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Articles avec #monnaie tag

Et si vous créiez votre propre réseau COOPEK autour de vous ?

10 Octobre 2016 , Rédigé par Gérard Poujade Publié dans #Monnaie

Les cartes COOPEK

Les cartes COOPEK

Vous rêviez de créer votre monnaie locale dans votre quartier, votre commune ou même votre entreprise. C’est tout à fait possible avec la SCIC COOPEK. Il vous suffit de devenir adhérent de la coopérative et vous pouvez parrainer autour de vous d’autres particuliers, des entreprises, des associations, et commencer les premiers échanges., rien n’est plus simple. Souscrivez à la coopérative.

Une fois que vous aurez créé les premiers relais, nous vous aiderons pour compléter utilement votre réseau, pour que les entreprises et associations autour de vous soient les plus « utiles » aux échanges locaux.

Le propre de la montée en charge du réseau COOPEK : prendre le temps de créer des acteurs qui sachent comment utiliser la monnaie, qui sachent prendre le temps d’échanger. Aujourd’hui, on peut payer par smartphone, par internet ou par carte COOPEK auprès des commerces équipés de ce terminal.

Prochainement, il sera même possible de payer par sms avec un simple téléphone portable.

Pour cela nous pouvons vous fournir les statuts type d’une association locale de promotion de la Monnaie COOPEK. Vous pouvez l’imaginer quel que soit le périmètre de vos échanges.

Dès que vous serez sociétaire et que vous aurez pris votre abonnement, vous pourrez à partir du site www.coopek.fr abonner vos amis autour de vous.

Créer autour de soi, son réseau concerné par la monnaie complémentaire, facile comme un clic !

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Pourquoi adhérer au COOPEK ? Les relations et comment faciliter les initiatives locales.

8 Octobre 2016 , Rédigé par Gérard Poujade Publié dans #Monnaiecoopek, #Monnaie, #dev

Débat sur les monnaie  - "Albi en transition"

Débat sur les monnaie - "Albi en transition"

La Monnaie COOPEK est un outil national pour favoriser le développement d’actions locales, régionales ou nationales. Dans un premier temps, nous avions travaillé sur un périmètre régional. Après une première réflexion sur le niveau local, nous avions perçu la difficulté pour les entreprises d’acheter local sur plusieurs rotations de la monnaie. En gros, la part de l’achat dans le commerce est de l’ordre de 10 %, 20 % pour les réseaux les plus militants. En étendant le local à un niveau régional nous pensions augmenter cette part d’achats locaux. IL n’en est rien, le mode d’achats dominant est à l’échelle d’un territoire national. Lorsque l’on observe des monnaies complémentaires aussi différentes que le RES en Belgique ou le WIR en Suisse, c’est également le cas.

De plus comme je l’indiquais dans le premier article de cette série, l’objectif du COOPEK est de pouvoir fournir une capacité de financement aux entreprises et associations adhérentes à la coopérative via le crédit COOPEK qui est du crédit mutuel inter-entreprises (type barter).

Le financement d’initiatives locales en lien avec les 4 transitions

Si je ne prends que le cas des installations photovoltaïques pour l’autoconsommation collective qui est un projet qui bénéficie aux particuliers et/ou regroupées en association, on ne trouve pas de fabricants de panneaux dans chaque agglomération, pareil pour l’électronique de puissance, de même pour les bureaux d’étude. Il est donc essentiel d’avoir des partenaires aux rayons d’actions beaucoup plus larges.

Nous pensons que le Monnaie COOPEK en circulation à terme sera très majoritairement originaire des investissements. La part de la monnaie achetée par des particuliers, que nous appelons monnaie de consommation sera très certainement beaucoup plus faible. D’ailleurs, nous avons analysé le financement d’autres projets similaires en lien avec les 4 transitions pour « booster » le financement de la production énergies renouvelables plus généralement, aider à l’installation des maraîchers ou d’AMAP, d’agriculture bio, etc. ou bien encore pour participer à la mise en place d’opérations de logements sociaux, de proximité, d’habitat participatif ou de co-working.

