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Articles avec #le sequestre tag

Après le confinement… Le télétravail ? Un geste barrière de plus ?

22 Avril 2020 , Rédigé par Gérard Poujade Publié dans #Développement durable, #Le Séquestre, #agenda21, #covid19

Et tout d’un coup, des salariés, des entreprises se rendent compte que le télétravail peut exister, mieux qu’il peut être efficace, mieux encore qu’il s’agit d’une disposition de travail qu’il faudrait peut-être bien exploiter.

Malgré tout, un certain nombre de freins existent.

Pourquoi le télétravail agace-t-il ?

  • Objection n° 1 : Le télétravail ne concerne pas tout le monde. 
    Il faut bien le dire, le télétravail ne peut pas concerner tous les métiers. La crise du COVID-19 vient de faire la démonstration que les personnels dont on a le plus besoin exercent des métiers où la présence, le geste imposent une présence physique : Les infirmières, les éboueurs, les forces de l’ordre… Le télétravail ne concernerait qu’un tiers de la population.
  • Objection n°2 : le management par le contrôle.
    Il est une tradition de petit chef de vouloir tout le monde sous contrôle. Et plus un cadre est mauvais, plus il souhaite contrôler ses troupes. Il est assez fréquent qu’un chefaillon qui ne ferait rien chez lui n’ait aucune confiance dans ses troupes laissées à leur propre sort ! 
  • Objection n°3 : le télétravail est une affaire de bobos.
    Les professions de cadres sont plus adaptées au télétravail que les tâches opérationnelles (objection n°1), cela conforte cette idée que seules les professions intellectuelles sont adaptées.
  • Objection n°4 : il n’est pas aisé de travailler chez soi.
    Soit parce que les enfants courent autour du poste de travail, soit par manque de place, le domicile ou la situation personnelle peut ne pas être adapté. D’autres personnes ont besoin de disposer d’un cadre en dehors du contexte personnel pour bien travailler.
  • Objection n°5 : le télétravail casse les relations professionnelles.
    En restant seul chez soi, il est évident que les relations entre les employés d’une même entreprise seront plus distendues. Cela peut être une objection pour l’employeur car cela diminue l’esprit d’équipe ou l’esprit d’entreprise. Cela peut aussi être une objection pour les salariés car cette distance réduit la possibilité collective ou syndicale d’intervention.

Toutes ces objections existent. La séquence qui vient d’être imposée à tous les employeurs a tordu le bras à toutes les objections pour un temps donné. Celles-ci demeurent et n’ont pas perdu leur fondement.

En revanche, l’expérience a permis de mettre à l’épreuve l’idée que l’on se fait de ces freins. Et les retours sont nombreux de ceux qui ne pensaient pas cela possible. En télé travaillant, on peut se concentrer sur des dossiers. On évite des déplacements. On y trouve plus de confort.

Nombreux sont ceux (employeurs et employés) qui se rendent compte qu’une partie du travail suivant ce mode est possible.

 

Alors juste quelques calculs pour dire ce qu’il en est sur des enjeux environnementaux. La distance moyenne parcourue par un français pour se rendre en voiture à son travail est de 20 km. La part de la population qui peut télé travailler est de 30% sur un total concerné de 30 millions d’actifs.

En prenant pour hypothèse que 1 jour sur 5 de travail, ces personnes se mettent dans cette nouvelle configuration de travail, cela donnerait les résultats suivants.

Pour une personne qui travaille à temps plein, les déplacements non parcourus représenteraient une économie annuelle de 1.800 € environ.

Avec une émission moyenne de 130 gr de CO2 au km, chaque personne éviterait 234 kg CO2 annuel.

Maintenant regardons ce qu’il se passe au niveau national.

Sur la base d’une consommation de 6 l aux 100 km, la France consommerait près d’un milliard de litres de carburant en moins. Cela veut dire une économie sur ce seul poste de 1, 2 Milliards d’euros (Md€). Si l’on considère que le coût global d’un kilomètre de voiture revient à 35 centimes d’euros (achats, assurance, entretien, carburant, péages…), l’économie pour les familles serait de l’ordre de 16, 2 Md€, soit 0,7% du PIB français. Cela veut dire une distance parcourue globale de plus de 16 milliards de kilomètres en moins. Ce qui représente un besoin de 100.000 voitures en moins tous les ans.

