Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Articles avec #developpement durable tag

Après le confinement… Le télétravail ? Un geste barrière de plus ?

22 Avril 2020 , Rédigé par Gérard Poujade Publié dans #Développement durable, #Le Séquestre, #agenda21, #covid19

Et tout d’un coup, des salariés, des entreprises se rendent compte que le télétravail peut exister, mieux qu’il peut être efficace, mieux encore qu’il s’agit d’une disposition de travail qu’il faudrait peut-être bien exploiter.

Malgré tout, un certain nombre de freins existent.

Pourquoi le télétravail agace-t-il ?

  • Objection n° 1 : Le télétravail ne concerne pas tout le monde. 
    Il faut bien le dire, le télétravail ne peut pas concerner tous les métiers. La crise du COVID-19 vient de faire la démonstration que les personnels dont on a le plus besoin exercent des métiers où la présence, le geste imposent une présence physique : Les infirmières, les éboueurs, les forces de l’ordre… Le télétravail ne concernerait qu’un tiers de la population.
  • Objection n°2 : le management par le contrôle.
    Il est une tradition de petit chef de vouloir tout le monde sous contrôle. Et plus un cadre est mauvais, plus il souhaite contrôler ses troupes. Il est assez fréquent qu’un chefaillon qui ne ferait rien chez lui n’ait aucune confiance dans ses troupes laissées à leur propre sort ! 
  • Objection n°3 : le télétravail est une affaire de bobos.
    Les professions de cadres sont plus adaptées au télétravail que les tâches opérationnelles (objection n°1), cela conforte cette idée que seules les professions intellectuelles sont adaptées.
  • Objection n°4 : il n’est pas aisé de travailler chez soi.
    Soit parce que les enfants courent autour du poste de travail, soit par manque de place, le domicile ou la situation personnelle peut ne pas être adapté. D’autres personnes ont besoin de disposer d’un cadre en dehors du contexte personnel pour bien travailler.
  • Objection n°5 : le télétravail casse les relations professionnelles.
    En restant seul chez soi, il est évident que les relations entre les employés d’une même entreprise seront plus distendues. Cela peut être une objection pour l’employeur car cela diminue l’esprit d’équipe ou l’esprit d’entreprise. Cela peut aussi être une objection pour les salariés car cette distance réduit la possibilité collective ou syndicale d’intervention.

Toutes ces objections existent. La séquence qui vient d’être imposée à tous les employeurs a tordu le bras à toutes les objections pour un temps donné. Celles-ci demeurent et n’ont pas perdu leur fondement.

En revanche, l’expérience a permis de mettre à l’épreuve l’idée que l’on se fait de ces freins. Et les retours sont nombreux de ceux qui ne pensaient pas cela possible. En télé travaillant, on peut se concentrer sur des dossiers. On évite des déplacements. On y trouve plus de confort.

Nombreux sont ceux (employeurs et employés) qui se rendent compte qu’une partie du travail suivant ce mode est possible.

 

Alors juste quelques calculs pour dire ce qu’il en est sur des enjeux environnementaux. La distance moyenne parcourue par un français pour se rendre en voiture à son travail est de 20 km. La part de la population qui peut télé travailler est de 30% sur un total concerné de 30 millions d’actifs.

En prenant pour hypothèse que 1 jour sur 5 de travail, ces personnes se mettent dans cette nouvelle configuration de travail, cela donnerait les résultats suivants.

Pour une personne qui travaille à temps plein, les déplacements non parcourus représenteraient une économie annuelle de 1.800 € environ.

Avec une émission moyenne de 130 gr de CO2 au km, chaque personne éviterait 234 kg CO2 annuel.

Maintenant regardons ce qu’il se passe au niveau national.

Sur la base d’une consommation de 6 l aux 100 km, la France consommerait près d’un milliard de litres de carburant en moins. Cela veut dire une économie sur ce seul poste de 1, 2 Milliards d’euros (Md€). Si l’on considère que le coût global d’un kilomètre de voiture revient à 35 centimes d’euros (achats, assurance, entretien, carburant, péages…), l’économie pour les familles serait de l’ordre de 16, 2 Md€, soit 0,7% du PIB français. Cela veut dire une distance parcourue globale de plus de 16 milliards de kilomètres en moins. Ce qui représente un besoin de 100.000 voitures en moins tous les ans.

Notons que pour les routes embouteillées, ce serait 6% de trafic en moins. Et cela contribuerait à réduire de 2,6 millions de tonnes de CO2 chaque année, soit 0, 03 t de CO2 par an et par habitant. Pour mémoire, notre production actuelle est d’un peu plus de 5 t.

