Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Articles avec #grand albigeois tag

Communauté d’agglomération 2025 -2030

21 Mars 2014 , Rédigé par Gérard Poujade Publié dans #Grand Albigeois

Préambule

Les communautés sont une invention récente. Elles ont contribué à simplifier la taxation des entreprises sur un même territoire, mais force est de constater qu’elles sont largement perfectibles. Elles ne génèrent pas les économies d’échelle attendues,  du coup elles ne diminuent pas les frais pour les communes qui y adhèrent. Enfin, les élus ne sont pas choisis par un mode de scrutin direct ne fournissant pas  une claire lecture de la gouvernance.

Du coup les campagnes électorales pour les municipales contribuent à entretenir la confusion entre les compétences de l’intercommunalité et celle des communes. Les citoyens – ce qui est tout à fait normal – sollicitent les élus sur des problèmes quotidiens, pour lesquels, ils risquent fort de ne pas être concernés.

Il découle logiquement de cette désignation à deux niveaux des projets intercommunaux faibles qui ne proposent pas de perspectives de développement pour les territoires.

Elu municipal et élu régional, je me permets une proposition en 10 points pour l’agglomération d’Albi qui pourrait bien être reprise dans presque toutes les agglomérations moyennes de la région Midi-Pyrénées.

 

Un territoire ouvert sur les autres

Dès l’origine l’agglomération albigeoise aurait du intégrer Carmaux et Gaillac. Il aurait été créé une grande agglomération pour le nord du département. Les objections de l’époque – principalement le trop grand nombre de communes - sont aujourd’hui balayées par la réalité des autres intercommunalité. Il n’est pas rare de voir des EPCI (Etablissements Public de Coopération Intercommunale) dépasser les 50 collectivités. Mais l’ouverture sur les autres demeure un enjeu pour nos territoires faiblement peuplés. L’agglomération d’Albi ne peut pas rester sourde à ce qu’il se passe à ses portes.

Il est temps qu’Albi travaille avec la métropole. Le développement du nord du Tarn est très intimement lié à celui de notre capitale régionale.

Il est plus que temps qu’Albi travaille avec Castres. Ces deux villes ont des intérêts communs, elles doivent les conjuguer.

 

Le développement économique

Dès la constitution de l’agglomération, il a été manqué le rendez-vous du regroupement des forces économiques. Il y a eu cette occasion de regrouper tous les services à Cantepau à la maison de l’économie.

Les enjeux économiques du pays sont concentrés dans les quelques métropoles de plus de 400.000 habitants. Les villes moyennes du pays doivent imaginer un développement qui leur soit spécifique. Mais la plus grosse erreur est de diviser les forces d’un territoire qui sont sensées avoir le même objectif.

Organismes consulaires, département, région et agglomération devraient imaginer comment mettre en synergie leurs efforts pour les agglomérations médianes comme Albi.

 

Le développement durable et un agenda 21 digne de ce nom

L’agglomération d’Albi est une des rares qui ne possède pas d’agenda 21. De ce point faible, transformons le en point fort. Mettons en place une structure de participation qui fonctionne. Le conseil de développement de l’agglomération ne s’est quasiment jamais réuni depuis sa création. Et pire encore, les structures de participation citoyenne et de concertation ne fonctionnent pas ou n’existent pas.

Utilisons tous les moyens à disposition (internet, rencontres citoyennes, consultations) pour associer la population à un projet global

 

Un PLUI (Plan Locale d’Urbanisme Intercommunal)

La loi nous offre cette opportunité de réfléchir l’urbanisme ensemble. Ne pas le faire sera prendre un retard considérable pour le secteur du bâtiment, mais aussi pour la capacité que nous allons offrir à nos concitoyens. C’est le projet des 3 prochaines années. C’est un de ceux qui doit permettre de débloquer des réels intérêts communautaires. Aujourd’hui, la gabegie de l’intérêt communautaire des voieries ne peut plus durer.

Elle est inexplicable aux citoyens. La voierie dépend de l’agglomération mais dans des budgets communaux. La compétence est perdue en mairie, mais c’est la mairie qui passe les commandes. Il est urgent de définir ce que sont les voieries d’intérêt communautaire.

Ce travail là, pourrait être le préalable à un vrai et bon PDU (Plan de Déplacement Urbain). Il s’agit certainement du plus beau raté du mandat écoulé. Il a été réussi ce tour de force d’imaginer les déplacements de l’agglomération sans prendre en compte les déplacements de ceux qui ne sont pas de l’agglomération. Pour une ville qui se voudrait ouverte sur le monde, cela laisse à désirer. La campagne se focalise sur la passerelle. L’intérêt général devrait se pencher sur les déplacements en général.