La Monnaie COOPEK et les monnaies locales existantes ou en projet

La monnaie de consommation est le positionnement sur lequel se trouve nombre d’initiatives locales, ou de monnaies locales. La Monnaie COOPEK ne se veut en rien être concurrente de ces expériences riches de lien social et d’éducation populaire. Il a été écrit que la Monnaie COOPEK pouvait être une grosse opportunité tout comme un grand danger pour les monnaies locales. A ce jour, les relations que nous pouvons avoir avec plusieurs mouvements ou plusieurs groupes locaux, nous donnent à penser que nous serons dans la première alternative.

Concurrents, je crois que nous ne le serions jamais, car il faut bien le reconnaître, nous comptons peu d’adeptes pour toutes nos monnaies complémentaires. Qui plus est, pour un commerçant qui accepte déjà un moyen de paiement supplémentaire, à l’instar des titres de paiement dans la restauration, il est aisé d’en accepter plusieurs.

Complémentaires, nous pouvons l’être immédiatement. Il y a tout d’abord les chartes que tout groupe a rédigées. A ce jour, je ne pense pas en avoir lu une seule qui ne soit compatible avec la nôtre. Nous sommes tous sur des valeurs de la transition. Il y a ensuite les fonctionnalités que la Monnaie COOPEK peut offrir, que ce soit, le support informatique, la possibilité des crédits COOPEK et la logistique d’installation.

Pour être tout à fait direct, nous ne voulons être ni un « harmonisateur », pire « celui qui voudrais mener une OPA », pire encore un censeur de ce qui a été mené par des militants dont personne ne peut remettre en cause la bonne foi.

Nous sommes ouverts à toute expérimentation, à toute collaboration et à toute coexistence !

Ensuite, il y a les groupes qui ont déjà une monnaie en circulation, et ceux qui l’ont en projet. Il est vrai que les questions ne se posent pas de la même façon dans les deux cas. D’abord, dans les deux cas, des groupes qui se sont constitués, qui ont réfléchi, œuvrés ensemble, se sont créé une identité commune. Nous imaginons sans peine que basculer dans un système où toute une série de questions ont été traitées par ailleurs donne un moindre attachement qu’un concept élaboré après de nombreuses réunions de travail en commun.

La Monnaie COOPEK où il n’y a pas de groupe de monnaie existante et/ou que des particuliers veulent développer !

Enfin, il y a ceux qui ont envie de porter une initiative sans groupe constitué sur un quartier, à l’intérieur d’une entreprise, dans une toute petite commune. Et là, simplement en devenant sociétaire pour 50 € et après un abonnement de 20 € annuel, tout un chacun peut développer un embryon de réseau qui sera connecté à tout le système COOPEK. Le développement d’une association nationale de promotion de la monnaie COOPEK est en réflexion pour « héberger » tous ces citoyens et associations de citoyens qui voudraient collaborer en réseau pour promouvoir la sensibilisation sur les 4 transitions et développer l’usage du COOPEK sur leur territoire. Pour favoriser la croissance du réseau à un rythme suffisant pour assurer de couvrir de manière autonome les coûts de fonctionnement d’une telle monnaie numérique et des bénéfices associés redistribués sur des projets locaux qui contribuent à un développement durable et plus juste, la proactivité de tout un chacun est un enjeu clef. Chaque sociétaire de la SCIC COOPEK peut, et nous pensons que cela le sera plus facilement, devenir un véritable « akteur » de cette économie nouvelle grâce à un réseau connectés en tant que sociétaires et adhérents actifs. Cette économie nouvelle, dont j’ai entendu récemment qu’elle est parfois appelée par certains l’ « économie du futur » (dans le domaine de la transition énergétique) ou l’ « économie de la connaissance » (Idriss Alberkane – voir Article de mon blog du 31 mars 2016), est ce que la Monnaie COOPEK espère pouvoir co-construire !