 

Certes tout le monde ne peut pas télé travailler. Mais il en va du télétravail comme du coronavirus. Ceux qui travaillent de chez eux contribuent à protéger tout le monde. C’est moins de CO2, moins d’embouteillages, moins d’accidents, moins d’importations de produits pétroliers, certainement moins d’assurances, plus de revenus, plus de temps libre gagné sur le temps de déplacement.

Il y aurait certainement moins de morts sur les routes, le télétravail pourrait être plus efficace que la modification de la vitesse sur les routes nationales et départementales !

C’est aussi une illustration que moins de PIB n’entraîne pas automatiquement moins d’emplois, moins de richesse. 

Cette baisse de 0,7% du PIB reviendrait à un plus de 245 € par habitant. Et il est bien difficile de dire quelle est la part de l’emploi perdu nationalement quand la dépense principale économisée provient d’achats qui n’ont qu’une très faible part nationale !

 

Le télé travail est un geste barrière de plus. En évitant un déplacement sur 5, chaque jour de télé travail contribue à une qualité de vie plus saine pour tous.

Lire la suite

Quelques chiffres sur le monde automobile

6 Avril 2020 , Rédigé par Gérard Poujade Publié dans #Développement durable, #Economiecirculaire, #France, #agenda21

Quelques chiffres sur le monde automobile

Il y a en France 40 millions de voitures. La distance moyenne parcourue est de 13.000 kilomètres par an.

Cela veut dire que nous parcourons 520 milliards de kilomètres tous les ans, soit 10 milliards par semaine.

Une voiture fait en moyenne 160.000 kilomètres durant sa vie. En prenant pour hypothèse que la quasi-totalité des voitures sont à l’arrêt pendant le confinement, cela veut dire que chaque semaine on « économise » la vie de 62.500 voitures. Si cet arrêt imposé dure 8 semaines, c’est un demi-million de voitures qui n’auront pas été consommées dans l’intervalle. Cette absence de roulage, va diminuer pour plusieurs années le parc de voitures à renouveler. Pour donner un ordre d’idée, il s’est vendu 2,2 millions de voitures en 2019.

 

Si on prend pour hypothèse que ces voitures consomment 6 litres tous les 100 kilomètres, ce sont 2,4 milliards de litres de carburant non consommés. Ceci devrait entraîner une moindre dépense mensuelle de 3 milliards d’euros.

 

L’assureur MAIF a écrit à ses sociétaires que la mutuelle allait faire de substantielles économies au regard de la baisse spectaculaire de l’accidentologie automobile.

 

En matière d’émission carbone, avec une production de 140 g de CO2 par kilomètre parcouru, ce sont 1, 4 millions de tonnes de CO2 en moins dans l’atmosphère national chaque semaine. Ces chiffres étonnants montrent pourquoi les images que l’on peut voir du ciel sur les particules fines ou d’autres polluants peuvent si rapidement modifier.

 

Cet épisode aura – peut-être - profondément changé le rapport de beaucoup de personnes au télétravail. Si ce mode de travail venait à connaître, on pourrait tout à la fois :

  • Diminuer les émissions carbone de nos déplacements.
  • Économiser le budget voiture qui pourrait ainsi durer plus longtemps.
  • Diminuer le nombre d’accidents.
  • Augmenter le pouvoir d’achat des salariés en diminuant le coût transport, et peutêtre aussi celui des polices d’assurances.

 

Lire la suite

Ne pas faire comme si de rien n’était !

28 Mars 2020 , Rédigé par Gérard Poujade Publié dans #Développement durable, #Fonlabour, #Le Séquestre

O saveurs paysannes - magasins de producteurs au Séquestre

O saveurs paysannes - magasins de producteurs au Séquestre

Cette crise sanitaire nous l’aura démontré, il va être impératif que, localement, les territoires se mettent en ordre de marche pour anticiper ce qui correspond aux besoins vitaux  et nouveaux des citoyens.

La mondialisation, la confiance aveugle dans un système d’abondance nous ont rendu totalement dépendants de centres de décisions qui nous sont indifférents pour le mieux, et hostiles, parfois.

 

Je souhaite que la communauté d’agglomération se penche sur la possibilité de produire, ou de faire produire localement des produits correspondants aux premières nécessités.

Et pourquoi ne pas commencer par les masques et le gel hydro alcoolique dont nous avons tant besoin, et pour lesquels nous ne savons pas vers quels fournisseurs nous tourner pour répondre à nos besoins.