 

L’eau et l’assainissement

La campagne a donné la part belle à la confusion des compétences sur ces sujets. Il serait temps de faire évoluer la compétence de l’agglomération pour que celle-ci gère et l’eau et l’assainissement. Nous avions inventé la tarification progressive au Séquestre. Aujourd’hui, nombre de villes se mettent à ce système qui fait économiser l’eau à tout un chacun, diminue la facture du plus grand nombre et permet également de faire des investissements. Des villes comme Dax, Dunkerque, Libourne s’y sont mises. Notre agglomération est en capacité de mettre en place un tel dispositif.

 

Un territoire à énergie positive

Les territoires médians des villes moyennes se doivent de réfléchir à la contribution qu’ils peuvent fournir au pays. Lorsque nous disposons de l’espace, la question de l’agriculture et de l’énergie devraient être systématiquement une priorité.

L’agglomération devrait imaginer comment rendre son territoire énergie positive d’ici 2025 ou 2030. Cela procurerait énormément de travail au tissu artisanal local. En effet rendre un territoire à énergie positive consiste dans un premier temps à savoir réaliser des économies. Ces économies portent sur le comportement que nous devons tous avoir pour consommer moins. Mais ces économies concernent également tous les travaux que nous devons faire pour que nos maisons, nos entreprises consomment moins. On le voit avec le succès de l’éco-chèque régional, cela procure beaucoup de travail à des PME locales.

Enfin, nous avons des capacités de production d’énergies renouvelables. Il existe de l’énergie hydraulique, jusqu’au cœur même de l’agglomération, le développement du photovoltaïque concerne principalement des particuliers qui équipent leur toiture. Ils sont en cela rejoints par nombre d’entreprises qui font aussi ce même investissement. Mais il existe plusieurs autres opportunités dans le biogaz, dans le bois énergie qu’il serait intéressant d’investiguer.

 

Une compensation carbone globale

Parmi les charges que tous nos concitoyens vont avoir à payer dans les années à venir, il y aura la compensation carbone ou la contribution climat énergie. Quel que soit son nom, ce sera une charge supplémentaire pour tous. Il est un enjeu pour l’agglomération que de pouvoir proposer des solutions de compensation carbone dont l’objectif sera de faire économiser à nos concitoyens ses charges obligatoires. Nous devrions servir de lieu d’expérimentation. Si la compensation carbone se fait localement, elle pourrait bien devenir une ressource nouvelle pour le monde agricole local.

 

Les ordures ménagères

Dans le même esprit et dans une même logique qui consiste à veiller à ne pas faire augmenter la part des dépenses obligatoires pour un ménage, nous devons repenser notre relation aux déchets. Plusieurs villes en France ont mis au point un système de taxation des OM qui se révèle très efficace. La taxation est composée d’une part fixe, d’une part proportionnelle au nombre d’enlèvement des OM, et une autre part est liée au poids des ordures ménagères.

Sur une ville comme Besançon, les OM on diminué de 40%, principalement parce que les usagers sont devenus des « pratiquants » du compostage ou de la permaculture. Ils sont devenus également plus regardant sur les emballages surabondants. Enfin, ils sont devenus plus adeptes de l’apport en déchèterie permettant un recyclage plus important.

 

Les enjeux du haut débit

Et si la première moitié du mandat était l’occasion de faire de l’agglomération un territoire haut débit ? Pour le développement des entreprises, pour le confort des citoyens, pour pouvoir faciliter la participation citoyenne, le haut débit va s’imposer comme un élément du confort de vie des prochaines années.

N’attendons pas d’être « au fil de l’eau avec un équipement dont on voit bien que s’il est uniquement proposé par des opérateurs qui ne vont traiter que la part rentable de la ville vont renvoyer cette échéance au delà des années 2020.

 

La lutte contre la pauvreté

C’est le lus grand défi que nous avons devant nous – toutes collectivités confondues. Un sondage récent indiquait que 80 % des maires avaient vu progresser la pauvreté sur leur commune. Il est plus que temps de relier le développement économique au développement sociétal des territoires. Pour cela la prise en compte de la pauvreté devrait être la pierre angulaire de toutes nos politiques. Comment l’économie sociale et solidaire devient partie intégrante de l’économie ? Comment les acteurs sociaux sont associés à nos décisions ?

