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Articles avec #regionales2015 tag

Le bilan sur le champ du possible : le modèle unique, la pensée unique et la difficulté de toute capacité d’innovation (3)

30 Novembre 2015 , Rédigé par Gérard Poujade Publié dans #Développement durable, #Midi-Pyrénées, #Regionales2015

eco quartier au Séquestre

eco quartier au Séquestre

une société de financement des énergies renouvelables régionales en 2013

L'enjeu numéro 1 devrait toujours être la lutte contre la pauvreté.

La nouvelle région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées comptera, 5,5 millions d’habitants, et surtout, plus de 500.000 chômeurs dont 100.000 de moins de 25 ans. Je mets quiconque au défi de trouver un bout de piste pour contribuer à diminuer ce chiffre durant la campagne en cours.

L’enjeu majeur de notre génération est la lutte contre la pauvreté. Je suis frappé de la cécité des élus sur ce point. Partout où l’occasion m’en est donnée, je ne cesse de le répéter, en vain. Et « promis », en fin du mandat à venir, il ne se sera rien passé de tangible en dehors des tendances nationales du chômage.

Pour s’attaquer à cela, il faudrait des politiques en rupture. Il n’y a ni les femmes et hommes politiques pour le faire, mais pire encore, le système refuse l’innovation et pousse à courir après les UBER, RBNB ou Blablacar de la terre. Le système n’invente rien, au mieux, il s’arc-boute, le plus fréquemment il refuse et propose des murs d’empêchements.

Celui qui voudra innover aura face à lui :

  • le mur politique d’une opposition ? Ce mur là est assurément le moins compliqué ! Ce n’est pas à proprement parler une difficulté. Toutes les assemblées dont j’ai pu observer le rapport majorité / opposition sont dans un jeu la plupart du temps malsain de provocations mutuelles qui ne contribuent jamais à construire quelque chose ensemble. L’opposition s’oppose. C’est normal car elle n’est jamais associée au projet. C’est anormal car du coup elle ne propose pas. Ceci est vrai partout, quelque configuration droite gauche que l’on puisse imaginer.
  • Le mur de son propre camp politique. Beaucoup plus important que le précédent. Le marquage en vue d’une prochaine échéance amène les partisans d’un même camp à la non réussite d’un des siens. C’est assurément un des énormes points faibles de la vie des partis politiques aujourd’hui, et certainement la raison d’expliquer la poussée des partis autoritaires où il n’y a pas d’autre ligne que celle du chef et ou, pour le coup, ceux qui ne sont pas chefs ne comptent pour rien. La question de l’innovation en politique ne se pose pas pour eux.
  • Le mur de la compétence. Un élu n’est pas un technicien. Combien de fois ai-je entendu un élu demander à un personnel comment rendre compatible une idée un projet avec les règles qui encadrent la vie publique ? Faute de compétence, le refuge est au mieux l’idéologie, plus souvent le dogme... catastrophique !
  • Le mur des services administratifs. Conséquemment au point précédent combien d’exemples et dans combien des collectivités différentes ai-je vu ou entendu les services empêcher un projet d’élu. Le plus célèbre est cette phrase qui vaut pour tous les ministres des finances dont on dit qu’ils doivent apprivoiser ou dompter Bercy, signe s’il en était besoin de l’indépendance du fonctionnel sur le politique.
  • Le mur des habitudes. Le monde politique est un monde hyper conservateur, et je rajoute très largement climato sceptique ! Les élus ont un mot pour se protéger de tout : « les gens ne sont pas prêts pour ça ! » Nous sommes un vieux pays. Je crois que nos populations sont prêtes pour beaucoup plus de choses que les élus ne veulent le laisser entendre. Le courage a déserté les rangs des édiles, et le premier ramdam contestataire, et surtout conservateur, annihile toute velléités tant à droite qu’à gauche car le conservatisme est généralisé.
  • Le mur de la haine. En politique, on n’écoute pas l’autre comprendre, mais pour répondre, répliquer, ou mieux encore sanctionner. La médiocratie en ligne est devenu le mode d’échange le plus rependu. On aura bientôt réussi à supprimer toute intelligence d’une quelconque discussion.

La stratégie pour éviter tous ces murs consiste à ne rien dire ne rien proposer, ne rien créer. Par peur de se tromper, la stratégie devient « il ne se passera rien pendant mon mandat ». Le drame est que ces gens se représentent !

La faiblesse principale tient à la faiblesse des partis. Je suis surpris de cette fin 2015 où il se crée un parti par mois à gauche ou presque. Il s’agit d’ailleurs du conseil que l’on m’a le plus souvent suggéré : créer un parti (de plus). Les partis sont des lieux de grands conservatismes. On ne crée rien dans un parti. Il faudrait « toujours être dedans que dehors pour le modifier » est un mensonge car j’ai toujours vu les opposants internes à un parti être les plus grands profiteurs du système qu’ils critiquent par ailleurs.

Enfin la grande majorité d’entre eux sont devenus des mini-partis où le sectarisme le dispute au clanisme ou l’invective est plus fréquente que le projet. Une véritable honte !

La vie publique plutôt que la vie politique

Je mets de côté la politique, pas la vie publique. Je demeure maire de ma commune. Je profite de cette réelle proximité pour gérer la vie publique différemment. Du moins, j’en ai cette prétention avec une équipe formidable.