Il faut que nous organisions la logistique et la livraison de ces produits – et certainement pas que ceux-là – pour qu’ils soient retirés d’une logique de marché.

 

De la même façon, nous allons devoir regarder, et nous impliquer, dans la production agricole  et alimentaire locale. Aujourd’hui plus de 90% de ce que produit un agriculteur n’est pas consommé à 50 kilomètres de sa ferme, et plus de 90% de ce que mange la population n’est pas produite dans un rayon de 100 kilomètres. Nous allons devoir repenser l’autonomie alimentaire. La crise montre tout d’un coup que l’agriculture manque de bras. Pour ma part, je crois fermement que dans nos territoires ruraux, c’est bel et bien la terre qui pourrait être le premier vecteur d’emplois, de revenus. Il faut en finir avec tous les agribashings, et je sais - fils d’agriculteur, moi-même – que ceux qui sont souvent les plus féroces pour dire du mal des agriculteurs sont les agriculteurs eux-mêmes.

 

Dès que nous ne serons plus confinés, je proposerai que les instances de l’agglomération organisent cette opportunité de produire localement ce que nous avons sous-traité à l’autre bout de la terre. Personne ne s’est posé cette question très simple : ces sous-traitants du bout du monde seraient-ils disponibles le jour où nous aurons grand-besoin de ces produits ? Ou, pire encore : Ces sous-traitants, ou les états avec lesquels ils travaillent, ne seraient-ils pas tentés d’exercer un chantage sur nos démocraties, sur nos indépendances pour accepter de nous livrer ?

La crise du coronavirus est l’opportunité de se poser cette question. Comment assurer notre autosuffisance pour les besoins vitaux ?

 

Celle-ci peut nous permettre de relocaliser des emplois perdus à l’autre bout du monde. 

Aujourd’hui, plus que jamais, relocaliser est synonyme de dynamisme économique, de santé publique et protection du consommateur et de son environnement. Une agglomération, de par ses compétences propres, peut agir en ce sens. Nous possédons les ressources et les outils pour changer de cap et faire entrer notre collectivité dans une nouvelle ère. Je sollicite la mise en œuvre d’un large travail dans ce domaine.

L’effort à faire est colossal, mais il est prioritaire.

Lire la suite

Après le confinement… Produire localement, surtout les besoins de nécessité

24 Mars 2020 , Rédigé par Gérard Poujade Publié dans #Développement durable, #Economiecirculaire, #agenda21, #covid19, #lesequestre

Marque de vêtements 100% France

Marque de vêtements 100% France

L’Italie se fait voler un million de masques par la Tchéquie pour respecter un accord avec Trump !

Il va falloir retenir de cette crise que la centralisation et l’hyper concentration de la production de biens vitaux sont un danger pour le citoyen. Une fois que l’on a découvert en France que nous n’avions plus le stock de masques que nous étions  censés avoir, on se rend compte qu’on ne sait pas trop où les produire et comment le faire. Après la crise, il faudrait savoir faire du gel hydroalcoolique, des masques un peu partout sur le territoire. Il ne s’agit pas de technologies très compliquées, les moyens et investissements à mettre en œuvre ne sont pas très importants.

Alors pourquoi ne pas imaginer une fabrique locale tous les 100 ou 200.000 habitants pour ces deux produits ?

Il existe des statuts coopératifs à la fois public et privé (comme les SCIC) qui permettraient d’associer les collectivités, tous les clients potentiels de ces produits (hôpitaux, cliniques, professionnels de santé, pharmaciens, artisans). Ces structures regrouperaient, de manière organique, tous ceux qui auraient ce besoin. Cette capacité de production permettrait de maintenir un stock local permanent, et permettrait en passant en « deux-huit » ou en « trois-huit » de multiplier la production en cas de crise sans avoir à investir. 

L’objectif est de faire l’exact contraire de ce que cherche à faire la mondialisation : concentrer pour diminuer les coûts. Aujourd’hui, on ne peut que constater que cette diminution des coûts ne bénéficie qu’aux actionnaires et ne bénéficient pas aux salariés, ni aux clients, ni aux citoyens.

Les prix deviendraient-ils sensiblement plus chers ? Pas si sûr.