Notons que pour les routes embouteillées, ce serait 6% de trafic en moins. Et cela contribuerait à réduire de 2,6 millions de tonnes de CO2 chaque année, soit 0, 03 t de CO2 par an et par habitant. Pour mémoire, notre production actuelle est d’un peu plus de 5 t.

 

Certes tout le monde ne peut pas télé travailler. Mais il en va du télétravail comme du coronavirus. Ceux qui travaillent de chez eux contribuent à protéger tout le monde. C’est moins de CO2, moins d’embouteillages, moins d’accidents, moins d’importations de produits pétroliers, certainement moins d’assurances, plus de revenus, plus de temps libre gagné sur le temps de déplacement.

Il y aurait certainement moins de morts sur les routes, le télétravail pourrait être plus efficace que la modification de la vitesse sur les routes nationales et départementales !

C’est aussi une illustration que moins de PIB n’entraîne pas automatiquement moins d’emplois, moins de richesse. 

Cette baisse de 0,7% du PIB reviendrait à un plus de 245 € par habitant. Et il est bien difficile de dire quelle est la part de l’emploi perdu nationalement quand la dépense principale économisée provient d’achats qui n’ont qu’une très faible part nationale !

 

Le télé travail est un geste barrière de plus. En évitant un déplacement sur 5, chaque jour de télé travail contribue à une qualité de vie plus saine pour tous.

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Ne pas faire comme si de rien n’était !

28 Mars 2020 , Rédigé par Gérard Poujade Publié dans #Développement durable, #Fonlabour, #Le Séquestre

O saveurs paysannes - magasins de producteurs au Séquestre

O saveurs paysannes - magasins de producteurs au Séquestre

Cette crise sanitaire nous l’aura démontré, il va être impératif que, localement, les territoires se mettent en ordre de marche pour anticiper ce qui correspond aux besoins vitaux  et nouveaux des citoyens.

La mondialisation, la confiance aveugle dans un système d’abondance nous ont rendu totalement dépendants de centres de décisions qui nous sont indifférents pour le mieux, et hostiles, parfois.

 

Je souhaite que la communauté d’agglomération se penche sur la possibilité de produire, ou de faire produire localement des produits correspondants aux premières nécessités.

Et pourquoi ne pas commencer par les masques et le gel hydro alcoolique dont nous avons tant besoin, et pour lesquels nous ne savons pas vers quels fournisseurs nous tourner pour répondre à nos besoins.

Il faut que nous organisions la logistique et la livraison de ces produits – et certainement pas que ceux-là – pour qu’ils soient retirés d’une logique de marché.

 

De la même façon, nous allons devoir regarder, et nous impliquer, dans la production agricole  et alimentaire locale. Aujourd’hui plus de 90% de ce que produit un agriculteur n’est pas consommé à 50 kilomètres de sa ferme, et plus de 90% de ce que mange la population n’est pas produite dans un rayon de 100 kilomètres. Nous allons devoir repenser l’autonomie alimentaire. La crise montre tout d’un coup que l’agriculture manque de bras. Pour ma part, je crois fermement que dans nos territoires ruraux, c’est bel et bien la terre qui pourrait être le premier vecteur d’emplois, de revenus. Il faut en finir avec tous les agribashings, et je sais - fils d’agriculteur, moi-même – que ceux qui sont souvent les plus féroces pour dire du mal des agriculteurs sont les agriculteurs eux-mêmes.

 

Dès que nous ne serons plus confinés, je proposerai que les instances de l’agglomération organisent cette opportunité de produire localement ce que nous avons sous-traité à l’autre bout de la terre. Personne ne s’est posé cette question très simple : ces sous-traitants du bout du monde seraient-ils disponibles le jour où nous aurons grand-besoin de ces produits ? Ou, pire encore : Ces sous-traitants, ou les états avec lesquels ils travaillent, ne seraient-ils pas tentés d’exercer un chantage sur nos démocraties, sur nos indépendances pour accepter de nous livrer ?

