, vous verrez cette énorme différence avec tous les produits que nous faisons venir hors saison de tous les coins du monde.

 

Mais le confinement, c’est aussi le moment où on fait le constat que tout le monde n’est pas emmuré dans le même logement. Alors une pensée pour tous ceux qui sont en appartement sans balcon, sans terrasse. Certes il est toujours possible d’avoir quelques plantes aromatiques dans des vases, mais, difficile de faire réellement manger une famille. Donc dès que le confinement est terminé, regardez où est l’AMAP la plus proche, ou mieux encore, où se trouve le jardin partagé qui vous attend.

Pour l’après confinement, l’objet sera de « se soustraire ». Chaque fois que nous n’achèterons pas, nous ne contribuerons pas au système qui nous oblige à consommer des produits moins bons et moins adaptés, qui nous plombent notre santé (on le voit là), nos économies, et notre environnement.

 

Au fait ce midi, c’est poireaux vinaigrette… du jardin, les poireaux !

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Agro écologie appliquée à #Fonlabour lycee...

31 Mars 2015 , Rédigé par Poujade Gerard Publié dans #Fonlabour, #canet, #biodiversité

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