En créant une micro-industrie de ce type, on évite aussi d’avoir les surcoûts d’échelle. Pas de marketing, pas de publicité, pas de système commercial, avec les clients au capital de la structure en des engagements contractuels à moyen et long terme, on fiabilise ce qui est fragile dans toute société concurrentielle : le marché. La société ainsi créée n’a pas des clients, mais des usagers, ce n’est plus du tout la même chose. De la même façon, il n’y a plus d’intermédiaire et de système logistique national. On peut parfaitement imaginer les clients usagers venir eux-mêmes retirer ce qui correspond à leurs besoins.

Cet exemple est le paradigme de ce que nous allons devoir très rapidement inventer. La crise qui se profile est d’une ampleur que personne n’a connu. S’il s’agit de la réplique la plus proche de la crise de 1929, ce que je crois, il va être urgent de mettre en place des modes de fonctionnement où la solidarité sera la dimension prioritaire.

L’exemple que je donne ici pour les masques vaut certainement pour quantité d’autres produits.

Il paraît que plus de 80% des principes actifs de nos médicaments de base sont fabriqués en Chine ou en Inde. C’est pure folie pour un pays d’être démuni, « déshabillé » à ce point. Cela rendra-t-il certains produits plus chers ? Bien malin est celui qui connaît la réponse. Il faudra apprendre à raisonner en coût global pour la société. Comment sera intégré le coût de la crise dans nos prix passés et à venir ?

Il va falloir que les États redéfinissent ce qui est stratégique. Ces produits et services doivent immédiatement sortir du champ concurrentiel. Ce qui est vital ne peut pas fonctionner sous le régime du marché. La démonstration se déroule sous nos yeux durant cette crise.

Mais je me permets d’exprimer un doute sur la capacité des États à prendre de telles décisions. J’invite tous les échelons susceptibles de pouvoir prendre des décisions en matière économique à ne pas attendre les échelons nationaux ou internationaux.

Je crois qu’il y a une formidable opportunité pour la relation directe producteur consommateur.

Lire la suite

Se soustraire, après le confinement… 4 ... La seule solution sera locale

23 Mars 2020 , Rédigé par Gérard Poujade Publié dans #Développement durable, #Le Séquestre

Se soustraire, après le confinement… 4 ... La seule solution sera locale

Et si on regardait de plus près toute cette impréparation mondiale ?

Nous vivions sur une idéologie de la toute-puissance. Le monde n’a jamais été aussi riche. L’ultralibéralisme a écrasé toutes les autres idéologies. La mondialisation a "apporté la preuve du bienfait" qu’elle amènerait aux populations.

Et patatras, tout est faux.

Les fous et les dictateurs sont aujourd’hui pratiquement partout à la tête des pays du monde. Ils possèdent plusieurs traits communs : la corruption, l’incompétence et la cupidité.

 

Qu’en est-il dans nos démocraties européennes ? C’est là que nous découvrons l’incurie.

Comment a-t-on laissé diminué le nombre de lits en hospitalisation d’urgence ?

Où sont passés  1,4 milliard de masques que nous étions censés posséder dans le pays ?

Comment les représentants du ministère de la santé mettent-ils tant de temps à entendre la professeur D. Raoult de l’hôpital de Marseille ?

Comment nous retrouvons-nous devant l’incapacité à pouvoir tester une population ?

 

La réalité est très triste. Nous sommes devenus très faibles, très vulnérables.

Face à cela, que peut faire le local ? Que peut faire le citoyen ?

 

Tout d’abord qu’en est-il du citoyen ?

Il faut arrêter de le faire culpabiliser. Et en cette période de confinement et d’instructions individuelles, tout est en place pour qu’il se sente la cible de toutes les attentions. Alors s’il est indispensable de respecter les règles sanitaires, il va falloir éviter de faire porter la responsabilité de la mauvaise marche du monde sur les épaules de tout un chacun.

C’est pourtant ce que la plupart des gouvernements font sur les questions environnementales. S’il y a trop de plastique dans la mer, c’est la faute aux consommateurs qui jettent et jamais de la faute des gouvernants qui n’interdisent pas les produits en cause. C’est une honte.

S’il y a trop de carbone, c’est parce que les pauvres prennent trop la voiture, mais jamais parce que l’état ne taxe pas les vols intérieurs empruntés par les 20 % les plus riches du pays. C’est encore une honte.

Maintenant face aux désordres mondiaux, quelle va être la marge de manœuvre du citoyen ? Dans les années soixante ou soixante-dix, il existait de grands mouvements de boycott. Les grandes firmes se sont juridiquement protégées. Elles attaquent systématiquement toute initiative en ce sens. Mais il va falloir trouver des solutions pour contrecarrer les prétentions de tous les vendeurs de sodas qui rendent obèses nos enfants. Il va falloir régler la question de tous ces livreurs qui sont sans contrats de travail et dont les donneurs d’ordre détournent les fiscalités pour enrichir quelques riches entrepreneurs voyous. Il faudra trouver comment se passer du made in China qui détruit emploi et cohésion sociale.