Enfin dans la lutte contre la pauvreté, nous devons tous nous poser la question des impôts locaux. Nous devons œuvrer à ce que ceux-ci n’augmentent pas dans le temps de ce mandat. Cela concerne tout autant nos concitoyens que nos entreprises qui vivent les mêmes difficultés de l’austérité du temps présent.

Voilà les questions qui nous sont posées.

 

Lire la suite

Albi au patrimoine mondial de l'UNESCO

4 Août 2010 , Rédigé par Gérard Poujade Publié dans #Grand Albigeois

albi-cathedraleC'est une excellente nouvelle pour la ville d'Albi, pour l'agglomération, pour le département du Tarn et pour la Région Midi-Pyrénées. Il est assez spectaculaire de constater l'afflux dès la première journée de visiteurs de la cathédrale, et tout simplement le nombre de touristes sur la place, sur le pont vieux et dans le vieil Albi.

Bien sûr il est trop tôt pour en tirer des enseignements au niveau économique; Même les restaurateurs, et les hôteliers ont déjà témoigné d'un afflux de clientèle. Mais le passage que ce classement va immanquablement engendrer ne manquera pas de générer une activité économique de proximité que tout le monde appréciera.

Un grand bravo à tous ceux qui ont porté ce projet, à tous ceux qui ont cru et investi dans la ville depuis plus de trente ans maintenant, et à tous ceux qui liront cet article, ne manquez pas de faire la promotion de la cité épiscopale

Lire la suite

Economie Sociale et Solidaire à Albi

29 Avril 2010 , Rédigé par Gérard Poujade Publié dans #Grand Albigeois

Le territoire de l’Albigeois a pour vocation d’être moteur d’un développement local qui prend en compte les fondamentaux économiques, sociaux et environnementaux du développement durable. En organisant une soirée d’information et d’échanges à destination du grand public, la Communauté d’agglomération de l’Albigeois a choisi de mettre en perspective une autre façon d’agir en tant que citoyen responsable. Dans ce cadre, elle propose une Soirée Projection-Débat sur l’Economie Sociale et Solidaire : vivre autrement ! le jeudi 6 mai 2010 à partir de 20h00 à l’Athanor (Scène Nationale d’Albi). A découvrir au cours de cette soirée le film de Coline Serreau « Solutions locales pour désordre global » (film actuellement à l’affiche dans les salles). A l’issu de la projection des experts éclaireront le public de leurs témoignages : Josette Combes, universitaire spécialiste de l’Economie Sociale et Solidaire et Rémi Roux, responsable de la Scop ETHIQUABLE (32).

 

Lire la suite

Small is beautiful

28 Avril 2010 , Rédigé par Gérard Poujade Publié dans #Grand Albigeois

Albi meilleure fac de France ! Et on ne se lasse pas de lire dans la presse locale la victoire du petit poucet. On redécouvre que l'approche humaine, artisanale a certaines vertus.

Dans les années 70, était venu des Etats-Unis ce slogan précurseur de la l'écologie, d'une autre croissance possible, "small is beautiful". Trente ans après, le classement des facultés françaises donne une illustration supplémentaire à cet adage.

Il y a un mois, nous réunissions dans le cadre de l'éco-quartier des artisans du Tarn. Avec M. Hormière, Pdt de la Chambre des Métiers, nous étions agréablement surpris par le nombre d'artisans présents.Il nous a été souvent posé la question de la compétence locale pour construire un éco-quartier en province. Et là aussi, surprise, la compétence était bien là, disponible, et dans de petites entreprises.

Hier après-midi, les adhérents de l'AMAP du Séquestre venaient chercher leur panier, je les voyais par la fenêtre du mon bureau de maire. IL s'agit d'une "petite" vingtaine de foyers des environs, qui contribuent à faire tourner une "petite" exploitation locale.

Alors, il faut bien faire attention de ne pas sombrer dans une image idéalisée d'un mon de en tout petit, tout en nostalgie ou pire encore confiné. Mais il ne faut pas non plus ne lorgner que du côté des sociétés du CAC 40, des start-up des TIC ou des réussites internet. La qualité n'obéit pas aux règles du gigantisme et finalement donc, on peut faire de bien belles études universitaires en albigeois

Lire la suite

Un urbanisme moderne pour le grand Albigeois

20 Février 2010 , Rédigé par Gérard Poujade Publié dans #Grand Albigeois

territoire SCOT

Etre président du SCoT, c’est le devoir de véhiculer une réflexion moderne pour l’aménagement du territoire du grand Albigeois, à la recherche de cohérences entre les politiques publiques.