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De l’intérêt d’une monnaie numérique. Pourquoi faut-il adhérer au COOPEK ?

7 Octobre 2016 , Rédigé par Gérard Poujade Publié dans #Monnaie, #Monnaiecoopek, #Développement durable

Abonnement

Abonnement

Dès le départ, nous avons souhaité une monnaie entièrement numérique. Pour notre comité scientifique ce sera un élément déterminant. Nous souhaitons mettre en place des indicateurs pour comprendre les intérêts que peut procurer une monnaie complémentaire. Pour illustrer cela, les indicateurs locaux ou régionaux que nous pourrions proposer à nos partenaires seraient :

  • Le nombre d’utilisateurs (particulier, associations, entreprises)
  • Le volume de COOPEK en circulation à un instant t
  • Le PIB local généré sur une année,
  • Le nombre d’ETP (équivalent Temps plein)
  • Le montant des investissements
  • Les montants de dons en Monnaie COOPEK Solidaire.
  • Le taux de rotation de la monnaie…

Mais la monnaie numérique présente d’autres avantages. Par exemple, elle permet d’éviter le travail dissimulé ou non déclaré. Elle permet également de ne jamais générer de comptes à découvert.

Lorsqu’on parle de monnaie numérique, il est souvent question de crypto monnaie, et plus particulièrement du Bitcoin. Nous ne sommes pas du tout sur la même philosophie. Notre monnaie est calée à parité avec l’euro afin de ne pas créer un outil de spéculation supplémentaire. On ne peut échanger des COOPEK qu’à l’intérieur du réseau. On ne peut donc l’échanger avec une autre devise.

Au Lancement, les paiements seront possibles par trois types d’appareils :

  • Les ordinateurs
  • Les smart-phones et tablettes
  • Le paiement sur des terminaux dédiés par la carte COOPEK.

Dans les trois cas de figure, ces paiements seront sans commissions. Le principe général du COOPEK est basé sur un abonnement annuel. Par la suite, il n’est jamais appliqué de pourcentages (pas d’agios,, pas de taux d’intérêt, pas de dates de valeurs, pas de frais de maintenance, pas de commissions sur les ventes).

Pour 2017, nous envisageons d’étendre au paiement par SMS.

Enfin dans nos projets de développements nous imaginons pouvoir présenter la traçabilité des lieux d’achats des comptes professionnels. Pour tout un chacun, il serait possible de visualiser les lieux d’achats de leurs fournisseurs ou commerçants.

Le prochains articles :

Le lien avec les initiatives locales.

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Pourquoi faut-il adhérer au COOPEK ? (1/3)

6 Octobre 2016 , Rédigé par Gérard Poujade Publié dans #Monnaie, #Monnaiecoopek

le visuel de votre Carte COOPEK

le visuel de votre Carte COOPEK

Ce 3 octobre, la monnaie numérique complémentaire vient de voir le jour. Cette date arrive à l’issue d’un long processus de co-construction d’un projet qui a plus de 5 ans maintenant. En faisant le point de l’ensemble des parties prenantes qui ont collaboré, c’est plus de 2.000 personnes qui ont apporté leur touche au résultat final disponible sur le site à ce jour.

Cette monnaie, qui va couvrir l’ensemble du territoire national, se veut être la monnaie de la transition. Mais me direz-vous comment s’arroger le droit de s’auto déclarer ainsi ? En tout chose, il faut être modeste. Nous avons pointé 4 transitions que nous voulions vraiment mettre en avant, ce sont les transitions :

  • Energétique,
  • Alimentaire,
  • Carbone,
  • Sociale.

Pourquoi celles-ci, pourquoi pas d’autres ?

Dès le tout départ, cette monnaie a été imaginée comme un outil de lutte contre la pauvreté. Mais il s’agit là d’une ambition qui est prétentieux de mettre en avant, car si nous voulons contribuer à lutter contre la pauvreté, nous imaginons mal être LA solution à toute pauvreté.