 

Ensuite, il y a l’échelon public local.

J’avais été surpris que la ville de New York décide unilatéralement d’interdire le foie gras. 

Si en tant que maire, j’avais par exemple décidé d’interdire un soda américain en guise de représailles, j’aurais certainement fait prendre de gros risques à ma collectivité.

Tout d’abord, c’est l’état français qui aurait attaqué une telle décision. Et devant tout tribunal administratif, j’aurais certainement perdu. Et si cela n’avait pas suffit, les marques concernées auraient pu aussi s’en prendre à notre collectivité.

Mais c’est malgré tout de ce côté là qu’il va falloir creuser. Il est clair que nous ne faisons pas assez. 

Peut-être faudra-t-il lier nos subventions aux associations, aux clubs, à une interdiction de ces boissons de leur buvette. Il faudra aussi certainement interdire les AUT (Aliments Ultra Transformés) que les familles donnent à leurs enfants pour les goûters et autres en-cas.

 

il faudra se protéger indépendamment de ce que l’Etat nous dit qu’il fait. Le constat de cette crise sanitaire le plus effrayant pour le maire en place depuis 20 ans que je suis, c’est que notre état, celui dont nous représentons l’échelon de base, cet état nous cache de l’information et parfois, il nous ment.

Pour moi ce n’est pas supportable de se retrouver sans masques, sans gel et quasiment sans moyens d’interventions.

C’est clair que dès la reprise normale de la vie citoyenne de la municipalité, je vais proposer que nous mettions en place un plant d’anticipation qui va au-delà des traditionnels plans communaux de sauvegarde.

Ne pouvant faire confiance à l’Etat, en collaboration avec les personnels soignants de la commune et de l’agglomération, nous mettrons en place un dispositif préventif. Il ne peut être question qu’un pays tiers – comme la Tchéquie pour l’Italie – nous empêche d’obtenir des moyens de protection. Nous organiserons donc, une gestion locale afin de disposer d’une capacité de réaction locale sans interférence d’un acteur extérieur.  L’objectif est de faire en sorte que des élus à la tête de la collectivité puissent décider librement d’affecter des masques à toute la population, ou décider de réserver ceux-ci aux professionnels de santé les plus concernés.

 

Je suis intimement persuadé qu’il existe une opportunité pour que l’échelon local redevienne supérieur à l’échelon national ou international. 

Pour que l’échelon local reprenne la main, il faut qu’il sache « se soustraire » de ce que le reste du monde veut lui imposer.

Le chantier est immense, mais passionnant.

Lire la suite

Après le confinement… 3 ... Le potager ! Une évidence.

22 Mars 2020 , Rédigé par Gérard Poujade Publié dans #Développement durable, #biodiversité, #potager, #jardin

jardin de mars

jardin de mars

En France plus de la moitié de la population dispose d’une maison ou d’un appartement ayant accès à un espace vert privatif. Dans ma commune, c’est plus de 90 % des logements. Et je ne suis pas sûr que nous n’utilisions ces surfaces à bon escient.

Pour ma part, je dispose d’un potager de 30 m2 utiles (voir la photo). Inutile de dire que je ne suis pas un concurrent du monde agricole ou du marché de Rungis… quoique !

Depuis le début du confinement, et alors que nous sommes à la fin de l’hiver, ce qui n’est pas la période de plus grande production agricole, j’ai vu au repas de confinés du céleri rémoulade, de la salade verte, du velouté à l’oseille, un pot-au-feu avec poireaux, oignons, céleri, thym, romarin. Tous ces ingrédients étaient dans le jardin.

En observant ce que nous allons pouvoir manger dans les heures et jours qui viennent, je vois du chou kalé, des blettes, en plus de tout ce que je peux renouveler de la liste ci-dessus.

Dans quelques jours, je devrais également me régaler des premiers radis. Je surveille les premiers boutons d’artichauts, j’ai de nouvelles salades, les premières fleurs des fraisiers sont là, et puis les fèves, et puis les petits pois, et puis.