44 communes regroupées au sein de 4 intercommunalités (les Communautés de communes des Monts d’Alban, du Réalmontais, du Villefranchois et la Communauté d’agglomération de l’Albigeois) mènent depuis 2007, une réflexion pour organiser le développement du territoire de manière équilibrée, au travers de la réalisation d’un document d’urbanisme : le Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT).

Avec mes collègues, élus locaux, nous définissons pour le territoire quelles sont les limites de la consommation de l’espace agricole à des fins urbaines, quelle logique des déplacements à venir, quel développement économique ? Plusieurs pistes sont proposées aux 44 communes concernées…. Densité de logement par commune, identification des espaces agricoles à protéger, préservation des ressources naturelles, maîtrise du développement économique…

 

Le SCoT, c’est aussi un lieu de réflexions pédagogiques et un moyen de voir le territoire sous un autre angle.

 

La phase de concertation est ouverte, retrouvez le projet de SCoT en téléchargement sur le site Internet www.scot-grandalbigeois.fr

 

Lire la suite

Pour un projet d'agglomération participatif

11 Décembre 2009 , Rédigé par Gérard Poujade Publié dans #Grand Albigeois

En ce début d’année 2010, la communauté d’agglomération va voir son domaine de compétence élargi : les routes et l’assainissement seront désormais gérés directement par l’intercommunalité.

En ces temps de crise, la nécessité d’avoir des territoires plus solidaires est un moteur important de ce nouveau mode de fonctionnement. Les enjeux sont nombreux :

  • L’agglomération engrangera d’ici deux ans environ 2,5 M€ de financements supplémentaires de l’Etat (DGF)
  • Nous allons pouvoir réaliser des économies sur nos achats, en particulier, dans le domaine routier
  • Enfin, nous allons réécrire un projet pour l’agglomération en prenant plus de temps qu’en 2003

Nous pensons à l’avenir et par conséquent l’agglomération compte produire en 2010 des documents stratégiques pour les 10 années à venir. Il s’agit du SCOT (Schéma de Cohérence Territoriale) qui a vocation à préparer l’urbanisme de la prochaine décennie et du PDU (Plan de Déplacements Urbains) dont l’objectif est d’imaginer les solutions alternatives aux seuls déplacements en voiture.

Nous devons en imaginer d’autres axes de travail. Il est plus que temps que l’agglomération, en ces périodes du sommet de Copenhague, se dote d’un plan Climat énergie. Il semblerait tout aussi pertinent qu’elle réfléchisse à la mise en place d’un agenda 21 communautaire.
De la même façon l'agglomération se doit de réfléchir à mettre en place une politique culturelle et sportive d'agglomération. Ceci permettrait de traiter les cas particuliers de la piscine Saupisco, et de la salle de spectacle d'Albi dans un cadre communautaire
Enfin, à l’instar de ce que font d’autres communautés, nous réfléchirons d’ici à la fin de ce mandat à des PLU intercommunaux pour prévoir le devenir de nos territoires de plus en plus solidaires.
Pour ce faire, j'ai proposé en Conseil Communautaire de rédiger un projet d'agglomération sur une base de démocratie participative. Celle-ci associerait le Conseil de développement de l'agglomération, mais également les personnels des 18 collectivités (intercommunalité et communes), les associations, les entreprises et les citoyens de nos territoires, ainsi que les territoires contigus.
Lire la suite

Pourquoi faut-il que les bus soient gratuits le samedi dans l'albigeois ?


15 Octobre 2009 , Rédigé par Gérard Poujade Publié dans #Grand Albigeois

Dans un premier temps, j'avais souhaité que les bus de l'agglomération d'Albi soient gratuits pour tous les usagers. Je pense qu'il s'agit d'une mesure à la fois sociale, économique et 
environnementale. Cela permettrait d’une part un moindre engorgement du centre de l'agglomération et une baisse des émissions de CO2 et d’autre part procurerait des déplacements à un coût moindre.
De plus, les sommes nécessaires pour un tel fonctionnement sont loin d'être hors de portée de l'agglomération. Pour donner un ordre d'idée qui retiendra certainement votre attention : la billetterie représente un montant identique à la somme des subventions pour laisser l'aérodrome fermé, sans que cela ne choque personne. Les élus de l'agglomération n'ayant pas suivi cette idée, il s’agit d’une occasion manquée dont je ne doute pas qu'elle reviendra prochainement, avec d'autres équipes plus soucieuses du respect des principes fondamentaux du développement durable.