Nous voulions donc permettre une transition. Rapidement dans les facteurs qui accentue la pauvreté, la question de la précarité énergétique est apparu comme une évidence. Lorsque l’on observe les mouvements autours des jardins partagés, des AMAP, des incroyables comestibles ou de la ruche qui dit oui, nous a renvoyé la question de l’alimentation et de sa qualité. En pleine COP21, pouvait-on ne pas regarder du côté du carbone ? Enfin, la montée des intolérances, des mouvements nationalistes en parallèle à grandes détresses économiques nous a conduit à réfléchir du côté de l’investissement social.

Mais s’il est une chose de faire un pareil diagnostic, comment une monnaie complémentaire peut-elle contribuer à mener cette transition ? Par l’investissement.

La monnaie COOPEK va être une monnaie de consommation. Par cela, il faut comprendre qu’il sera possible pour tout un chacun d’acheter des COOPEK pour pouvoir aller faire des courses dans les entreprises qui accepteront ce moyen de paiement.

Mais les masses mises en circulation ne seront jamais aussi importantes si nous ne mettons pas en circulation des COOPEK par le biais d’investissements. Et c’est la SCIC COOPEK veut proposer des solutions différentes.

Nous voulons pouvoir proposer des solutions d’investissements dans des configurations bien particulières :

  • Financer le développement ou l’installation de maraîchers en AMAP,
  • L’installation de solution d’auto consommation collective d’électricité
  • L’installation de magasins bios
  • Le financement d’entrepreneur salariés dans le cadre de coopératives d’activité et d’emploi.
  • La construction de logements sociaux ou logements de fonction.

En fait nous voulons aider à cet investissement qui nous mène vers un autre futur possible et souhaitable. Ces « crédits COOPEK » ne s’adressent qu’à des personnes morales (entreprises ou associations). Mais nous sommes convaincus qu’ils vont pouvoir apporter une source nouvelle de financement et de développement d’un autre type d’activité.

Voilà pourquoi, il faut adhérer et participer au COOPEK. Chaque fois que vous adhérerez, plus tard que vous achèterez des COOPEK, vous contribuerez à ces transitions. En plus, bous bénéficierez de petits avantages que je vous laisse le soin de découvrir sur le site.

www.coopek.fr

Les prochains articles :

Pourquoi une monnaie numérique ?

Quelle complémentarité avec les initiatives locales ?

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La Suisse : Migrants, revenu de base inconditionnel et Monnaie coopérative

1 Mai 2016 , Rédigé par Gérard Poujade Publié dans #Monnaie, #Développement durable

La Suisse : Migrants, revenu de base inconditionnel et Monnaie coopérative

Je vous invite à lire cet article sur cet accès d’égoïsme et d’imbécillité d’un président de commune en Suisse qui refuse d’accueillir 9 réfugiés.

https://www.letemps.ch/suisse/2016/04/30/payer-290-000-francs-accueillir-neuf-refugies-choix-divise-un-plus-riches

Pour cela, il est même prêt à dépense 290.000 Francs suisses, aux frais des contribuables, pour rester fermé au monde. Tous les clichés y sont : la peur de l’étranger qui viole, la destruction préventive de maisons de peur que quelqu’un (de non souhaité) vienne habiter en voisin, le refus de toute humanité. On retrouve chez ce leader de l’UDC (extrême droite suisse), tous les ressorts de la violence de l’extrême droite partout dans le monde. Si une collectivité décide de construire un mur pour protéger ses propriétés, il est mécaniquement logique que les « autres », les « plus pauvres autour » aient envie de venir rechercher une part de richesse de gré ou de force. L’évolution du monde s’est forgée sur l’acceptation du partage des richesses. L’époque actuelle est à la fermeture et donc à la violence. Car chaque frontière, chaque délimitation qui interdit, qui confisque aux autres est source d’envie. L’extrême droite retrouve son goût exacerbé de la mort, de la mort de l’autre comme un exutoire à la peur de sa propre finitude.