L’an passé, comme chaque année, sur cette toute petite surface, je produis entre 50 et 60 variétés différentes. Je ne sais pas, parce que je ne l’ai jamais calculé, quel est le montant de l’économie que cela représente. Je n’ai pas fait ce calcul car je ne crois pas que c’est l’intérêt principal. Si travailler la terre est en soi un moment de repos, de tranquillité ou de réflexion, il est surtout la garantie de « savoir ce que l’on mange ». Sans aucun traitement, en recyclant tous les produits fermentescibles dans un bas différent chaque année, c’est le geste d’économie circulaire le plus efficace que tout un chacun – qui dispose d’un bout de terrain – peut faire.

Alors en résumé, c’est quoi la différence entre consommer une fraise du jardin et une fraise venue de l’océan de plastique d’Andalousie ou du Maroc ?

  1. Le goût. Essayez juste une fois, vous comprendrez !
  2. Zéro chimie dans le sol.
  3. Zéro carbone lié au déplacement de marchandise. Une fraise zéro carbone.
  4. Du stockage carbone dans le développement du fraisier !
  5. Zéro travail mal payé pour des salariés souvent mal traités.
  6. Environ demi-heure entre le fraisier et le bol du dessert !
  7. Un peu d’exercice pour l’entretien du jardin
  8. Zéro emballage. Et zéro manutention.
  9. Et… beaucoup moins cher !

La preuve par 9 ? Si tout le monde se mettait à produire 50 variétés de fruits et légumes, vous verrez cette énorme différence avec tous les produits que nous faisons venir hors saison de tous les coins du monde.

 

Mais le confinement, c’est aussi le moment où on fait le constat que tout le monde n’est pas emmuré dans le même logement. Alors une pensée pour tous ceux qui sont en appartement sans balcon, sans terrasse. Certes il est toujours possible d’avoir quelques plantes aromatiques dans des vases, mais, difficile de faire réellement manger une famille. Donc dès que le confinement est terminé, regardez où est l’AMAP la plus proche, ou mieux encore, où se trouve le jardin partagé qui vous attend.

Pour l’après confinement, l’objet sera de « se soustraire ». Chaque fois que nous n’achèterons pas, nous ne contribuerons pas au système qui nous oblige à consommer des produits moins bons et moins adaptés, qui nous plombent notre santé (on le voit là), nos économies, et notre environnement.

 

Au fait ce midi, c’est poireaux vinaigrette… du jardin, les poireaux !

Lire la suite

Après le confinement... 1 ... Consommer différemment ! L’obsolescence programmée.

20 Mars 2020 , Rédigé par Gérard Poujade Publié dans #agenda21, #covid19, #Le Séquestre, #Développement durable, #Economiecirculaire

Après le confinement... 1 ... Consommer différemment ! L’obsolescence programmée.

Dans les premiers jours de cette crise sanitaire, je me suis retrouvé dans une configuration étonnante. Nous étions avant le premier tour des municipales et je me suis préoccupé de savoir de quels moyens nous disposions en mairie. Nous n’avions pas de gel hydroalcoolique, pas de gants et pas de masques. Pour ce dernier ustensile, rien de grave car, en boucle, tous les experts et responsables nous répétaient qu’il n’y en avait pas besoin. Seuls les malades devaient en porter. Un peu plus tard dans la période, seuls les malades et les personnels soignants en avaient besoin.

J’ai donc demandé que la mairie achète, essaie d’acheter, les 3 produits en question. Nous avons réussi à trouver quelques litres de gel pour assurer le minimum de service pour le scrutin des municipales. Nous avons pu obtenir des gants à la pharmacie de la commune. Mais il n’existe pas de lieu pour acheter des masques, y compris, pour une collectivité tellement la priorité est donnée au système de santé. Ceci est tout à fait normal.

En regardant de plus près, les services techniques m’ont dit qu’ils disposaient de masques aux ateliers dont ils servaient au cas où quand ils avaient des travaux particulièrement poussiéreux. C’était les masques de l’époque du SRAS. Le personnel avait convenu de cet usage, car les masques étaient périmés. Dans un premier temps, nous les avions gardés pour ce fameux conseil municipal d’installation que l’État voulait organiser à toute vitesse dans un pays confiné par ailleurs. Nous les aurions mis à disposition des élus qui l’auraient souhaité. Ce conseil est reporté au mois de mai.

En creusant, nous finissons par apprendre la raison de l’obsolescence de nos masques : l’élastique ! Celui-ci vieillit plus vite que le reste du produit, et risque donc de casser. En réalité, c’est une mesure de large précaution car la solidité réelle de cet élastique n’est pas bien connue et donc la date indiquée est bien en deçà du risque de rupture. Petite cause, très gros effets.