La crise du coronavirus est l’opportunité de se poser cette question. Comment assurer notre autosuffisance pour les besoins vitaux ?

 

Celle-ci peut nous permettre de relocaliser des emplois perdus à l’autre bout du monde. 

Aujourd’hui, plus que jamais, relocaliser est synonyme de dynamisme économique, de santé publique et protection du consommateur et de son environnement. Une agglomération, de par ses compétences propres, peut agir en ce sens. Nous possédons les ressources et les outils pour changer de cap et faire entrer notre collectivité dans une nouvelle ère. Je sollicite la mise en œuvre d’un large travail dans ce domaine.

L’effort à faire est colossal, mais il est prioritaire.

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Se soustraire, après le confinement… 4 ... La seule solution sera locale

23 Mars 2020 , Rédigé par Gérard Poujade Publié dans #Développement durable, #Le Séquestre

Se soustraire, après le confinement… 4 ... La seule solution sera locale

Et si on regardait de plus près toute cette impréparation mondiale ?

Nous vivions sur une idéologie de la toute-puissance. Le monde n’a jamais été aussi riche. L’ultralibéralisme a écrasé toutes les autres idéologies. La mondialisation a "apporté la preuve du bienfait" qu’elle amènerait aux populations.

Et patatras, tout est faux.

Les fous et les dictateurs sont aujourd’hui pratiquement partout à la tête des pays du monde. Ils possèdent plusieurs traits communs : la corruption, l’incompétence et la cupidité.

 

Qu’en est-il dans nos démocraties européennes ? C’est là que nous découvrons l’incurie.

Comment a-t-on laissé diminué le nombre de lits en hospitalisation d’urgence ?

Où sont passés  1,4 milliard de masques que nous étions censés posséder dans le pays ?

Comment les représentants du ministère de la santé mettent-ils tant de temps à entendre la professeur D. Raoult de l’hôpital de Marseille ?

Comment nous retrouvons-nous devant l’incapacité à pouvoir tester une population ?

 

La réalité est très triste. Nous sommes devenus très faibles, très vulnérables.

Face à cela, que peut faire le local ? Que peut faire le citoyen ?

 

Tout d’abord qu’en est-il du citoyen ?

Il faut arrêter de le faire culpabiliser. Et en cette période de confinement et d’instructions individuelles, tout est en place pour qu’il se sente la cible de toutes les attentions. Alors s’il est indispensable de respecter les règles sanitaires, il va falloir éviter de faire porter la responsabilité de la mauvaise marche du monde sur les épaules de tout un chacun.

C’est pourtant ce que la plupart des gouvernements font sur les questions environnementales. S’il y a trop de plastique dans la mer, c’est la faute aux consommateurs qui jettent et jamais de la faute des gouvernants qui n’interdisent pas les produits en cause. C’est une honte.

S’il y a trop de carbone, c’est parce que les pauvres prennent trop la voiture, mais jamais parce que l’état ne taxe pas les vols intérieurs empruntés par les 20 % les plus riches du pays. C’est encore une honte.

Maintenant face aux désordres mondiaux, quelle va être la marge de manœuvre du citoyen ? Dans les années soixante ou soixante-dix, il existait de grands mouvements de boycott. Les grandes firmes se sont juridiquement protégées. Elles attaquent systématiquement toute initiative en ce sens. Mais il va falloir trouver des solutions pour contrecarrer les prétentions de tous les vendeurs de sodas qui rendent obèses nos enfants. Il va falloir régler la question de tous ces livreurs qui sont sans contrats de travail et dont les donneurs d’ordre détournent les fiscalités pour enrichir quelques riches entrepreneurs voyous. Il faudra trouver comment se passer du made in China qui détruit emploi et cohésion sociale.

 

Ensuite, il y a l’échelon public local.

J’avais été surpris que la ville de New York décide unilatéralement d’interdire le foie gras. 

Si en tant que maire, j’avais par exemple décidé d’interdire un soda américain en guise de représailles, j’aurais certainement fait prendre de gros risques à ma collectivité.