Bien que je déplore la faiblesse de la capacité d’action de la vie politique, j’en reste un spectateur attentif. Je veux m’investir dans ce que je crois être un vrai modèle alternatif par le biais de monnaies numériques complémentaires, par le développement de l’habitat coopératif, par la mise en place plus que nécessaire d’un fonds de dotation pour financer la compensation carbone ou le développement de la biodiversité.

Je crois qu’il y a plus d’espace dans cette sphère dans laquelle je compte m’investir et pour le coup, participer vraiment à la vie publique.

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Le bilan, le mode de fonctionnement : et si nous étions passés à un stade post démocratique ? (2)

29 Novembre 2015 , Rédigé par Gérard Poujade Publié dans #Développement durable, #Midi-Pyrénées, #Regionales2015

Salle de l'assemblée de Midi-Pyrénées

Salle de l'assemblée de Midi-Pyrénées

S'éloigner de la politique pour (essayer de) mieux la comprendre

Au mois d’avril, j’ai quitté ma formation politique : le parti socialiste. Je l’ai écrit en son temps, le décalage entre le(s) discours et les actes devenait trop important pour ne pas réagir. Depuis lors, cela m’a donné l’occasion de réfléchir à l’action publique et politique, et plus particulièrement le rapport démocratique à la décision publique.

Quel est le caractère démocratique de nos décisions ?

Alors qu’aujourd’hui bât la campagne régionale, il est frappant de constater que le contenu des propositions que peuvent faire les différentes listes est accessoire. Si l’on reprend le film de tout ce qui concerne l’actualité de la campagne dans la presse, la quasi totalité des faits relatés ne concerne que le casting des listes, les états d’âme et égo des uns et des autres et la vacuité globale des propositions.

Etant redevenu un électeur comme les autres, je mesure à quel point la population est insensible aux contenus, étrangère aux enjeux et surtout tenue dans l’ignorance des compétences de la collectivité qu’est une région.

Mais en réaction à cette dernière phrase, je ne veux en rien ajouter à une quelconque théorie du complot où quelques grands manipulateurs tireraient les ficelles pour nous tenir dans cette ignorance. Le système est devenu tel.

Les partis politiques ne remplissent plus leur rôle. Il faut dire qu’ils sont abandonnés par leurs militants. La grande majorité des élus qui restent dans ses formations le font pour accéder à une procédure de désignation autorisant une carrière politique de professionnels de la chose publique. Cela contribue à les couper plus encore du quotidien de nos concitoyens.

Les partis ont pour unique fonction de fournir des écuries. La constitution des listes est édifiante.

Cela ne concerne pas que les régions

Ce mode de fonctionnement existe dans les niveaux de collectivités aux compétences larges... Les municipalités qui, dans un pays de petites communes, peuvent être considérées à part. Les compétences de l’élu sont un vrai souci démocratique.

Pour un électeur, du jour au lendemain, un élu revêt cette apparence de l’omni compétence. Le danger pour les élus est de poursuivre ce quiproquo en faisant croire à celle-ci. La réalité est toute autre.

Il me semble que nous passons à un stade post démocratique. La technicité, le juridisme de nos décisions est un réel souci face au fond que nous souhaiterions mettre en place. Que nous reste-t-il à décider ? Et, pour réflexion plus personnelle, pourquoi s’accrocher, à des options pour lesquelles nous ne pouvons pas réellement décider ?

L'écart est maximal entre ce que savoir savoir un citoyen et la délégation qu'il donne à des élus qu'il ne connait pas.

Même des chefs d'Etat perdent la maîtrise

L’année 2015 et les évolutions de Syriza au cours des consultations nationales participent de ce monde post-démocratique. En l’occurrence, y compris un peuple entier (les grecs) ne peut décider pour leur propre devenir.

Les tentations totalitaires qui courent un peu partout dans le monde trouvent une formulation spécifique en Europe ou le bouc émissaire serait l’Union Européenne. L’illusion ramenée au cas grec, consiste à dire, qu’en dehors de l’Europe, les grecs auraient pu décider pour eux-mêmes. Mais ceci n’est qu’une illusion plus grande encore. Tous les pays ne peuvent décider pour eux-mêmes... de ce que leurs banques les autorisent à faire, ou au mieux (ou au pire) le FMI, le tout par le truchement des agences de notation.

Rappelons nous aussi comment l’avion du chef d’Etat Bolivien (E. Moralès) a été contraint à l’atterrissage pour vérifier qu’il ne cachait pas... un lanceur d’alerte ! Ceci est une autre preuve de la disparition des états et de leur légitimité, Grèce d’un côté, Bolivie de l’autre. C’est bien la preuve que l’on ne considère même plus leur souveraineté.

Si un Etat n’a pas de liberté pour décider qu’en est-il d’une région, d’un département d’une communauté ou d’une commune ? Le cadre des « compétences » de chacune des collectivités génère des discours enflammés à savoir qui sera le plus ou le moins détroussé. Malgré tout, l’absence de capacité d’innovation est un mur du modèle unique.

Pour ma part, rester cohérent

C’est donc en conscience de ce déficit ou décalage démocratique, en cohérence avec ce que sont mes idées, sans aigreur ni amertume, que j’ai décidé de ne pas participer à cette « compétition » électorale.

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RT @ccavard: #Regionales2015 LR/MP - l'entraîneur...

31 Juillet 2015 , Rédigé par Poujade Gerard Publié dans #Regionales2015

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