Une nouvelle préoccupation vient maintenant se faire jour. Depuis début octobre, l'enseigne Leclerc a ouvert le complexe commercial "les portes d'Albi" et les habitants de l'avenue François Verdier s'en sont rendu compte : il est devenu compliqué de sortir de la ville par l'ancienne route de Toulouse du fait d’un trafic très fortement intensifie. Il me semble d’autant plus impérieux d’instaurer la gratuité totale des bus le samedi sur l'ensemble du réseau, qu’un tel acte aurait vocation a contribuer à un plus grand équilibre commercial à destination des petits commerces. Il est clair que les embouteillages d'entrée de ville donnent encore moins envie de venir commercer dans le centre.
De plus, il est urgent de supprimer les petits déplacements, entre les deux espaces commerciaux à l'ouest de l'agglomération ainsi que les déplacements d'achats entre centre ville et portes d'Albi. La part des recettes perdues est quasi négligeable. La ville d'Albi ne serait pas la première à mettre en place un tel dispositif, la ville de Biarritz a déjà adopté ce type de mesure.
Enfin, il semblerait que ce soit le samedi où il y ait le plus d'incivilités liées  à la fraude dans les bus, quel soulagement pour les chauffeurs !
Donc pour une meilleure promotion du commerce de centre ville, pour une fluidification  de la circulation sur l'entrée ouest de l'agglomération et donc moins de voitures, pour une plus grande justice sociale, et une moindre pollution je propose la gratuité des bus le samedi.

Lire la suite

Albibus : la gratuité divise Bonnecarrère et Poujade

15 Avril 2009 , Rédigé par Gérard Poujade Publié dans #Grand Albigeois

Agglomération. Echanges aigres- doux entre le maire d'Albi et celui du Séquestre lors du dernier conseil communautaire.

La question de la gratuité sur le réseau Albibus s'est invitée au conseil de la communauté de l'Albigeois (CAA), mardi. C'est le maire du Séquestre Gérard Poujade (PS) qui lança le débat. « On ne peut pas sans arrêt taper sur les plus pauvres, je souhaite que l'on teste la gratuité des transports pour les gens les plus en difficultés. On pourrait tenter l'expérience sur un ou deux mois ». Le président de la CAA, Philippe Bonnecarrère (DVD) se tourna alors vers Jean-Michel Bouat chargé des déplacements.

« Je peux faire une réponse économique et financière, répondit ce dernier, avec la gratuité on ne pourrait plus récupérer un million d'euros de TVA, je ne suis pas sûr que les entreprises soient d'accord pour compenser. En outre, je ne pense pas que la gratuité est la bonne solution pour remplir les bus, le cadencement et le développement des lignes le sont plus certainement ».

Le président voulut alors redonner la parole à Gérard Poujade, qui marmonnait à deux mètres de lui. « Non, allez-y, je parlerai après votre intervention », répondit le maire du Séquestre. Philippe Bonnecarrère visiblement contrarié argumenta : « L'expérimentation de la gratuité sur quelques mois est ingérable. La proposition de Jean-Michel Bouat est la plus efficace et répond au mieux sur la durée. La CAA n'a pas les moyens de la gratuité. S'il manque un million d'euros au budget, il faudra compenser soit par l'impôt, soit par l'arrêt de l'investissement. La gratuité est une illusion ». Gérard Poujade : « J'ai noté la progression du ton et la véhémence des propos. Vous venez de faire un bilan économique dans lequel le citoyen n'est jamais pris en compte, il faut faire un bilan social. Je ne suis pas pour la gratuité sans précaution ni pour un vote aujourd'hui, car la question mérite d'être étudiée ».

La brèche ouverte, plusieurs élus s'y engouffreront : Maryse Bertrand (PS) prônera « une agglomération qui fasse du social », Claude Julien (PS) relèvera que « la gratuité n'est pas une bonne solution » alors que Michel Delpoux (PS) estimera « qu'en conseil ou en commission on ne peut pas faire l'impasse sur une étude ».

Philippe Bonnecarrère mettra fin au débat : « Je ne souhaite pas que l'on accentue les divers points de vue, afin de ne pas augmenter les éléments clivants. Comme la question a été posée en conseil et non en commission il faudra y répondre ». À savoir, choisir entre une vision sociale ou économique du fonctionnement d'Albibus.

Robert Rossignol - La Dépêche du Midi du 4 juillet 2008
Lire la suite