Tout d’abord, c’est l’état français qui aurait attaqué une telle décision. Et devant tout tribunal administratif, j’aurais certainement perdu. Et si cela n’avait pas suffit, les marques concernées auraient pu aussi s’en prendre à notre collectivité.

Mais c’est malgré tout de ce côté là qu’il va falloir creuser. Il est clair que nous ne faisons pas assez. 

Peut-être faudra-t-il lier nos subventions aux associations, aux clubs, à une interdiction de ces boissons de leur buvette. Il faudra aussi certainement interdire les AUT (Aliments Ultra Transformés) que les familles donnent à leurs enfants pour les goûters et autres en-cas.

 

il faudra se protéger indépendamment de ce que l’Etat nous dit qu’il fait. Le constat de cette crise sanitaire le plus effrayant pour le maire en place depuis 20 ans que je suis, c’est que notre état, celui dont nous représentons l’échelon de base, cet état nous cache de l’information et parfois, il nous ment.

Pour moi ce n’est pas supportable de se retrouver sans masques, sans gel et quasiment sans moyens d’interventions.

C’est clair que dès la reprise normale de la vie citoyenne de la municipalité, je vais proposer que nous mettions en place un plant d’anticipation qui va au-delà des traditionnels plans communaux de sauvegarde.

Ne pouvant faire confiance à l’Etat, en collaboration avec les personnels soignants de la commune et de l’agglomération, nous mettrons en place un dispositif préventif. Il ne peut être question qu’un pays tiers – comme la Tchéquie pour l’Italie – nous empêche d’obtenir des moyens de protection. Nous organiserons donc, une gestion locale afin de disposer d’une capacité de réaction locale sans interférence d’un acteur extérieur.  L’objectif est de faire en sorte que des élus à la tête de la collectivité puissent décider librement d’affecter des masques à toute la population, ou décider de réserver ceux-ci aux professionnels de santé les plus concernés.

 

Je suis intimement persuadé qu’il existe une opportunité pour que l’échelon local redevienne supérieur à l’échelon national ou international. 

Pour que l’échelon local reprenne la main, il faut qu’il sache « se soustraire » de ce que le reste du monde veut lui imposer.

Le chantier est immense, mais passionnant.

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Après le confinement... 1 ... Consommer différemment ! L’obsolescence programmée.

20 Mars 2020 , Rédigé par Gérard Poujade Publié dans #agenda21, #covid19, #Le Séquestre, #Développement durable, #Economiecirculaire

Après le confinement... 1 ... Consommer différemment ! L’obsolescence programmée.

Dans les premiers jours de cette crise sanitaire, je me suis retrouvé dans une configuration étonnante. Nous étions avant le premier tour des municipales et je me suis préoccupé de savoir de quels moyens nous disposions en mairie. Nous n’avions pas de gel hydroalcoolique, pas de gants et pas de masques. Pour ce dernier ustensile, rien de grave car, en boucle, tous les experts et responsables nous répétaient qu’il n’y en avait pas besoin. Seuls les malades devaient en porter. Un peu plus tard dans la période, seuls les malades et les personnels soignants en avaient besoin.

J’ai donc demandé que la mairie achète, essaie d’acheter, les 3 produits en question. Nous avons réussi à trouver quelques litres de gel pour assurer le minimum de service pour le scrutin des municipales. Nous avons pu obtenir des gants à la pharmacie de la commune. Mais il n’existe pas de lieu pour acheter des masques, y compris, pour une collectivité tellement la priorité est donnée au système de santé. Ceci est tout à fait normal.

En regardant de plus près, les services techniques m’ont dit qu’ils disposaient de masques aux ateliers dont ils servaient au cas où quand ils avaient des travaux particulièrement poussiéreux. C’était les masques de l’époque du SRAS. Le personnel avait convenu de cet usage, car les masques étaient périmés. Dans un premier temps, nous les avions gardés pour ce fameux conseil municipal d’installation que l’État voulait organiser à toute vitesse dans un pays confiné par ailleurs. Nous les aurions mis à disposition des élus qui l’auraient souhaité. Ce conseil est reporté au mois de mai.