Mais la Suisse, c’est aussi cette votation sur le revenu de base inconditionnel le 5 juin prochain.

https://www.mediapart.fr/journal/international/290416/revenu-de-base-inconditionnel-la-suisse-ouvre-une-nouvelle-voie?page_article=1

Certes il y a fort peu de chance que les Suisses votent pour cette proposition, mais dans les derniers sondages, près du quart des helvétiques seraient pour une telle proposition, un début de prise de conscience. Je vous invite a lire à quoi pourrait ressembler un revenu que tout un chacun toucherait, riche ou pauvre, jeune ou vieux.

http://initiative-revenudebase.ch

Deux pages dans « Le monde » la semaine dernière, il y a une actualité sur ce sujet. Il s’agit d’une véritable question au moment où le travail s’amenuise partout dans le monde. Plutôt que de fournir des règles de plus en plus compliquées pour toucher des prestations sociales, des bourses, des retraites, des aides, fournir un revenu à tous sans conditions sera immanquablement LA solution. La véritable question est celle du temps qu’il faudra pour qu’un premier état le mette en place. Sera-ce la Finlande qui tente une expérimentation ? Sera-ce l’Uruguay qui a été le premier à légaliser le cannabis et qui a ainsi réduit la délinquance ?

A moins que le revenu de base ne soit une initiative privée plutôt qu’une initiative publique ?

Et retournons en Suisse. Depuis plus de 80 ans le WIR est une monnaie complémentaire coopérative totalement privée. Celle-ci dépassé les 5 milliards de Francs suisses pour la somme de son bilan 2015. A nos portes depuis 1934, une initiative de monnaie citoyenne existe et donne des résultats spectaculaires, et nous ne savons pas nous en inspirer. Les murs, les limites, que j’évoquais plus haut ferment aussi les yeux et les raisonnements, quel que soit le côté de la frontière !

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Que faire de l’argent liquide ?

6 Avril 2016 , Rédigé par Gérard Poujade Publié dans #Monnaie

Futuribles : centre de réflexion et d’études prospectives

Futuribles : centre de réflexion et d’études prospectives

Cet article de FUTURIBLES est intéressant à plus d’un titre. Passer en revue les dirigeants politiques qui questionnent le bien fondé de monnaies fiduciaires donne à penser sur le devenir des monnaies.

Où l’on se rend compte que les billets de banque sont une source potentielle de transaction illicites ou supposées telles.

Où l’on se rend compte du coût de la fabrication de pièces et billets.

Le projet de monnaie numérique sur laquelle je travaille depuis plusieurs années et qui verra le jour en 2016 est depuis le début imaginé comme étant 100% numérique et absolument traçable.

Au moment de penser une monnaie complémentaire, sa digitalisation est sera une des composantes essentielles. Monnaie non délocalisable, non soumise à l’optimisation fiscale (merci « Cash investigation »), je vous donne rendez-vous dans quelques semaines pour en savoir plus.

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1,9 millions de salaires dans les associations.

3 Avril 2016 , Rédigé par Gérard Poujade Publié dans #Le Séquestre, #Monnaie, #Développement durable

le centre de loisirs, c'est aussi des empois de proximité

le centre de loisirs, c'est aussi des empois de proximité

Ce rapport de l’INSEE donne un panorama très intéressant du monde associatif. Avec 1,9 millions de salaires (sur un total national de 23 millions de salariés en France) et 105 Milliards € de ressources sur un PIB d’un peu plus de 2.000 milliards €, le secteur associatif pèsent 7% de l’emploi en France et 5% de son PIB.

L’examen dans le détail donne aussi un utile éclairage sur le coût pour les collectivités. Les détracteurs de la vie associative pointent du doigt l’assistanat dont ferait preuve ce secteur. Et l’on constate que les subventions ne représentent que 17% des ressources.

Ceci n’est pas forcément très éloigné de ce que certains pans du secteur privé peut toucher (monde agricole, armement, énergie...).