Après la crise du SRAS, il y aurait eu en France un stock d’un milliard de masques. Je ne sais dire de quel type il s’agit. En revanche, je suis sûr que des millions d’exemplaires ont dû être jetés à cause de cette date de péremption mal évaluée. Aujourd’hui, nous nous réjouissons quand un million de masques arrivent de Chine. Ce sont des dizaines de fois ce volume-là qui doivent croupir dans des décharges.

L’obsolescence programmée, y compris par les dates de péremption, est un énorme gâchis. On gâche de la ressource, tout ce qui a été façonné l’a été à partir de matière première qui n’aura servi à rien. On gâche de l’énergie car produire, c’est toujours consommer des kWh. Mais pire que tout, on gâche l’usage ! L’usage, c’est ce qu’il manque aujourd’hui aux professionnels de santé, mais aussi aux caissières, aux livreurs, et plus largement à ceux qui assurent la continuité des services de base nous permettant de ivre en étant confinés.

L’usage c’est aussi, certainement, la possibilité que nous aurions tout un chacun à pouvoir en porter un.

Après le confinement, nous ne devrions plus consommer pour jeter !

Lire la suite

Le revenu réellement universel pour un quart des français : la retraite.

27 Septembre 2018 , Rédigé par Gérard Poujade Publié dans #Développement durable, #Pauvreté

La réforme des retraites est un feuilleton triste des injustices et des inégalités dans toutes les sociétés, pas seulement en France. Pourtant une variante du revenu universel permettrait de traiter toute une série thématique à la fois.

La retraite, voilà bien au moment, où les questions de mérite, de formation, de capacité de travail ne jouent plus. 

La proposition est très simple : tous les retraités perçoivent le même montant de retraite. Ce serait une revenu universel appliqué à partir d’une date anniversaire.

Lors de la campagne de Benoît Hamon, tout un chacun y est allé du coût de la mise en place, qui aurait été exorbitante, d’un revenu universel. Ici, l’énorme avantage est que ce revenu universel qui concerne 16 millions de personnes en France, ne coûte pas un euro. Un quart des français aurait d’ores et déjà un revenu universel sans aucun changement ni du point de vue des cotisations sociales, ni de l’imposition.

 

Avantage 1 : Le montant, une mesure sociale

Le montant moyen d’une retraite mensuelle est en France de l’ordre de 1370 €. Il est important de noter que plus de la majorité des retraités touchent moins que ça. Je n’ai pas les chiffres exacts, mais les quelques bribes d’informations que j’ai pu collecter donnent à penser que 66% des retraités touchent moins que le revenu moyen, comme souvent dans les calculs de moyennes et de médianes.

Donc une minorité d’un tiers des français touche plus, et les deux tiers touchent moins.

On voit tout de suite qu’il s’agit d’une mesure éminemment sociale, puisque deux tiers des retraités auraient une pension revalorisée, ce qui représente plus de 10 millions de personnes.

 

Avantage 2 : la simplicité

L’universalité de la mesure s’appliquerait à une date anniversaire. A partir de celle-ci, le revenu moyen vu ci-dessus serait automatiquement appliqué. Donc finis les calculs complexes, les reconstitutions de carrières, les services administratifs de tous les régimes de retraites différents.

Une telle simplicité contribuerait certainement à alléger la gestion des retraites et donc diminuerait les coûts de gestion. Ces coûts pourraient utilement servir à abonder le montant mensuel.

Le montant moyen d’une retraite tournerait donc à 1.400 € net par mois

 

Avantage 3 : la lutte contre la pauvreté.

Selon comment on mesure le taux de pauvreté, on peut s’accorder sur un chiffrage de 1,3 millions de personnes que l’on sortirait immédiatement de la pauvreté (revenu inférieur à 1050 € mensuels). Cela diminuerait la pauvreté globale en France de près de 25%.

Sortir un quart des français avec une mesure qui ne coûte pas un euro, ni à la collectivité, ni aux entreprises, ni aux français, on aura du mail à trouver une mesure aussi efficace.

 

Avantage 4 : une parfaite égalité homme femme

Le critère est l’âge. Donc homme comme femme toucheront le même montant. L’âge de la retraite constituerait à rééquilibrer l’égalité des revenus de l’ensemble des français en égalisant ceux qui auraient atteint l’âge de la retraite.

 

Objection 1 : la perte de revenus pour ceux qui auraient touché plus.