En creusant, nous finissons par apprendre la raison de l’obsolescence de nos masques : l’élastique ! Celui-ci vieillit plus vite que le reste du produit, et risque donc de casser. En réalité, c’est une mesure de large précaution car la solidité réelle de cet élastique n’est pas bien connue et donc la date indiquée est bien en deçà du risque de rupture. Petite cause, très gros effets.

Après la crise du SRAS, il y aurait eu en France un stock d’un milliard de masques. Je ne sais dire de quel type il s’agit. En revanche, je suis sûr que des millions d’exemplaires ont dû être jetés à cause de cette date de péremption mal évaluée. Aujourd’hui, nous nous réjouissons quand un million de masques arrivent de Chine. Ce sont des dizaines de fois ce volume-là qui doivent croupir dans des décharges.

L’obsolescence programmée, y compris par les dates de péremption, est un énorme gâchis. On gâche de la ressource, tout ce qui a été façonné l’a été à partir de matière première qui n’aura servi à rien. On gâche de l’énergie car produire, c’est toujours consommer des kWh. Mais pire que tout, on gâche l’usage ! L’usage, c’est ce qu’il manque aujourd’hui aux professionnels de santé, mais aussi aux caissières, aux livreurs, et plus largement à ceux qui assurent la continuité des services de base nous permettant de ivre en étant confinés.

L’usage c’est aussi, certainement, la possibilité que nous aurions tout un chacun à pouvoir en porter un.

Après le confinement, nous ne devrions plus consommer pour jeter !

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15 septembre : journée citoyenne – Nettoyons la planète en un jour.

7 Septembre 2018 , Rédigé par Gérard Poujade Publié dans #Développement durable, #Le Séquestre

15 septembre : journée citoyenne – Nettoyons la planète en un jour.

Des tickets de bus contre le nettoyage de la commune

 

La commune du Séquestre adhère à l’opération « Nettoyons la planète en un jour ».

Au niveau mondial, nous ne pouvons que constater que les océans se remplissent de plastiques. Ceci est de notre responsabilité collective. En tant que municipalité, nous souhaitons vous fournir un cadre pour intervenir

 

Nous vous invitons à venir nombreux le 15 septembre de 9h à midi sur la place de la mairie.

Nous parcourrons la commune pour ramasser le plus de déchets possibles avec un rendez-vous à midi en fin de matinée où la mairie vous offrira un pot pour clôturer cette action.

 

Nous souhaitons aller plus loin. Pour récompenser cette action citoyenne, nous allons offrir une contrepartie. Depuis le 3 septembre, notre réseau de bus communautaire vient desservir notre commune avec une beaucoup plus grande fréquence. 

Afin d’inciter le plus grand nombre de séquestrois, nous allons vous offrir 1 carte de bus avec 10 voyages pour qu’ils puissent expérimenter cette nouvelle desserte. Un geste écologique viendra récompenser un autre geste environnemental.

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Les élections de 2017 ou le choix de l’âne de Buridan.

19 Juin 2017 , Rédigé par Gérard Poujade Publié dans #France, #Le Séquestre

L’âne de Buridan, selon la légende est mort parce qu’ayant faim et soif, et placé à égale distance d’un seau de picotin et d’un seau d’eau, son indécision, qui fût son troisième choix, l’empêcha d’aller vers l’un ou l’autre de ces deux seaux.

Ce dilemme, cette indécision n’a-t-elle pas joué lors de ces dernières élections ? La cinquième place du candidat investi par le parti socialiste est peut-être la meilleure illustration de ce qu’il s’est en partie joué lors du premier tour de la présidentielle. L’électorat socialiste était habitué à « voter utile ». Les déchirements de la primaire socialiste, la suite des règlements de comptes entre pro-Hollande et frondeurs ont amené les électeurs traditionnels du parti socialiste devant un dilemme du même type.

Tout d’un coup, ils se sont retrouvés avec 3 choix :

  • Voter socialiste officiel en choisissant le bulletin Hamon
  • Choisir un social libéralisme dans le droit fil des années Hollande en votant Macron
  • Choisir une option plus à gauche en optant pour Mélenchon.