L’emploi associatif présente d’autres avantages : il est réparti sur le territoire et il est non délocalisable.

Pour illustrer, sur ma petite commune de 1.724 habitants, il y a 3 associations qui emploient plus de 5 salariés : l’aide à domicile en milieu rural, la crèche et le centre de loisirs. Sur l’ensemble des 30 associations, ce sont près d’une trentaine de salariés

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La démocratie et les tentations totalitaires.

2 Avril 2016 , Rédigé par Gérard Poujade Publié dans #Monnaie, #Développement durable

Colin Crouch

Colin Crouch

Cet article du Monde sur la prise de conscience des médias américains quant à leur « fabrication » du phénomène Trump est très intéressant. En filigrane, on comprend que dans une société de l’image, il suffit d’être vu – indépendamment de ce que l’on peut bien dire ou faire – qui génère une popularité, pire encore une notoriété.

Il ne faut jamais oublier que la dizaine de candidats républicains au début de la campagne des primaires étaient tous des milliardaires. Et depuis toujours, celui qui a gagné l’élection américaine depuis la guerre est toujours celui qui avait réussi à collecter le plus d’argent pour sa campagne.

Cela me renvoie à une chronique d’Albert Jacquard qui expliquait qu’il n’y avait quasiment pas de hasard dans la détermination d’un classement de championnat de football, car il existait une très bonne corrélation entre les ressources d’un club et son classement final. Ce n’est pas le championnat de France de cette année qui le démentira !

Qu’est ce que cela nous dit sur nos démocraties ? Colin Crouch (politologue anglais) définit le terme de post démocratie. Il évoque le poids de l’argent, l’évolution vers une plus grande faiblesse des états, et un grand déséquilibre des pouvoirs.

Le libre arbitre est la fonction citoyenne qui me paraît la plus importante à développer et à préserver. Je suis frappé par la disparition de cette capacité à pouvoir juger de par soi-même et cette préférence du prêt à penser partout disponible. Et il me semble que ce prêt-à-penser a un fort penchant pour des dérives totalitaires. La part de la violence, du règlement de compte immédiat, de la justice en temps réel, sans la profondeur de l’analyse, de la réflexion est devenue une règle qui concourt à l’affaiblissement du fait démocratique

Mais je ne suis pas pessimiste et je pense qu’il existe une grande marge de manœuvre pour des initiatives citoyennes pour favoriser un développement harmonieux pour le plus grand nombre. Plus j’avance dans le temps de la réflexion publique ou collective, plus je pense que ce sont des initiatives privées qui sont porteuses de démocraties. Que ce soient des projets associatifs ou coopératifs, il existe de réelles opportunités de création de services que ne seront plus portées par la puissance publique.

Il existe deux modes d’actions dans la vie de la cité : l’action politique et l’action privée. Clairement aujourd’hui, la seconde est plus puissante que la première. Et le champ privé que permettent les statuts associatifs, mutualistes, coopératifs est assurément le meilleur moyen de développer un plus grand libre arbitre.

Albert Jacquard disait aussi que des grains de sable faisaient gripper la machine des gros budgets des clubs de foot, même s’ils ne constituaient que des exceptions. Je suis persuadé que face aux tentations totalitaires des initiatives privées et collectives contrecarreront ce qui apparaît comme le fait général... Grain de sable, avait-il dit ?

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Le changement de paradigme pour une croissance nouvelle : la connaissance.

31 Mars 2016 , Rédigé par Gérard Poujade Publié dans #Monnaie, #Développement durable

Anne Marie Ducroux et Idriss Aberkane : intervention au CESE

Anne Marie Ducroux et Idriss Aberkane : intervention au CESE

Cela ne changera pas la face du monde, mais le Fonds Rockfeller quitte définitivement l’actionnariat d’EXXONMOBIL. Le fonds explique son retrait en estimant qu’il n’y a « aucune justification saine » pour extraire du pétrole.