Justement ceux qui toucheraient plus seront, et de très loin, ceux qui auront eu le plus de temps pour « stocker » ou accumuler plus. A quoi sert donc de faire persister cette différence au moment où ni le mérite ni la part produite, dans le cadre du monde du travail, n’intervient ?

 

Objection 2 : le traitement de ceux qui touchent plus aujourd’hui.

Tout d’abord ce point est à considérer par foyer. En effet, il peut fort bien y avoir dans un couple un des deux retraités qui touche plus et l’autre qui touche moins, il ne faut donc considérer que ceux dont la somme des 2 retraites est supérieur à deux fois le montant moyen, soit 2.800 € net.

Pour ceux-là, ainsi que pour la mise à niveau à coût constant, il faut imaginer une conversion des montants vers le montant moyen de 5 ans.

 

Objection 3 : Quid de ceux qui perçoivent des revenus supplémentaires (loyers, placements divers) ?

C’est l’imposition progressive qui permet de traiter la contribution des plus fortunés.

Une variante de ces questions peut être : que fait-on des 1% les plus riches ?

On peut toujours imaginer les exclure du dispositif, mais ce n’est pas une très bonne idée. D’une part parce qu’en remettant une conditionnalité, on complique à nouveau le dispositif. Et, de plus, si on redistribuait ce qu’auraient touché les 1% les plus riches, cela ne contribuerait à augmenter le revenu moyen de 14 € !

 

Conclusion : pourquoi ça ne se fera jamais ?

On le voit ci-dessus, les objections ne pèsent pas très lourd face aux objections et pourtant, ça ne se fera jamais. Pourquoi ?

Parce que tous ceux qui écrivent ou pourraient écrire ces règles touchent ou toucheront plus, voire beaucoup plus que le revenu moyen.

Je suis presque sûr que tous les parlementaires, les cadres des organismes de retraite ou les cadres de la fonction publique qui pourraient écrire de telles règles se retrouveront pratiquement tous dans les 10% les plus riches au moment de l’âge de la retraite.

 

Plus juste, plus égalitaire entre hommes et femmes, plus efficace pour lutter contre la pauvreté, plus simple, ne coutant rien à la collectivité une telle règle ne verra jamais le jour.

Riches et puissants, dormez tranquille.

Lire la suite

15 septembre : journée citoyenne – Nettoyons la planète en un jour.

7 Septembre 2018 , Rédigé par Gérard Poujade Publié dans #Développement durable, #Le Séquestre

15 septembre : journée citoyenne – Nettoyons la planète en un jour.

Des tickets de bus contre le nettoyage de la commune

 

La commune du Séquestre adhère à l’opération « Nettoyons la planète en un jour ».

Au niveau mondial, nous ne pouvons que constater que les océans se remplissent de plastiques. Ceci est de notre responsabilité collective. En tant que municipalité, nous souhaitons vous fournir un cadre pour intervenir

 

Nous vous invitons à venir nombreux le 15 septembre de 9h à midi sur la place de la mairie.

Nous parcourrons la commune pour ramasser le plus de déchets possibles avec un rendez-vous à midi en fin de matinée où la mairie vous offrira un pot pour clôturer cette action.

 

Nous souhaitons aller plus loin. Pour récompenser cette action citoyenne, nous allons offrir une contrepartie. Depuis le 3 septembre, notre réseau de bus communautaire vient desservir notre commune avec une beaucoup plus grande fréquence. 

Afin d’inciter le plus grand nombre de séquestrois, nous allons vous offrir 1 carte de bus avec 10 voyages pour qu’ils puissent expérimenter cette nouvelle desserte. Un geste écologique viendra récompenser un autre geste environnemental.

Lire la suite

Le coût du réchauffement climatique ?

29 Mai 2018 , Rédigé par Gérard Poujade Publié dans #Développement durable, #republiqueuniverselle

Dans cet article de RSE Magazine, il est fait  référence au coût de 20.000 Md$ qui pourrait être évité si on contenait le réchauffement climatique.

L'argument avancé dans l'article propose que l'économie pourrait être un moteur d'une nécessaire prise de conscience.  Et si c'était juste le contraire. Ces 20.000 milliards seraient économisés d'ici 2100. Or le LE PIB mondial annuel est de près de 80.000 Md$.

De ce fait le somme économisée ne représenterait l'activité économique d'un trimestre sur une période de plus de 80 ans. 

Un climatosceptique pourra aisément lire cela comme une preuve que l'enjeu n'en vaut pas la chandelle !!!

Oups !

Lire la suite
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>