Le phénomène du vote utile de cet électorat a joué à deux reprises :

  1. Dans un premier temps, c’est Macron qui a capitalisé les voix les plus à droite des ex-socialistes.
  2. Tout d’un coup la candidature de Hamon ne servait plus à rien. Alors la partie la plus à gauche, paradoxalement, celle la plus proche du candidat officiel, a, elle aussi, choisi de voter utile en votant Mélenchon

Du coup, la pertinence d’un vote Hamon, puis d’un vote socialiste a disparu. Les législatives ont montré que le parti socialiste était devenu le cinquième parti de France.

Mais le résultat est plus mauvais que ce qu’il n’y paraît. Dans le score socialiste demeure des candidats autorisés. En ce soir du 18 juin, il y a officiellement 29 députés socialistes, 3 radicaux de gauche, 1 EELV et 12 « divers gauche ». Ne cherchez pas plus loin, il n’y a pas 45 élus socialistes et leurs alliés, comme la soirée électorale l’a répété à l’envie. Bon nombre de ces élus sont des députés autorisés par Macron qui n’avaient pas de candidat « République en Marche en face d’eux. Il ne faut avoir aucun doute s’ils avaient eu à affronter une concurrence « En marche », il n’y aurait peut-être plus eu de groupe socialiste à l’Assemblée. Pour détailler, si nous observons qui sont les 3 élues radicales de gauche. Nous avons Jeannine Dubié dans les Hautes Pyrénées qui est élu face à un candidat en marche. Ensuite, Sylvia Pinel en Tarn et Garonne est élue en l’absence de candidat REM, qui lui aurait certainement interdit l’accès à un second tour. Et enfin Annick Girardin est élue à Saint-Pierre et Miquelon, alors qu’elle est Ministre de ce gouvernement. Ces 3 élues vont-elles voter la confiance au gouvernement comme une seule femme. Mais plus encore, est-il sensé de les additionner dans une « groupe socialiste » présenté comme une force d’opposition ? Quid du seul député écologiste Eric Alauzet ? Sur la ligne De Rugy, est élu sans candidat en Marche et soutenu de près par ce mouvement ? On le voit mal dans une attitude de franche opposition, même s’il portait l’étiquette EELV. Mais quid des 29 socialistes « encartés », en combien de sous-catégories faut-il les dénombrer ? Il y a ceux qui venant de la fronde auront été soutenu par la France Insoumise pour le second tour comme Régis Juanico ou Jérôme Lambert (2 députés sur 29), il y a ceux qui auront gagné face à un candidat de la « République en Marche » sans l’appui de La France Insoulise(19 sur 29), comme Valérie Rabault dans le Tarn et Garonne ou Boris Vallaud dans les Landes, enfin il y a ceux – Macron compatibles –qui ont été autorisés par les REM, comme Stéphane Le Foll, Georges Pau-Langevin ou Ericka Bareigts (8 députés sur 29). Pas facile de produire une addition bien unie. Enfin, il y a les 12 « divers gauche », parmi lesquels Manuels Valls. Ce « groupe » comprend 9 ultra-marins aux contextes locaux très importants et 4 de ces 12 députés n’avaient de candidat en Marche ou modem en face d’eux. Compliqué d’en déduire des logiques nationales de groupe.

Mais le dilemme de l’âne de Buridan a également concerné Les Républicains. Il ne fait plus de doutes pour personne que tout autre candidat Républicain, en lieu et place de F. Fillon, aurait gagné l’élection et que Macron n’aurait pas vu le second tour. Le dilemme n’est apparu qu’aux législatives. Il s’est mis en place après la nomination du gouvernement. L’électorat traditionnellement à droite s’est retrouvé avec les mêmes trois choix :

  • Voter Républicain pur sucre et porter un bulletin « Les Républicains » ou UDI.
  • Ou bien voter « utile » en votant Macron pour la partie la plus libérale de la droite
  • Ou bien voter pour une droite plus dure en se retournant vers le FN.