Je veux faire le lien entre la question des ressources fossiles limitées dans le temps et dans l’espace, et les questions légitimes de croissance et de respect de l’environnement.

Pour ce faire, je mets en lien cette intervention d’Idriss ABERKANE sur le biomimétisme. Il y explique pourquoi une croissance infinie devient possible sans altérer notre environnement.

La problématique de la croissance et de la décroissance seulement centrée sur la question des ressources finies est devenue une déviance des réflexions politiques de ces 40 dernières années.

Autant il est légitime de se poser la question de la consommation des ressources finies et de l’état du monde que nous laisserons aux générations futures, autant il est suspect de ne pas voir les services supplémentaires que nous devons laisser pour un monde meilleur. Les exemples d’Idriss Aberkane donnent à penser de ce que nous pourrions retirer de mieux de la nature en la comprenant plutôt qu’en la maltraitant. Mais le plus intéressant dans son explication est la multiplication du « service » qu’est la connaissance. Il n’est pas le premier à dire cela, mais il est bon que dans un monde de plus en plus obscurantiste de le rappeler. La connaissance, le savoir est un partage qui peut se multiplier à l’infini. Quand je donne une idée, je ne le perds pas pour autant. Quand j’apprends à quelqu’un comment marchent les tables de multiplication, je n’oublie pas pour moi même ces mêmes règles.

Plus il y aura d’école, moins il y aura de prisons, meilleure sera la croissance. Plus il y aura de cliniques et hôpitaux, moins il y aura d’accidents de voiture, meilleures seront les conditions de vie. Plus les handicapés, les personnes âgées, les personnes faibles seront et sauront être pris en charge, meilleur sera le monde que nous ferons intelligemment croître. La croissance est une bonne nouvelle si elle est une croissance nouvelle.

Nous devons tous être des promoteurs, des prosélytes d’une nouvelle théorie de la croissance, celle de la connaissance.

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Les SCIC

1 Mars 2016 , Rédigé par Gérard Poujade Publié dans #Monnaie

photo d'illustration de l'article dans la Gazette.fr © Kaarsten / Fotolia

photo d'illustration de l'article dans la Gazette.fr © Kaarsten / Fotolia

Voir cet article sur les SCIC dans la Gazette.fr

http://www.lagazettedescommunes.com/430998/a-quoi-servent-les-societes-collectives-dinteret-collectif/

Depuis bientôt une dizaine d'années la commune du Séquestre est actionnaire de 2 SCIC :

- IES : Initiatives pour une économie solidaire

- SCIC Rhizobiome.

Les SCIC existent depuis une quinzaine d'années. Les collectivités ne se sont pas précipité sur ce nouveau mode d'entreprendre. C'est bien dommage car il s'agit d'une manière très politique de contribuer à l'économie. Ce statut montre le chemin entre deux types d'économie : une ancienne économie qui sert souvent des intérêts hors sol, et une nouvelle économie où les bénéfices sont réinvestis, où l'être humain est au coeur du projet.

La monnaie numérique complémentaire va opter pour ce statut.

Cet article, très intéressant est paru dans la Gazette.fr. Il s'agit d'un document essentiellement destiné aux collectivités, aux élus et agents. Il est donc normal que la part liée au collectivité est prépondérante dans ce texte.

Je voulais donc ici compléter le propos en disant à quel point les initiatives citoyennes peuvent trouver un terrain de développement très intéressant.

Le projet de monnaie va concerner des entreprises, des associations, des particuliers. Le statut SCIC permet de rassembler toutes ces catégories pour oeuvrer ensemble. Cela change le paradigme d'un développement partagé.

Les collectivités peuvent fort bien ne venir que dans un second temps. J'invite le plus grand nombre d'élus de se renseigner sur les SCIC qui existent autour d'eux. Sur cet annuaire, il est possible de trouver quelles sont celles qui fonctionnent autour de chez vous au autour des centres d'intérêts qui sont les vôtres. Il en existe plus de 500 !

Alors je vous invite à coopérer collectivement

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