Et tout d’un coup le vote des Républicains non-Macron compatible ne servait plus à grand chose. Même constat sur 113 candidats Républicains 13 UDI, seule une partie des députés ont gagné contre des candidats en Marche. Les autres sont aussi des députés « autorisés ».

Mais le dilemme va se nicher beaucoup plus loin dans l’élection législative. L’inversion du calendrier par L. Jospin en 2001 aura été la première pierre de cette mise à l’épreuve de l’âne de Buridan pour l’ensemble de l’électorat. Car, là aussi, il y a trois choix :

  • Voter utile en votant pour les candidats qui se déclarent pour le Président (option légitimiste)
  • Voter contestation en votant pour une des opposants au Président.
  • Ou bien ne pas voter, voter blanc ou nul.

C’est la question qui va se poser aux « groupes » que sont les socialistes et apparentés d’une part et les Républicains d’autre part dès la vote de la confiance au gouvernement. Ils voteront la confiance, contre la confiance, ou s’abstiendront. C’est là que seront réellement créés les groupes.

Si des députés restent dans un même groupe après avoir voté différemment la question de la confiance, ils continueraient à prouver qu’ils ne comprennent pas le rejet que les électeurs viennent de leur infliger. Tout le monde va bien comprendre que ce sont des questions d’argent, de moyens mis à disposition des groupes qui auront prévalu face aux idées.

Il est un chiffre peu commenté des résultats des deux premiers tours (Présidentielle et Législatives). Il y a eu beaucoup de commentaires sur les pertes du Front National et de La France Insoumise entre ces deux scrutins. Tous les commentateurs et analystes ont mis le doigt sur la désaffection de ceux qui avaient voté pour Marine Le Pen et J.L. Mélenchon à la présidentielle et qui ne sont pas revenus voter pour les candidats de ces deux formations. Tout le monde a son commentaire sur le débat manqué de M. Le Pen, ou sur les difficultés de créer les conditions de candidatures uniques à gauche de J.L. Mélenchon. En revanche, personne n’a parlé de la désaffection du vote Macron et République en Marche et Modem.

En effet, E. Macron avait réuni 8,66 millions d’électeurs, mais un mois et demi après, la somme des voix des candidats du Modem additionnée à celle des candidats en Marche n’atteint que 7,32 millions. Le camp du Président, qui bénéficie de l’engouement de celui qui a gagné, conséquence du régime hyper présidentialisé a perdu plus de 1,3 millions d’électeurs.

Les abstentionnistes, additionnés aux votes blancs ont tous été confrontés au fameux dilemme. Seul un peu moins de 15% des électeurs inscrits ont voté leur confiance en ce président et son gouvernement lors du premier tour. Je vois la tentation de toutes les formations politiques qui estiment que ces abstentionnistes pourraient être « pour eux ». La seule chose qui est sûre, c’est que les abstentionnistes ont choisi… de ne pas choisir.

Et si nous avions tous étés des ânes de Buridan ?

(Toutes les sources proviennent des résultats publiés sur Mediapart et du Ministère de l'intérieur)

Prochain article : quelle reconfiguration politique ?

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Résultats élections législatives 2017, deuxième tour

18 Juin 2017 , Rédigé par Gérard Poujade Publié dans #Le Séquestre, #Tarn

Inscrits : 1250

Votants : 587, soit 53% d'abstention

Nuls : 24

Blancs : 51

F. Cabrolier (FN) : 159 voix ( 31%)

P. Folliot (AC) : 353voix ( 69%)

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1,9 millions de salaires dans les associations.

3 Avril 2016 , Rédigé par Gérard Poujade Publié dans #Le Séquestre, #Monnaie, #Développement durable

le centre de loisirs, c'est aussi des empois de proximité

le centre de loisirs, c'est aussi des empois de proximité

Ce rapport de l’INSEE donne un panorama très intéressant du monde associatif. Avec 1,9 millions de salaires (sur un total national de 23 millions de salariés en France) et 105 Milliards € de ressources sur un PIB d’un peu plus de 2.000 milliards €, le secteur associatif pèsent 7% de l’emploi en France et 5% de son PIB.

L’examen dans le détail donne aussi un utile éclairage sur le coût pour les collectivités. Les détracteurs de la vie associative pointent du doigt l’assistanat dont ferait preuve ce secteur. Et l’on constate que les subventions ne représentent que 17% des ressources.

Ceci n’est pas forcément très éloigné de ce que certains pans du secteur privé peut toucher (monde agricole, armement, énergie...).

L’emploi associatif présente d’autres avantages : il est réparti sur le territoire et il est non délocalisable.

Pour illustrer, sur ma petite commune de 1.724 habitants, il y a 3 associations qui emploient plus de 5 salariés : l’aide à domicile en milieu rural, la crèche et le centre de loisirs. Sur l’ensemble des 30 associations, ce sont près d’une trentaine de salariés

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Energie et pomme de terre

15 Avril 2015 , Rédigé par Gérard Poujade Publié dans #Développement durable, #Le Séquestre

Signature avec M. Jérôme Billerey, Directeur Général Quadran et chantier jeune au Séquestre
Signature avec M. Jérôme Billerey, Directeur Général Quadran et chantier jeune au Séquestre

Signature avec M. Jérôme Billerey, Directeur Général Quadran et chantier jeune au Séquestre

Ce 15 avril, deux activités très différentes pour une même journée. Ce matin, je signais en qualité de président de MPEI pour une prise de participation avec la société QUADRAN dans le projet ESTARAC pour une centrale photovoltaïque au sol sur la commune de Boussens de 2,664 MWc. Le démarage ou la mise en exploitation est prévu pour le 14 juillet prochain.

Cet après-midi, avec les bénévoles du jardin du Séquestre et avec le chantier jeunes de l'association Espace jeunesse, nous avons planté un peu plus de 3.000 m2 de pomme de terre. Nous avons employé la technique sous paillage. Avec Patrick (notre animateur maraîcher), nous attendons avec impatience la pluie de ces prochaines heures pour venir nous aider à la bonne croissance de nos pommes de terre. Nous espérons la récolte pour fin juillet début août prochain. Ceux qui viendront récolter auront les pommes de terre à un prix des plus accessibles !

Plusieurs personnes m'ont dit n'avoir jamais vu un maire planter des pommes de terre. Ca fout la trouille, les gens pensent qu'on ne sait rien faire !

Finalement pour le photovoltaïque et pour les pomme de terre nous avons des échéances assez proche : l'été prochain.

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VOTE DU BUDGET COMMUNAL : PAS D’AUGMENTATION D’IMPÔTS

9 Avril 2015 , Rédigé par Gérard Poujade Publié dans #Le Séquestre, #Développement durable

VOTE DU BUDGET COMMUNAL : PAS D’AUGMENTATION D’IMPÔTS

Lors du Conseil Municipal réuni le 8 avril dernier, les taux d’imposition n’ont pas été modifiés pour l’année 2015. Il a été fait lecture de l’avis du CESEC (Conseil Economique Social et Environnemental Communal) qui avait été questionné sur cette proposition de taux d’imposition. Celui-ci avait donné un avis positif sur le projet municipal.

La commune du Séquestre comme toutes les collectivités françaises subit une baisse des ressources. Il s’agit d’une situation sur laquelle nous travaillons depuis 2011. Nous menons des efforts drastiques des dépenses, mais nous avons tenu à conserver le niveau d’aides auprès des associations de la commune qui sont les forces vives de l’animation locale.

Nous allons investir cette année encore pour près de 900.000 €. La réalisation principale sera le Centre de Loisirs. Pour son financement, nous allons contracter 2 emprunts : le premier d’un montant de 150.000 € à 1,24 % sur 5 ans, et un prêt auprès de la CAF de 37.000 € à zéro % sur 10 ans. Nous conservons donc un endettement par habitant très faible (moins de 350€ par habitants), et une quasi extinction des emprunts en 2019-2020.

« Je tenais à féliciter tous les membres du conseil municipal et tous les salariés de la mairie pour leur implication dans ce travail au quotidien d’économies des charges de fonctionnement. » Gérard POUJADE

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